Mais c'est couplètement Pou 

de se faire éclaté-e

  • Pendant quelques années, il m'est apparu impossible d'avoir ce qu'on appelle un rapport sexuel sans l'écrire.

  • "Pour les enfants, la sexualité est un grand livre invisible. Chacun d'entre eux déchiffre cette part du monde en improvisant son propre alphabet. Que devient cet alphabet ? Avant qu'il ne soit trop tard, j'ai voulu raconter comment l'abstraction du sexe, pourtant si concrète dans le corps et dans les perceptions, s'est imposée à l'enfant que je fus. Pendant plusieurs mois, j'ai compilé des notes sur un carnet, concernant la sexualité en général, son insatiable mystère, les souvenirs sexuels que j'ai accumulés - et fantasmés - jusqu'au début de l'adolescence. À mesure qu'avançait mon exploration, la parole des autres est devenue nécessaire. Celle des amis, des anonymes, des personnages de fictions, des livres qui me hantaient, des images qui me brûlaient. J'ai voulu tout dire, pour qu'il ne reste que les secrets." Arthur Dreyfus.

  • Zakaria vient quand il veut, et s'en va à sa guise. C'est l'amant imprévisible, mais qui apporte quelque chose d'unique. Pas tout à fait l'amour et pas seulement le sexe. La rencontre d'un soir est peu à peu devenue une liaison qui se cache mais qui dure. Jusqu'à ce que l'interdit religieux et les fantômes s'en mêlent. Et que la complicité se grippe. Quelle relation inventer alors pour ne pas tout perdre??

  • « En quelques coups de sonde décisifs dans l'alphabet, je fus à poil. »

  • "Je mange un oeuf" est la mise en mots de 120 jours de la vie de Nicolas Pages. Trois mois d'été à Lausanne, Mykonos, Londres et retour. Nicolas Pages, dans ce premier roman, n'écrit pas comme tout le monde : écriture haletante, sans autre ponctuation que les virgules qui séparent chaque action. « Copyright Electre »

  • Voilà l'histoire : on s'est rencontrés. J'aurais voulu qu'il m'aime. Qu'il me sauve. Mais, ça n'a pas marché. Ça n'a... pas été possible. Bon. Très bien. Alors... qu'est-ce que je pouvais faire ? Sauver les arbres, les enfants, les gens, le monde ? J'avais déjà des dispositions. Allez, allez... Mais j'anticipe.

  • Les autrices et auteurs de cet ouvrage collectif tentent de cerner les particularités de l'écriture de soi lorsqu'elle est subvertie par différents brouillages. Iels cherchent à voir ce que le mélange des genres créatifs et théoriques peut faire subir à la posture du « je », tout en s'intéressant aux histoires qu'on raconte et qu'on se raconte, à l'écriture dans et depuis les marges, à l'altérité et aux croisements des disciplines de manière essayistique, fictionnelle et poétique. Se faire éclaté·e est à envisager comme une exploration hybride et collective des écritures de soi - un soi qui, depuis les marges dans lesquelles il a été placé et depuis les violences qu'il a subies, ne peut faire autrement que se penser de manière éclatée.

  • « Le train, ça m'excite. »

    « Histoires pédées » est une collection littéraire, érotique et joyeuse du collectif Pou.
    Ceux qui aiment Antonin Crenn savent qu'il aime prendre le train. Dans les romans et les nouvelles qu'il écrit, souvent, on parcourt des paysages. En train. Le personnage est un garçon, et son voyage est initiatique. Et il lui arrive des trucs, au garçon. Antonin est un peu obsessionnel, c'est vrai, mais il est surtout romantique. Son site : antonincrenn.com

  • Écrit dans une prose simple mais minutieuse aux contours existentialistes, rappelant parfois les fantaisies à la Boris Vian, ce roman s'intéresse à Xavier et à Hollywood, des « blasés magnifiques », et à leurs quotidiens parfois bien plats, sans aspérités, parfois rocambolesques et invraisemblables. Les univers incompatibles des deux personnages oscillent entre le réel et l'inquiétante étrangeté. Entre un striptease désolant et un accouchement en pleine rue, entre l'explosion d'un hôpital de Chicago et celle d'un hôtel de Toronto, au cours d'une partie de balle molle en Alabama ou dans la piscine d'un grand hôtel de Londres, les personnages s'accrochent à la poésie et aux mots afin d'essayer, chacun à sa manière, dans toute leur inaptitude à être au monde, de ne pas se laisser aller complètement à la folie.

  • Querelle Nouv.

    Querelle

    Kevin Lambert

    Une grève éclate dans une scierie du Lac-Saint-Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l'ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bars et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.
    Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la métropole, et Jézabel, issue d'une lignée rebelle de mère en fille.
    Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l'aliénation familiale ou sexuelle.
    Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s'empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale, qui rappelle Le Seigneur des porcheries, Jean Genet ou Kathy Acker.
    "Magistral... construit comme une tragédie grecque... Le puissant roman (noir) de notre époque !" - Stéphane Ehles - Télérama
    "Ironique et tueur ! Une manière bien à soi de considérer le corps-à-corps avec les ennemis sociaux..." - Mathieu Lindon - Libération
    "Un premier roman aux allures d'un film de Ken Loach, avec ses accents joual et un parler crû" - Thomas Vincy - Livre Hebdo

  • Banderilles

    Laurent Herrou

    « Dans d'autres cirques pareils à celui-ci, il perçoit l'écho de corridas enfiévrées où les corps s'unissent et s'éreintent dans des combats applaudis. »


    « Histoires pédées » est une collection littéraire, érotique et joyeuse du collectif Pou.

