Alexandre Pouchkine

  • Le plus célèbre roman de la littérature russe, et qui a produit un chef-d'oeuvre de l'opéra, était d'abord un poème, en strophes rimées. L'auteur y a mis sa vie - et sa mort. L'héroïne, Tatiana, tombe amoureuse d'un héros byronien, qui tue en duel le fiancé de la soeur de celle-ci. Les années passent, Onéguine revient, découvre qu'il aime passionnément Tatiana, maintenant mariée ; elle l'aime aussi ; que choisira-t-ellle ? 'Et le bonheur était si proche, si possible' chante Pouchkine.
    Un jeune homme qui s'ennuie, la plus touchante des jeunes filles, un poète de dix-sept ans, un vieux mari, des créatures de rêve. C'est le roman des rencontres manquées, des amours perdues, des remords sanglants. C'est aussi, comme dit Nabokov, 'une des oeuvres les plus brillantes jamais composées, un classique international aussi grand que Hamlet, ou Moby Dick'.

  • Le jeune Hermann suit avec passion les soirées de jeu chez l'officier Naroumov. Entendant parler d'une combinaison de trois cartes gagnantes permettant de gagner à tous les coups, secret révélé à une vieille comtesse par le mystérieux comte de Saint-Germain, il décide d'intriguer pour découvrir le précieux tour qui lui permettrait de s'enrichir. Cette quête tourne bientôt à l'obsession. Quand des fantômes et des cartes lui apparaissent en rêve, c'est la folie qui guette...
    Dans cette célèbre nouvelle - "un chef-d'oeuvre de l'art fantastique" selon Dostoïevski -, éclatante et féroce, la fascination pour le jeu atteint tous les personnages, emportés par la démesure de leurs rêves secrets.

  • Grâce à l'opéra de Moussorgski, on connaît partout le nom du tsar qui a régné de 1594 à 1605 : Boris Godounov. Le compositeur, pour son livret, a fait de larges emprunts à la 'tragédie romantique' (1825) d'Alexandre Pouchkine. C'est à elle qu'il doit en particulier
    l'extraordinaire personnage de l'Innocent. Le poète donne aussi beaucoup d'importance et d'éclat au faux Dimitri, petit moine qui se fit passer pour le fils d'Ivan le Terrible, et réussit à monter sur le trône de Russie.
    Pouchkine savait que la censure interdirait la représentation ; il s'est donc accordé une liberté shakespearienne : fréquents changements de lieu, mélange du vers et de la prose... Sa tragédie a connu le même sort que cet autre chef-d'oeuvre, le Lorenzaccio de Musset : il aura fallu plusieurs décennies pour qu'on parvienne à en apprécier la puissance dramatique.

  • Pierre Griniov, jeune noble turbulent, quitte le domicile paternel pour se rendre au fort de Bélogorskaïa, au bout du monde, où il doit devenir officier. Là, au milieu d'une révolte menée par les Cosaques, il tombe amoureux de la jeune Macha, fille du commandant de la forteresse. Mais, dans le feu de la bataille, ils sont bientôt séparés.

  • Sirène, ondine, naïade... Il arrive que les noyées, les suicidées ou les jeunes femmes emportées prématurément par une mort violente se métamorphosent en l'une de ces créatures mythiques que les Slaves nomment Roussalka. Elles charment les hommes par leur chant et les attirent tout près du bord pour les entraîner avec elles. De cette figure universelle, Pouchkine tire un drame à la couleur typiquement russe. La fille d'un meunier aime un prince éperdument. Quand il la délaisse, enceinte, pour en épouser une autre, elle se jette dans le Dniepr et la campagne russe prend soudain des airs de conte fantastique. Le meunier devient fou : sa fille lui parlerait du fond des eaux. Le prince lui-même entend la voix de son enfant. La jeune paysanne l'aime toujours et elle l'attend. Ce ne sont peut-être que des regrets... Mais c'est bien vous que l'envoûtement de La Roussalka pourrait emporter.

