L'Évangile de la Colombe se situe à mi-chemin entre le conte oriental, le poème philosophique et le rêve éveillé, à l'instar du Prophète de Khalil Gibran ou des célèbres Dialogues avec l'Ange. Dialogue lumineux, en effet, que cette rencontre hors du temps sur une montagne sacrée, entre le Cavalier errant en quête de Connaissance, l'Enfant inspiré venu d'ailleurs, et le vénérable Sage qui se fait médiateur entre l'un et l'autre. L'Évangile, la « bonne nouvelle » qu'est venu apporter sur terre Yahal l'androgyne, n'est autre que l'ineffable secret de l'Unité : "Tout est échange", tout est flux qui relie la flèche et la cible, le dedans et le dehors de l'homme, la vie et la mort, le bien et le mal... Ainsi s'annonce l'ère de la Colombe, symbole par excellence de l'Esprit.
Dans « L'Évangile de la Colombe », à travers les paroles de Yahâl l'androgyne, Oria se faisait porte-parole de l'Ère de la Colombe, symbole par excellence de l'Esprit.
« La Paix est mon Royaume » en est la suite naturelle, même si son verbe fulgurant met davantage l'accent sur les tumultes du monde et l'histoire de l'humanité. N'est-il pas question, par exemple, du « feu couvant sous les cendres mal étouffées de l'Europe », ou encore de la naissance d'un nouveau monde à travers les bouleversements de l'Est ?
Un ange clame ces imprécations, mais il s'agit d'un ange incarné, sachant sourire, souffrir et jauger ce que nous cachons sous les noms de paix, de science, de spiritualité. Un ange qui prend l'Épée, non dans l'intention de blesser, mais pour trancher le rameau infertile de nos conditionnements, pour briser la fausse paix de nos idéaux, et pour « désarçonner le mental satisfait ».
Parabole poétique, à teneur hautement prophétique, ce message insolite s'inscrit dans la lignée des ouvrages, toujours actuels, qui deviennent naturellement des « livres de chevet » destinés... à nous réveiller.
Les jours de Lisa sont comptés. Ne laissant aucune prise au désespoir, cette femme encore jeune décide de croquer à belles dents le temps qui lui est imparti.
Libérée de toute attache, elle part vers un lieu inconnu et arrive par un tour du destin dans un domaine qui appelle pleinement la vie. Elle y rencontre des êtres sans fard, proches de la nature et des bêtes, une thérapeute mystique douée d'empathie, un musicien qui emplira le champ vide de son coeur.
C'est l'histoire d'une vie qui s'achève hors d'un chemin de larmes pour s'élancer, légère, dans les rais de l'infini.
En couverture de l'édition hiver 2021 de la revue Ciné-Bulles, retrouvez CHSLD, mon amour du documentariste Danic Champoux. Nicolas Gendron s'est entretenu avec le cinéaste et Ambre Sachet signe le commentaire critique. Lisez aussi deux autres entretiens, l'un entre Ky Nam Le Duc réalisateur du Meilleur Pays du monde et Michel Coulombe et l'autre entre Kim O'Bomsawin, réalisatrice du documentaire Je m'appelle humain coréalisé avec la poétesse innue Joséphine Bacon et Catherine Lemieux Lefebvre. Aussi au sommaire, un portrait du cinéma d'Alejandro González Iñárritu, un retour sur The Deer Hunter dans la rubrique Histoire de cinéma et le métier de scénariste pratiqué par des femmes.