Nancy Huston

  • Arbre de l'oubli brosse le portrait d'une famille américaine aisée, privilégiée, éduquée... puis, élargissant le tableau peu à peu, nous montre les fils inattendus qui relient cette famille aux pages les plus sombres de l'Histoire moderne. En dessinant un chemin tortueux à travers l'émancipation pas toujours réussie de trois personnages complexes, le roman aurait pu prendre les tonalités d'un parcours initiatique. Mais il s'agit, une fois le tableau appréhendé dans sa globalité, d'un grand roman d'Histoire vivante tant il convoque les enjeux essentiels d'aujourd'hui : racisme, religion et laïcité, procréation pour autrui, violence, misère et colère, féminisme et représentation.

  • Entre un jeune Californien du XXIe siècle, et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n'est le sang : de l'arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération a connu son lot de massacres, comme une constante atroce dans les convulsions de l'Histoire.

  • Comment et pourquoi Nancy Huston écrit-elle aujourd'hui le récit de ses années de formation en
    miroir de celles d'un Cambodgien de la génération de son père, venu comme elle à Paris, y étant
    entré en politique mais aussi en écriture avant de devenir Pol Pot, l'un des pires dictateurs du
    XXe siècle ?
    Ce livre de lucidité et d'intuitions mêlées, qui fait suite à Bad Girl, laisse au lecteur le troublant
    sentiment de se tenir au plus près du pouvoir des hasards qui façonnent les chemins de la création et de la destruction, les pages sanglantes de la fiction comme celles de l'Histoire.
     
     

  • Dans un pays situé quelque part au nord d'un continent puissant, naît un enfant très sensible, surdoué, inquiet. Quand son père quitte la maison, n'ayant plus en tant que pêcheur le droit d'exercer son métier sur un océan surexploité, le jeune Varian perd pied. Quelque temps plus tard, sans plus aucune nouvelle il part à la recherche de ce père sacrifié, est embauché dans cet autre monde où le sol est sondé, retourné bouleversé, le sable violenté comme les êtres.

  • Au plus proche de l'autobiographie, Nancy Huston nous livre ici le récit de sa toute première enfance, cette période si étrange où son père va soudain demander à sa jeune femme, pourtant déjà mère de trois enfants, de quitter la maison, de partir. Puisqu'elle ne se décide pas à renoncer à ses études, qu'elle se sépare de ses enfants et ne demande plus jamais à les revoir. Commence alors une tout autre vie pour la petite, une vie heureuse malgré tout, mais cet abandon habitera à jamais son imaginaire. Un texte fondamental dans la trajectoire littéraire de Nancy Huston.

  • Dans le Paris de l'après-guerre, la bouleversante histoire d'amour d'une jeune Allemande et d'un juif hongrois est prétexte à dépecer la mémoire, les espérances et les crimes de notre temps.

  • Dans le monde occidental aujourdhui, aucune femme ne peut prétendre avoir mené son existence à labri de cette propagande, qui fait de nous toutes, à des degrés variables et selon notre âge, notre milieu social et notre métier, avec notre coopération enthousiaste ou à notre corps défendant, des reflets dans un il dhomme Nous incarnons bien moins que nous ne le pensons, dans notre arrogance naturelle et candide, la femme libre et libérée.
    Dans cet ouvrage qui emprunte sa tonalité au roman mais qui a la rigueur dun essai, Nancy Huston convoque sa propre expérience comme celle dartistes qui lentourent pour analyser avec beaucoup de finesse toutes les influences qui, sournoisement comme au grand jour, façonnent la femme contemporaine.

  • "A quoi ça sert d'inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable ?". "L'Espèce fabulatrice" est la réponse à cette question liminaire. Ou l'Art de la fiction, selon Nancy Huston.

  • Une suite narrative inspirée par la structure de l'oeuvre de Bach.

  • Un roman qui a le souffle d'un cantique à la mémoire d'un territoire - les grandes plaines de l'Alberta, la vieille civilisation indienne et celle, désormais caduque, des pionniers -, d'un siècle (le XXe) et d'un homme, Paddon, dans la démesure de ses illusions et de ses passions.

  • Sur un lit dhôpital, Milo séteint lentement. À son chevet le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve dun ultime projet commun : un film quils écriraient ensemble à partir de lincroyable parcours de Milo. En sattachant à ce destin issu dun passé aussi singulier quuniversel, en sarrêtant sur les origines de Milo dans un premier temps effacées puis peu à peu recomposées, ce film serait le reflet éclatant de trois lignes de vie ayant traversé le siècle en incarnant ses décennies de joies et de larmes, despoirs et de résistance, dexode, dexils et de fureur.
    Vivre, écrire, créer dans une langue étrangère, porter en soi la polyphonie des mondes d'un bout à l'autre du XXe siècle, ce livre puissant est à lui seul la voix de l'exil, il incarne sa force riche et douloureuse.

  • Devant le tribunal des lecteurs comparaissent, pour élucider la mort du célèbre comédien Cosmo, les personnages qui l'ont côtoyé. Une histoire d'amour dont l'insensé révèle les violences de l'ordinaire.