  • Loin de son oeuvre toute de mesure et d'élégance, découvrez la face cachée du plus grand écrivain russe à travers son journal secret, écrit jusqu'à la veille de son ultime duel. Une mise à nu vertigineuse où le poète nous dévoile les secrets de son âme obsédée par la chair et la mort.Préface de Jean-Jacques Pauvert.

    « Les livres et les femmes se ressemblent. Il m'en faut beaucoup. Ouvrir un livre, c'est comme écarter les jambes d'une femme, la connaissance se dévoile sous vos yeux. J'aime les femmes et les femmes m'aiment en retour. J'aime la poésie et la muse est folle de moi. » À la veille d'un duel qu'il pressent fatal, le plus grand poète russe se met à nu, libéré de toute contrainte, dans un texte sulfureux dont il sait qu'il ne pourra être publié que bien après sa mort, quand la censure cessera de sévir en Russie.
    Confessions intimes érotiques et tragiques, où l'écrivain nous révèle des détails inconnus sur l'homme, les difficultés de sa vie maritale aux côtés d'une épouse très belle et trop courtisée, ses relations complexes avec le Tsar Nicolas Ier, protecteur généreux et censeur d'autant plus sévère, et surtout sa passion pour les femmes ? plus forte encore que celle, légendaire, pour le jeu ?, qui le conduira à sa fin tragique?
    Séducteur insatiable, amant de ses belles-soeurs aussi bien que de catins racolées dans les rues de Saint-Pétersbourg, organisateur d'orgies dont il expose en détail le cérémonial, sa vénération pour le sexe féminin lui fait multiplier les aventures comme un saint homme qui visiterait toutes les églises pour mieux prier Dieu.
    Avec le stakhanovisme du laid savourant sa revanche, lui, le nain au visage de singe marié à une déesse, Pouchkine ne trouve de plaisir que dans la variété. Mais l'époux adultère et libertin ne supporte pas les écarts de sa femme. Et quand elle se prête aux jeux érotiques du Tsar, ou sourit aux oeillades de d'Anthès, un jeune baron français qui fait sensation à la cour, Pouchkine se laisse dévorer par la jalousie. Il va alors causer peu à peu sa propre perte jusqu'à provoquer en duel d'Anthès dont il pressent qu'il sera sa Némésis, envoyé par Dieu pour le punir.

    « Je pousse tout à l'extrême et cette voie me mène à l'autodestruction. »

  • Dans sa poésie Alexandre Pouchkine aborde des thèmes qui lui tiennent à coeur: la liberté, l'amour, la terre natale, la mort. Il insiste sur l'indispensable indépendance du poète, sur la nécessaire conquête de sa dignité.

  • Ce volume contient les oeuvres de Alexandre Pouchkine. Contenu de ce volume : Romans et Nouvelles Eugène Onéguine (1823-31)oUn coup de feu (1830) (A. Dumas)oLe chasse-neige (1830) (A. Dumas)oLe faiseur de cercueils (1830) (A. Dumas)oDoubrovski (1832-33)oLa Dame de pique 1834 (P. Mérimée)oLa Fille du capitaine 1836 (L. Viardot, 1854)oLe Hussard (P. Mérimée)oMarianna (A. Dumas) Poèmes dramatiques Mozart et Salieri (1830)oBoris Godounoff (1831)oLe Baron avare (1836)oLa Roussâlka (1837, inachevée) Poèmes Mon portrait (écrit EN FRANÇAIS) (1814)oStances (écrit EN FRANÇAIS) (1814)oCouplets (écrit EN FRANÇAIS), 1816-1817?)oLe Démon (Wikisource) (1823)oLes bohémiens (1824) (P. Mérimée)oBoudris et ses fils (P. Mérimée)oLe Cavalier de bronze (A. Dumas, Extrait) (1833)oLe Prophète (P. Mérimée)oL'Antchar (P. Mérimée)oLa Chanson (P. Mérimée) Voir aussioCharles Baudier, « -Poètes et romanciers du Nord - Pouchkin », Revue des Deux Mondes, 1837

  • Récits de feu Ivan Pétrovitch Belkine est un recueil de nouvelles d'Alexandre Pouchkine publié en 1831.

