Les éditions de L'instant même

  • L'essai Le corps souillé, d'Éric Falardeau, s'intéresse à deux genres cinématographiques souvent méprisés (le gore et la pornographie) et plus particulièrement à ce qui les unit : l'exhibitionnisme spectaculaire des fluides corporels, qui exprime selon lui un rapport trouble, voire haineux, au corps.
    Leur exposition, fétichisée par le gros plan, agit comme un révélateur de la relation ambiguë que le sujet, le spectateur ou son double cinématographique (les personnages auxquels il s'identifie ou non), entretient avec son enveloppe charnelle.
    Le corps souillé aborde différents enjeux (anthropologiques, sociologiques et psychologiques) à travers l'analyse de la représentation des fluides corporels. Objets de dégoût et de fascination, ils sont l'expression d'une angoisse existentielle que le gore et la pornographie nous obligent insidieusement à confronter.

  • En fouillant dans une boîte de livres à vendre dans un commerce caritatif, le narrateur du nouveau roman de François Blais tombe sur un manuscrit qui pique sa curiosité : un fragment d'un journal intime. En le feuilletant, il tombe sous le charme d'une écriture vive, d'un ton juste assez caustique et d'un humour légèrement noir. Soudainement convaincu que l'auteure, une certaine S***, a fait en sorte de laisser des traces écrites pour qu'un éventuel lecteur la retrouve, il se met à sa recherche.

  • Bouleversé par le décès de sa mère, un jeune archéologue accepte d'aller travailler sur un chantier de fouilles à des milliers de kilomètres de chez-lui. Loin de Montréal, étourdi par une fuite en avant qui ne semble pas combler l'immense vide laissé par la disparition maternelle, il fait la rencontre d'Edna, qui l'accueille pendant son séjour. Avec l'aide de cette femme sensible et vraie il parvient à se réconcilier avec la vie pour mieux revenir à sa belle infirmière, Nathalie.
    Avec une tendresse et une violence d'une rare complémentarité, Steve Gagnon donne la parole à un homme déchiré, un adulte / enfant incapable d'affronter l'existence. Touchant et sincère, le personnage qu'il crée dans Os. La montagne blanche exprime avec simplicité toute la douleur et la colère du deuil, sans compromis ni concessions.

  • À la fois biographie, enquête, témoignage et autobiographie, Un livre sur Mélanie Cabay est une réflexion sur la mémoire et la violence faite aux femmes. Avec humilité et tendresse, François Blais revient sur les années qui se sont écoulées depuis la disparition de Mélanie Cabay, le 22 juin 1994. La nostalgie est ici teintée de douleur, voire de culpabilité. Ces jeunes femmes qui disparaissent, ces Mélanie, Kristina, Karine ou Rosiana, François Blais les ramène à notre mémoire, leur redonne vie quelques instants, le temps de se dire qu'elles auraient pu être ses sœurs, ses copines, ses professeures.

  • La finance est devenue une abstraction et s'est immiscée dans toutes les sphères de notre vie.
    Jusque dans l'art contemporain.
    Surtout dans l'art contemporain.
    Ce que vous verrez ce soir s'appuie sur une recherche documentaire. On a cité des artistes, des galeristes, des encanteurs, des spéculateurs et des économistes. On a tenté de voir plus clair dans les mécanismes obscurs du marché. Et d'entrer dans l'intimité de l'art et de l'économie.
    Cette démonstration est faite à partir du récit de l'évolution de la carrière d'une jeune artiste en art visuel. Un peu à bout de souffle, l'augmentation du prix du cuivre l'obligeant à revoir son mode de création, elle obtient une résidence d'artiste à Londres pour se ressourcer. Sa vie et sa carrière seront complètement transformés par sa rencontre avec un trader américain très actif sur le marché de l'art.

  • Un jeune homme qui trouve un numéro de téléphone sur un mur de toilette de bar entreprend une correspondance électronique avec la jeune femme qui lui répond lorsqu'il compose le numéro. Le sujet peut semble banal, une histoire d'amour ratée. Par contre la forme est inventive, la narration étant parsemée de courriels, de fabliaux racontés comme outils de séduction, et des interventions d'un narrateur omniscient qui n'hésite pas à résumer l'action et à faire le point.

