Entreprise, économie & droit

  • Depuis 2015 avec le lancement des négociations et surtout la signature historique de l'Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine en 2018, l'intégration régionale, stratégie de développement fondamentale de l'Afrique, connaît un regain d'intérêt. Cet intérêt n'est pourtant pas nouveau. Il date de la période avant les indépendances et a été concrétisé en 1963 avec la création de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA). Depuis lors, le continent a adopté plusieurs plans et stratégies visant à promouvoir l'intégration régionale, à l'instar du Plan d'Action et de l'Acte Final de Lagos (1980), du Traité d'Abuja (1991) et plus récemment de l'Agenda 2063 (2015). Malgré ces tentatives, l'intégration africaine n'avance pas à la vitesse escomptée au regard des résultats obtenus et des contraintes internes et externes rencontrées. C'est en réponse à cela que le Programme Minimum d'Intégration (PMI) a été formulé par l'Union africaine. Le PMI, mécanisme de convergence entre les CER, vise à mettre en oeuvre des initiatives choisies pour accélérer et parachever le processus d'intégration régionale. Il porte sur quelques domaines prioritaires, sujets de préoccupation dans lesquels les CER pourraient renforcer leur coopération et bénéficier de leurs avantages comparatifs ainsi que de pratiques optimales. La présente recherche ambitionne d'évaluer la pertinence du PMI en vue de la création de la Communauté économique africaine, finalité de l'agenda panafricain d'intégration.

  • Partant du postulat que l'émergence d'entrepreneur est étroitement liée à un milieu en particulier, il s'agit ici de s'interroger sur la genèse des entrepreneurs des économies postsoviétiques. Entre 1991 et 1999, le nombre d'entreprises enregistrées a été multiplié par 10 en Russie. À la tête de ces entreprises, il y a des personnes issues de la nomenklatura comme du reste de la société soviétique. Ils se distinguent par leurs comportements de révolutionnaires, d'innovateurs, de calculateurs, d'opportunistes, de prédateurs ou de marginaux. Ces entrepreneurs sont-ils (vraiment) nés dans la transition économique ? La période de transition institutionnelle a-t-elle été un catalyseur du processus entrepreneurial ou juste un processus d'institutionnalisation d'une pratique communément connue et mobilisée par les agents économiques pour s'adapter aux dynamiques évolutives des organes de planification ? Comment les acteurs d'une organisation productive soviétique s'affranchissaient d'entrepreneurs pour innover ? En l'absence de travaux théoriques sur les milieux favorisant la démarche entrepreneuriale dans les économies centralement planifiées, la question mérite un intérêt particulier pour comprendre les dynamiques d'innovation soviétiques et postsoviétiques. Dans cet ouvrage, les entrepreneurs sont conceptualisés comme les acteurs-clés d'une impulsion socio-économique localisée. Sous cet angle, il s'agit de réanalyser le milieu institutionnel qui donne corps aux entrepreneurs dans le contexte de la transformation systémique des économies centralement planifiées, à savoir ici, autant l'économie soviétique, la période de transition, que l'économie postsoviétique.

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