    Cinq textes composent les Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine
    Le Coup de pistolet
    La Tempête de neige
    Le Marchand de cercueils
    Le Maître de poste
    La Demoiselle-paysanne

  • Un vieux pêcheur et sa femme vivent dans une petite cabane en bord de mer. Un jour, après de longues heures sans rien attraper, un petit poisson d'or se prend dans les filets du vieil homme. Le poisson sait parler et il promet au pêcheur que s'il le relâche, il exaucera tous ses souhaits.



    Alexandre Pouchkine (1799-1837) est considéré comme étant le poète national russe et le père fondateur de la littérature russe moderne. Pour beaucoup de ses compatriotes, il est encore plus important que des auteurs de renommée mondiale tels que Tolstoi, Gogol ou Pasternak. Il est connu pour avoir créé un style narratif mêlant drame, romance et satire. Son nom est la quintessence de la littérature russe. Parmi ses travaux les plus connus figurent « Eugène Onéguine », « La Fille du capitaine » et « Rouslan et Ludmila ».

  • « Sommet de l'art fantastique » selon Dostoïevski, La dame de pique, histoire d'un désir utopique (le viol de la réalité ou du destin) qui finit en folie, est le récit de Pouchkine qui a suscité le plus d'interprétations, fondées sur l'histoire, le symbolisme, la mythologie, la psychanalyse, etc., et qui, pour la première fois, sont exposées dans des notes. Par ailleurs, les recherches en stylistique et en narratologie ont attiré l'attention sur des particularités significatives de la prose précise et concise de Pouchkine, dont cette nouvelle traduction tient compte.

    Le volontarisme du héros napoléonien, Hermann, peut être rapproché de celui de Pierre le Grand, que Pouchkine mit en scène dans un roman historique inachevé, avec son ancêtre africain. Celui-ci quitte les délices du Paris de la Régence pour participer à l'oeuvre civilisatrice de Pierre le Grand, et se heurte au conservatisme des boyards. Pouchkine mêle la fiction à l'histoire et à l'autobiographie pour peindre, avec des couleurs vives, le douloureux mariage du nouveau et de l'ancien.

    Traduction, notes et dossiers de Michel Niqueux, 2000.

  • Poète de génie, Alexandre Pouchkine prétendait pourtant que la poésie est une bagatelle, et attachait une importance première à la prose. Les Récits de Bielkine furent écrits - en même temps que les Petites Tragédies, la fin d'Eugène Oniéguine et de nombreux poèmes - lors d'une période créatrice extraordinairement fertile, durant l'automne de 1830, « l'automne de Boldino ». Ces nouvelles constituent selon Vladimir Nabokov « les premières nouvelles en langue russe d'une valeur esthétique permanente ». Étalon d'une prose limpide, mélodieuse et captivante, elles sont aussi d'une extrême densité poétique. Chacune peut-être lue au premier degré, comme un drame miniature achevé ; chacune s'inscrit aussi dans un ensemble ironique aux significations multiples, un jeu avec les conventions, les genres et les clichés littéraires. L'alliance paradoxale d'une rigueur classique et d'une polysémie presque post-moderne rend cette oeuvre impérissable. Cette nouvelle traduction rend accessible au lecteur français l'harmonie formelle de cette prose autant que la diversité des échos et des références qui s'y enchevêtrent.

    Traduction intégrale des cinq Récits (Le coup de feu, La tempête de neige, Le marchand de cercueils, Le maître de poste, La demoiselle-paysanne) par Pierre Skorov, 2009.

  • Pour détourner la censure du tsar, Pouchkine revient sur une révolte paysanne de la fin du xviiie siècle et écrit un chef-d'oeuvre de la littérature russe - à la fois roman d'apprentissage, roman d'aventures, roman historique, poème allégorique et dénonciation du pouvoir. Le texte que Marina Tsvetaïeva lui consacrera, et qui vient compléter cette édition, est un hymne au triomphe de la poésie sur l'histoire événementielle. André Markowicz poursuit son entreprise de retraduction de l'oeuvre de Pouchkine, ici avec la collaboration de Françoise Morvan avec laquelle il a traduit tout le théâtre de Tchekhov.