  • Trois comédiennes, Julie, Kathleen et Geneviève, s'ouvrent le temps d'un cinq à sept où les tabous s'avalent aussi rapidement que les shooters. L'amour, le couple, le désir, la sexualité, les impératifs de performance, la morale sociale autour de l'utérus, les standards de beauté anxiogènes et l'insupportable pression qui comprime le corps dans un moule One size (must) fit all nourrissent les échanges de surface. Puis, l'ivresse aidant, les trois femmes plongent en des zones plus intimes, celles où sont enfouis les aspects inavouables de leur personnalité, leurs pulsions, leurs peurs, leurs angoisses et leurs drames, avant de regagner la surface et de trinquer de plus belle. Fanny Britt compose une partition syncopée rythmée par un langage cru et franc où la frontière entre la réalité et la fiction demeure volontairement floue. Cinq à sept est le deuxième volet d'une trilogie amorcée avec Ils étaient quatre, de Mathieu Gosselin et Mani Soleymanlou, et close par Huit, de Mani Soleymanlou.

  • Deux frères se retrouvent sur la ferme familiale pour la lecture du testament de leur père. L'aîné, Arnaud, a quitté la maison quatorze ans auparavant. Devenu correspondant de guerre, il n'a plus jamais donné de ses nouvelles. Armand, son frère, l'accueille carabine en main. Brisé par l'horreur des conflits, Arnaud peine à comprendre la rage qui habite Armand. Mais, traqué par ses souvenirs, il ne peut plus se dérober. Il doit creuser et déterrer ce qu'il gardait enfoui, libérer les mots qui l'étranglent. Avec la pièce Dehors, le dramaturge, comédien et traducteur Gilles Poulin-Denis signe sa troisième oeuvre. L'auteur, originaire de la Saskatchewan, marie avec adresse et sensibilité l'anglais au français dans une écriture précise et poétique. À travers le personnage d'Arnaud, il explore les passages empruntés par un homme en quête de repères.

  • Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. I l y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit.
    S'inspirant librement de deux contes d'Andersen (« La Dryade » et « L'Ombre ») et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen.
    Comme toujours chez Robert Lepage, c'est par le voyage, le mouvement vers l'Autre, l'étranger, qu'un Québécois tente de découvrir ce qui le touche et l'anime.

  • La pièce met en scène la fin tragique des rêves d'étendues immenses et de liberté d'adolescents déçus par leur entourage. Frédéric, dans la vingtaine, attend la mort dans sa chambre d'hôpital. À son chevet défilent ses proches dévastés à qui il refuse de parler. Au coeur de sa fièvre émergent son frère d'âme, Wilson, et son amour de jeunesse, Odile, qui l'accompagnent jusqu'à sa fin qui prend des airs de tempête de sable.

  • Un homme, le Pasteur, est l'auteur de crimes en série qui nous sont racontés par un écrivain. À sa poursuite, Chester Head, détective privé, parti en quête du coupable ou de ce qu'il appelle la Vérité, sorte de Jugement dernier qui porte sur la responsabilité de chacun devant le Mal. Une femme, Blandine Berger, amante tour à tour de Head et du Narrateur, partie elle-même en quête du Pasteur, relie les trois hommes dans un ballet enivrant, étourdissant, envoûtant. Au centre de toutes ces affaires apparaît Lorraine Greenwood, jeune modèle de la sculptrice Sylvia Shaw Judson dans la création de la Bird Girl, statue qui a longtemps trôné dans le cimetière Bonaventure de Savannah, à laquelle on attribue toutes sortes de pouvoirs, bénéfiques ou maléfiques, dont celui d'inspirer l'idée de meurtre ou de sacrifice aux déréglés de la vieille ville.

  • L'écriture de ce livre découle d'une double insatisfaction de son auteur. À la fois comme lecteur et comme écrivain, David Dorais est souvent déçu des critiques littéraires auxquelles il est exposé et s'étonne toujours de l'unanimité des propos tenus sur les oeuvres. Non pas qu'elles soient unanimement encensées : les critiques négatives existent. Mais il constate que, quel que soit le journal ou le magazine lu et quel que soit le jugement porté, il est exposé aux mêmes critères d'appréciation, et donc au même point de vue sur la littérature.
    Il propose de faire l'analyse de ce type de critique, qu'il nomme « critique de proximité » et qui repose essentiellement sur les critères du réalisme, de l'émotion, de la thématique et de l'optimisme. Il suggère ensuite deux voies différentes pour aborder les oeuvres littéraires, deux voies qui lui semblent injustement négligées, mais qui explorent des critères qui guident les auteurs dans l'écriture et la conception de leurs oeuvres, soit la stylistique et l'imaginaire.