    Laurent Herrou vit au bord de la mer avec son mari. Il fréquente les plages de l'Atlantique, s'y attarde parfois, quand le soir vient et les vagues enflent. Il a écrit des livres, qui parlent de sa vie et n'en épargnent aucun détail parce qu'il estime que chaque geste, du plus anodin au plus intime, est une main tendue au lecteur. Pour qu'il s'y cherche, s'y trouve ou s'y perde finalement.

  • Écrites par quinze femmes et un homme aux plumes éclectiques, les nouvelles de ce collectif nous mettent dans la peau de stalkeuses, ces femmes qui suivent leurs obsessions et qui ne s'en excusent pas. À travers leurs regards indiscrets, les stalkeuses nous confrontent à notre propre voyeurisme.

  • Vers Velvet

    Guillaume Vissac

    « Ce corps-là, n'était-il pas apte à synthétiser les lumières de la ville en inépuisable énergie du désir ? »

  • Femme de peu de durée, l'auteure s'attache à faire l'inventaire d'un monde qui se dérobe sous ses doigts : objets épars et incomplets, restes d'émotions, bouts de récits entendus ou inventés, bribes de conversations.

    La poésie de l'inventaire est celle de la liste et du défaut, de l'ascèse et de la fabrication. L'écriture qui demeure se fait alors décompte (inventaire), possibilité (invention) et argument (inventio).

  • « Par chance je n'ai jamais eu peur des animaux. »


    « Histoires pédées » est une collection littéraire, érotique et joyeuse du collectif Pou.

    Guillaume Marie est un garçon souriant mais taciturne, d'ailleurs il est né à Coutances. Il écrit des nouvelles et de la poésie depuis qu'il a douze ans. Il est inspiré par les animaux qu'il croise et les lieux qu'il habite. Dans ses textes, tout est vrai. Dernier livre paru : Ça écrit quoi, avec Samuel Deshayes, aux éditions Lanskine.

  • Roux clair naturel

    Demeule Fanie

    Entre détresse et exaltation, la narratrice de Déterrer les os retrace la formation de son identité de rousse, une performance exposant la porosité des frontières entre vérité et mensonge, réel et fiction. Confession paniquée au parfum d'ammoniac, Roux clair naturel témoigne de la difficulté à assumer une identité choisie dans un monde où les faits objectifs ont préséance sur l'expression d'une vérité subjective.

    «C'est un sang plus limpide qui se déverse dans mes veines et irrigue mon cerveau, qui se met à voyager jusqu'à mon coeur. Un sang roux, un nectar pur, glorieux.»

    Fanie Demeule termine un doctorat en études littéraires à l'UQAM, où elle est chargée de cours. En août 2016, elle publie Déterrer les os (Hamac) qui a gagné le prix Prix du meilleur premier roman de la Biennale littéraire des Cèdres 2018. Ce texte a fait l'objet d'une adaptation théâtrale au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui (2018). Roux clair naturel (bourse CALQ 2017) est son deuxième roman.

  • Piscine Tournesol

    Cécile Riou

    « Je propose à Maxime une partie de t..., que je lui glisse à l'oreille en introduisant aussi ma langue. »

  • Héritier d'Ann Cvetkovich et de Gloria Anzaldúa, Désormais, ma demeure est un texte libre et libéré à propos de la dépression, dans lequel se contaminent magnifiquement la poésie en prose, l'essai littéraire, le récit de soi et la photographie. L'écriture de Nicholas Dawson transforme les mots et les images en outils de transmission puissants et pousse les genres littéraires et artistiques jusqu'à leurs ultimes retranchements. « Si les formes de la vie courante ne parviennent pas à nous rendre sensibles aux souffrances indicibles qui mènent à la volonté de s'ôter la vie », écrit l'auteur, « peut-être que les formes de l'art réussissent, quant à elles, à donner une voix, à travers nos récits, à celles et ceux qui ont péri avant nous ».

  • « À la façon du joli Charles, le printemps était joueur cette année-là. »


    « Histoires pédées » est une collection littéraire, érotique et joyeuse du collectif Pou.

    C'est un garçon sensible aux jolis mots et aux gentils garçons. Un jour, il reprend l'écriture comme on renoue avec des plaisirs d'enfance, de façon brute et instinctive ; il rédige ainsi plusieurs contes légers, frais et teintés d'une certaine naïveté. Ce n'est pas son vrai nom mais c'est quand même un être humain, c'est Alban Robin.

  • Ce soir c'est moi le chef !, c'est Alice au pays des Merveilles, mais sans lapin blanc (et avec des pédés).

  • Dirigé par Michelle Chanonat, le dossier de ce numéro est consacré aux relations théâtrales entre la Belgique francophone et le Québec. Les deux communautés partagent une langue minoritaire et les problématiques qui s'y rattachent, une crise économique et culturelle, ainsi qu'un goût immodéré pour... la bière et les frites ! On lira notamment les propos d'Emmanuel Schwartz, de Salvatore Calcagno, de Jasmine Catudal, de Vincent de Repentigny et d'Émile Lansman. Hors dossier, il est entre autres question de Claude Poissant, de Jonathan Capdevielle, de Frédéric Dubois et de Richard Maxwell.

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