  • Un matin, l´assesseur de collège Kovaliov se réveille sans son nez ! À la place, il ne reste qu´une surface lisse et plane. Prêt à avertir la police de cette disparition effroyable, il se retrouve « nez à nez » avec son appendice ! Ce dernier déambule dans les rues de Saint-Pétersbourg en tenue de conseiller d´état, bien décidé à conserver sa liberté ! L´ironie de Gogol, l´humour pince-sans-rire de Pouchkine et la poésie de Tourgueniev se mêlent dans ce recueil pour dépeindre la Russie du XIXe siècle et la naissance du genre fantastique.

  • Nouvelles russes

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    lu par Dominique Blanc; Jean-Claude Carrière

    Quatre univers de la littérature russe magnifiquement et subtilement retranscrits par deux très grands comédiens. Tout en douceur et en sensibilité, Dominique Blanc interprète La Dame de pique et Une âme simple. Avec une voix grave et une présence "terrienne", Jean-Claude Carrière lit Le Nez et Zinotchka.

  • BnF collection ebooks - "MON oncle devient un homme des plus sévères principes lorsqu'il tomba sérieusement malade ; il obligea tout le monde à l'estimer, et certes il ne pouvait faire mieux. - Que son exemple soit une leçon pour les autres ! Mais, grand Dieu ! quel ennui de rester près d'un malade nuit et jour sans le quitter d'un pas ! Quelle félonie de chercher à distraire un moribond, de lui arranger les oreillers, de lui présenter les médecines avec un visage voilé..."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "Mon père, André Pétrovitch Grineff, après avoir servi dans sa jeunesse sous le comte Munich, avait quitté l'état militaire en 17... avec le grade de premier major. Depuis ce temps, il avait constamment habité sa terre du gouvernement de Simbirsk, où il épousa Mlle Avdotia, 1ere fille d'un pauvre gentilhomme du voisinage."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "Il y a quelques années vivait, dans une de ses propriétés, un vieux propriétaire russe nommé Cyrille Pétrovitch Troiékourof. Sa richesse, la célébrité de sa famille et ses relations lui donnaient une grande influence dans la province où se trouvait sa propriété. Gâté par tous ceux qui l'entouraient, il était habitué à donner pleine liberté à toute la fougue de son caractère emporté et à toutes les fantaisies de son esprit assez borné."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Doubrovsky

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    • Ligaran
    • 4 Février 2015

    Extrait :
    "Il y a quelques années vivait, dans une de ses propriétés, un vieux propriétaire russe nommé Cyrille Pétrovitch Troiékourof. Sa richesse, la célébrité de sa famille et ses relations lui donnaient une grande influence dans la province où se trouvait sa propriété. Gâté par tous ceux qui l'entouraient, il était habitué à donner pleine liberté à toute la fougue de son caractère emporté et à toutes les fantaisies de son esprit assez borné."

  • Eugène Onéguine

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    • Ligaran
    • 17 Novembre 2015

    Extrait : "MON oncle devient un homme des plus sévères principes lorsqu'il tomba sérieusement malade ; il obligea tout le monde à l'estimer, et certes il ne pouvait faire mieux. - Que son exemple soit une leçon pour les autres ! Mais, grand Dieu ! quel ennui de rester près d'un malade nuit et jour sans le quitter d'un pas ! Quelle félonie de chercher à distraire un moribond, de lui arranger les oreillers, de lui présenter les médecines avec un visage voilé..." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants : o Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin. o Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

  • Extrait :
    "Mon père, André Pétrovitch Grineff, après avoir servi dans sa jeunesse sous le comte Munich, avait quitté l'état militaire en 17... avec le grade de premier major. Depuis ce temps, il avait constamment habité sa terre du gouvernement de Simbirsk, où il épousa Mlle Avdotia, 1ere fille d'un pauvre gentilhomme du voisinage."

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