  • Née dans l'effervescence de la grève étudiante du printemps 2012, la revue Fermaille s'est donné le mandat de publier un numéro par semaine jusqu'à la fin du conflit. Par ses quatorze numéros hebdo­madaires officiels et ses trois numéros spéciaux, Fermaille propose une littérature engagée dont les préoccupations à la fois esthétiques et poétiques questionnent et dépassent le lieu de la page. C'est précisément en réfléchissant aux rapports qu'entretiennent les oeuvres publiées dans Fermaille avec les notions de mouvement, d'engagement politique et de mémoire que Mélissa Labonté approche la poésie fermaillienne. Par le biais des textes, elle nous invite à réfléchir à ce qui nous fonde et nous hante, à nous interroger finalement sur ce qui nous maille encore ensemble.

  • De vengeance, un premier roman dur et percutant signé J. D. Kurtness. La narratrice, dont le mépris et la haine pour le genre humain n'ont d'égal que sa capacité à l'exprimer et son humour grinçant, découvre accidentellement à douze ans le plaisir de tuer ses semblables. Rien ne pourra plus l'arrêter. J. D. Kurtness ose mettre en scène une narratrice méchante, calculatrice et froide, tout en réussissant l'exploit de nous la rendre sympathique.

  • Camille, étudiante en criminologie, s'intéresse à l'impact des crimes graves en milieu rural. Quand Joé, 19 ans, commet l'impensable, la jeune femme débarque au village pour tenter de comprendre la réaction de la population. Mais elle se bute à un mur de silences, de blessures et de secrets.
    Moitié suspense, moitié comédie dramatique, cette pièce rit de nos travers, s'émeut de la solidarité humaine et parle avec légèreté de sujets graves.
    Le cas Joé Ferguson se présente comme un casse-tête à reconstruire, une histoire captivante et émouvante qui nous dresse le portrait de la pression insupportable autant que du réconfort extraordinaire d'une communauté tissée serrée.
    Accepteriez-vous que les cendres de votre mère côtoient celles d'un meurtrier ?

  • Concept mouvant et polémique, le film choral présente une forme audacieuse et met en scène, de façon singulière, un monde pluriel. À bas la hiérarchie traditionnelle véhiculée par les films narratifs hollywoodiens dominants : on n'a plus affaire à un ou deux héros entourés d'adjuvants et d'opposants, mais bien à un microcosme généralement varié et nuancé, où chaque protagoniste a la même importance. Ces personnages évoluent dans des histoires relativement autonomes, qui s'entrecroisent au fil de la narration et qui sont également unies les unes aux autres.
    Comment s'articule, au sein d'une même oeuvre, la matière de plusieurs histoires ? Pourquoi présenter une constellation de protagonistes alors que leur saillance individuelle risque d'en souffrir ? Comment bien doser chaque histoire sans produire un manifeste moralisateur autour d'un cliché ? De quels genres le film choral se rapproche-t-il et comment s'en distingue-t-il ? Quelles raisons peuvent motiver une réalisatrice ou un réalisateur à opter pour la forme chorale, outre l'avantage pécuniaire et publicitaire de réunir une distribution en or ? Pourquoi cet engouement devient-il plus manifeste au début des années 1990 ?
    Cet ouvrage répondra en partie à ces questions, afin de mieux cerner le film choral dans une perspective historique, d'abord, mais également en le positionnant clairement dans un contexte récent, à la lumière des écrits sur le sujet et en retraçant ses influences.

  • Torontoise d'adoption, Ayelet Tsabari est née à Tel-Aviv dans une famille israélienne originaire du Yémen. On estime dans le pays d'origine de l'auteure que le recueil en langue originale anglaise (The Best Place on Earth, 2013) a renouvelé les récits sur l'immigration juive, à telle enseigne que le livre a été couronné du Sami Rohr Prize for Jewish Literature et du Edward Lewis Wallant Award for Jewish Fiction. La qualité de ce recueil déborde le contexte socioculturel hébreu, comme en attestent les reconnaissances obtenues par le livre au New York Times Review Editors Choice et au Kirkus Review Best Debut Fiction.

  • Chloé, une ado de 15 ans, étouffe dans sa vie terne de banlieue. Pour avoir la vie intense et sans limite à laquelle elle aspire, elle décide de tout quitter en effaçant ses traces.
    À la merci de la bonne volonté et des exigences des camionneurs, elle parcourt les routes des États-Unis. Entre les squats, les trucks stop et les haltes routières miteuses, elle découvre le revers sordide de cette vie d'errance mais aussi l'amitié qui s'installe solidement entre deux écorchées. Elle laisse dans son sillage le désespoir de sa mère qui ne comprend pas sa rage et le sentiment d'impuissance de l'enquêteur confronté quotidiennement à la détresse qui se profile derrière les fugues.