  • Neuf nouvelles écrites entre 1978 et 1998 dans lesquelles le lecteur trouve l'encrage du motif Hustonien dans toute sa puissance dérangeante. Neuf histoires courtes, telles des variations initiales, qui prennent place dans la collection Essences telle une figure de proue.

  • Artiste et reporter-photographe, Rena Greenblatt rejoint à Florence son vieux père et sa belle-mère pour une semaine de tourisme qui va virer au cauchemar. Après "Lignes de faille" (2006) qui lui a valu un grand succès et le prix Femina, Nancy Huston poursuit son exploration passionnée des liens et des déchirements familiaux, des codes féminin et masculin, des archétypes trompeurs et des vérités subversives.

  • A quoi est dû l'écart grandissant entre ce que nous avons envie de vivre (solidarité-générosité-démocratie) et ce que nous avons envie de consommer comme culture (transgression-violence-solitude-désespoir) ? La littérature contemporaine aurait-elle définitivement renoncé à ce but-là ? se demande Nancy Huston qui illustre sa réflexion de lectures personnelles.

  • Cet ouvrage rassemble les contributions de Nancy Huston à l'hebdomadaire Le 1, offrant l'opportunité au lecteur d'apprécier la plume de la romancière et l'esprit acéré de l'essayiste sur des sujets aussi variés que la politique internationale, la politique intérieure française ou encore la langue française.
    Depuis l'aube de l'humanité, nous dit Nancy Huston, notre espèce superpose à la réalité des récits simplistes et manichéens : les bons et les méchants, les gagnants et les perdants.
    Face aux attentats de Paris, au rejet des migrants et à la logique guerrière dans laquelle le pays s'engouffre, face à l'élection de Trump et au Brexit, elle nous invite à prendre la bonne distance en substituant la réflexion aux schémas binaires qui masquent la réalité.

    Née en 1953 à Calgary, dans le Canada anglophone, Nancy Huston, romancière et essayiste, est arrivée en France à l'âge de 20 ans pour poursuivre des études de linguistique. Elle écrit ses premiers romans en français, puis commence à pratiquer des allers-retours entre sa langue maternelle et sa langue d'adoption, notamment en traduisant elle-même ses romans. Elle a publié de nombreux ouvrages, principalement aux éditions Actes Sud.

  • Un écrivain raconte au présent un tragique fait divers ancien et relate au passé la brisure de sa vie présente. Un grand roman sur la création et son double : l'inspiration.

  • Après le début du mouvement #Moiaussi (#MeToo), assistons-nous à une deuxième révolution sexuelle ? Peut-être est-ce le cas. La revue L'Inconvénient plonge et pose cette question dans son numéro d'automne où un dossier est consacré à ce que cette prise de conscience et de parole change (ou pas). Précarité du mouvement, plaidoyer pour la nuance des stéréotypes de genre, malaise, les collaborateurs et collaboratrices multiplient les angles d'approche afin d'approfondir la réflexion sur ces enjeux nécessaires. Ensuite, dans la rubrique « Peinture », découvrez le travail de Manuel Mathieu. Puis, David Dorais aborde Entrez dans la danse dans la rubrique « Ces livres dont on dit du bien ». Georges Privet, lui, s'attarde à ce que la série de films The Purge dit de l'évolution de l'Amérique dans la dernière décennie. Enfin, lisez également la deuxième partie de l'essai de Stanley Péan sur le jazz et la condition noire.

  • Un, deux, trois petits tours et puis s'en va: Lin a un mari, deux filles, des amitiés, des moments de rare bonheur. Inexorablement pourtant, une passion qui est aussi son métier - la danse - s'impose à elle. Jusqu'au jour où elle choisit...
    La virevolte, c'est cela : une impulsion irrésistible, un élan, un jaillissement qui, de l'accouchement à l'abandon et à l'envoi, restent à jamais un sursaut vers la vie.
    La danse, le mystérieux travail du temps, le vertige et le désarroi d'être mère, l'indicible solitude, la beauté et la vulnérabilité des corps, la puissance des cycles, l'énigmatique empreinte du destin familial : dans ce livre qui jamais ne juge, il y a une force de compréhension bouleversante.

  • Ce petit livre - dont le titre provient de la sagesse traditionnelle bantoue - rassemble dix-huit textes de Nancy Huston, écrits pour la plupart au printemps 2020, alors que la pandémie de la COVID-19 se répand dans le monde entier. D'abord paralysée par la situation de confinement aussi contraignante qu'inattendue, et retenue indéfiniment hors de Paris, l'auteure voit en quelque sorte son esprit se mettre en berne, redoutant que sa plume ne se voie confinée elle aussi. Mais rapidement le souffle de la vie reprend, et celui de l'écriture remonte haut et fort. Fusent alors sous sa plume des textes qu'elle enverra au Devoir, à Châtelaine, à Libération, à Reporterre... Cet ensemble d'observations fines et d'analyses percutantes, souvent livrées sur le ton intime du journal personnel, finissent par constituer un seul et même « SOS terre » qui entre en résonance ou en dialogue avec les lavis réalisés par Edmund Alleyn dans les dernières années de sa vie.

  • « Sans le vouloir, sans le prévoir, en mettant ma pensée "en Berne", c'est-à-dire en changeant de pays, en me mettant hors-sol, je m'étais éjectée de l'écriture. » Nancy Huston

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