Jonathan Safran Foer

  • " Des millions de gens vont mourir à cause du réchauffement climatique. Des centaines de millions de gens vont devenir des réfugiés climatiques. Ces chiffres comptent, parce que ce ne sont pas seulement des chiffres – il s'agit d'individus, avec chacun une famille, des habitudes, des phobies, des allergies, des aliments préférés, des rêves récurrents, une chanson qui lui est restée dans la tête, des empreintes uniques et un rire particulier. [...] Il est difficile de prendre en charge des millions de vies. Mais il est impossible de ne pas prendre soin d'une seule. Cependant, peut-être n'avons-nous pas besoin de nous soucier de ces millions de gens. Il nous suffit de les sauver. "
    Après l'immense succès de Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer revient à la charge : l'élevage intensif des animaux est responsable du dérèglement climatique. L'extinction de la planète aura lieu parce que nous mangeons trop de viande. Avec empathie, avec humour, l'auteur analyse les défis auxquels nous devons faire face. Parce qu'il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Et que l'avenir de la planète commence maintenant, dans notre assiette.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville.

  • " Sam sentit que tout allait exploser, mais il ignorait précisément quand et comment. "
    À la veille de sa bar-mitsva, le fils de Jacob et Julia Bloch est soupçonné d'être l'auteur d'injures racistes, ce qui lui vaut son renvoi du lycée. Pendant ce temps, Julia trouve sur le téléphone de son mari une série de textos pornographiques.
    On pense aux Scènes de la vie conjugale de Bergman revues par Philip Roth. À une fable délirante à la Mel Brooks. Ou aux deux à la fois. Car dans le monde de Jonathan Safran Foer, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Dans ce roman dont les dialogues crépitent comme des balles, on découvre que la grande et la petite histoire ne font qu'un. On passe ainsi sans crier gare du sacrifice d'Abraham à une théorie de la masturbation, d'un portrait d'Oliver Sacks à une analyse de la situation au Proche-Orient, de l'éloge du désir à la nostalgie du bonheur familial.
    Brillant, féroce, déchirant, désopilant, Me voici est l'œuvre la plus aboutie d'un écrivain dont le talent ne connaît plus de limites.

  • Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ?
    Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.
    Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine tout en se penchant sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal.
    Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

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