  • Lori Saint-Martin quadrille, arpente et concentre en de très courtes proses le territoire de l'intimité entre amants, couples et familles. Elle fait les comptes et dresse un inventaire des haines et des désirs, des peurs et des plaisirs. Sa plume détaille et dévoile, experte à épingler les enchantements du passé et les désenchantements du présent. La chair blanche du mangoustan parfume l'adultère ; le miroir noircit le visage d'une jeune fille ; la maison menace ruine tant la rancoeur mine la vie conjugale ; une tache de thé sur une nappe blanche amplifie l'ombre écrasante d'une mère ; une robe fleurie maquille un deuil ; l'échine ployée dissimule le ressentiment d'un vieillard ; une allumette qui flambe scelle le destin d'un adolescent.
    L'auteure de Mathématiques intimes nous offre des portraits d'une finesse rare. Chaque récit réfléchit l'image exacte du fatum : rester sur le seuil de la vraie vie ou franchir le pas.

  • Publié à l'hiver 1818 alors que sa jeune auteure Mary Shelley n'avait que vingt ans, Frankenstein allait devenir un monument de la littérature anglaise, signaler une mutation dans le genre horreur gothique, établir les bases de la science-fiction, devenir avec Dracula l'un des deux piliers de la mythologie contemporaine liée au fantastique et engendrer plus de cent cinquante films depuis 1910. Pourtant, de toutes ces oeuvres, aucune ne semble vraiment aborder directement le thème principal du roman, ni traiter les personnages de Victor Frankenstein et du Monstre comme l'auteure les avait envisagés. Comment les scénaristes et réalisateurs ont-ils abordé Victor Frankenstein et son monstre dans ces films ? Malgré les digressions s'éloignant du roman et le glissement progressif des rôles de Victor et du monstre, quelles sont les oeuvres qui se démarquent et qui apportent des variations dignes de mention et originales ? Quelles sont les fausses adaptations qui, malgré leurs prétentions, trahissent l'esprit même du roman et les personnages sans insuffler aucune idée nouvelle ? Quels sont les films qui se distinguent dans l'histoire du cinéma ?
    Avec Frankenstein lui a échappé, André Caron répondra à ces questions en décortiquant une quinzaine de films qui ont contribué à alimenter le mythe de Frankenstein, sur les plans historique, thématique, cinématographique et esthétique.

  • Dans ce troublant roman où alternent les voix de Jean-Loup et d'Hortense, les auteurs, Hans-Jürgen Greif et Guy Boivin, nous convient à la rencontre d'un couple en apparence banal. À partir de leur rencontre à Québec dans les années 1970, le lecteur est témoin de la débâcle d'une cellule familiale menée de main de fer par une Hortense manipulatrice, colérique et diabolique. Jean-Loup, un immigré français solitaire, coupé de sa famille et de ses racines, peine à trouver les ressources matérielles et émotives qui lui auraient permis de résister à ce mur de volonté et de hargne. Campé dans l'univers de l'histoire de l'art et de la bibliothéconomie, Le pélican et le labyrinthe ne prétend pas fournir de réponses aux grands maux des couples d'aujourd'hui. Il met plutôt en lumière les effets dévastateurs de certains traits humains.
    Le pélican et le labyrinthe est la troisième collaboration de Hans-Jürgen Greif et Guy Boivin (La bonbonnière, 2007 ; Le temps figé, 2012).

  • Avec doigté et poésie, Chantale Gingras raconte la vie, avec ses grandes joies et ses inévitables malheurs. Grâce à une mosaïque de personnages évoluant dans la ville de Québec, elle s'approche du quotidien tout en l'éclairant de son regard unique.
    Chantale Gingras a déjà publié La vie est brève, un recueil de twittérature, à L'instant même. Elle enseigne au cégep Sainte-Foy à Québec. Elle propose ici un roman en 72 chapitres.

  • Buenos Aires. C'est l'époque du tango, de la milonga et du couteau ! Les artistes sont censurés par le gouvernement et intimidés par des milices fascistes. L'un de ces artistes, un poète désargenté, est enlevé puis enfermé dans une cellule. Il découvre avec étonnement que son ravisseur est «l'inspecteur Barracuda», le personnage fictif d'un tango séditieux dont il est l'auteur. De leur confrontation surgira un fil d'Ariane qui mènera le poète à une ultime illumination puis aux ténèbres. Le spectacle rend hommage aux écrivains et poètes tel que Borgès qui prirent la plume pour condamner la montée du fascisme.

  • Un narrateur s'adresse à l'enfant qu'il a été pour lui rappeler un passé douloureux et violent. Si le sujet est difficile, Alain Raimbault sait trouver les mots pour l'aborder avec franchise, voire humour. De la France au Québec, d'une maison de passe parisienne à la campagne, l'histoire d'un jeune garçon devenu homme se dévoile dans un rythme rapide et vif, sans complaisance.

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