Christian Thorel

  • Essentielles librairies Nouv.

    « Voilà donc une ambition véritable, celle de traquer le vrai, et de participer à le rendre visible, lisible. » Christian Thorel

    « Le seul conseil qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions. » (Virginia Woolf. « L'Art du roman ») Rien, dans aucune librairie, ne saura jamais s'opposer à la liberté de choix laissée à chacune et chacun. À quoi bon des librairies, direz-vous ? Les librairies sont les lieux privilégiés et ordonnés de la présence des livres, celle de leur matérialité et de leur lumière, sans lesquelles aucune décision n'est permise. La possibilité d'évoluer parmi eux associe au silence nécessaire des livres la parole de ceux qui en sont au quotidien les jardiniers. Appelons les libraires.

  • La librairie Ombres blanches fête ses 40 ans d'existence. C'est l'occasion pour Christian Thorel de revenir sur l'histoire d'un lieu, de ceux qui l'animent, et des compagnonnages avec éditeurs et auteurs. Il rappelle les combats pour le prix unique du livre, affirme le rôle et la mission aujourd'hui d'une librairie indépendante dans la défense et la transmission de ce qui s'appelle la littérature, les sciences humaines, bref, le livre, qui ne veut pas se soumettre aux lois du seul best-seller et de la seule mercantilisation. Être libraire indépendant, c'est avoir le souci du commerce, de faire tourner sa maison ; c'est également avoir un souci plus large, qui tient à la cité et à la qualité du vivre-ensemble qu'on veut y préserver. Au fil des anecdotes et de quelques épisodes emblématiques, Christian Thorel offre un témoignage porteur d'une certaine détermination. Il fonde sa réflexion sur son expérience personnelle, mais cette vocation résonne bien au-delà de sa librairie.

  • Les mots et les images dans Les écrits ne font pas que se côtoyer : ils se compénètrent, s'imprègnent les uns des autres, s'impriment l'un sur l'autre, s'influencent, se contaminent, les premiers devenant l'ombre portée des seconds et inversement... C'est d'autant plus vrai dans le présent numéro, dont l'iconographie a été confiée à l'artiste-écrivain Alain Fleischer qui, en plus de nous offrir une quarantaine d'images, nous a donnée un texte d'une grande force, Le bain de Diane, où il met en relation pour une très rare fois ses deux passions, pour la littérature et les arts visuels. Puis, des textes de Jacques Henric, Antoine Volodine, Christian Thorel et François D. Prud'homme accompagnent ou analysent les imaginaires de l'oeuvre de fleischerienne. Ailleurs dans ce numéro, un hommage à la traduction ainsi que les contributions de Martine Audet, Diane Régimbald, Paul Chanel Malenfant, Louis-Philippe Hébert, et plusieurs autres.

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