Littérature générale

  • Le jour où la belle Junie emménage avec Britannicus, le royaume d'Agrippine est menacé. Néron n'a plus qu'une idée en tête, posséder Junie, quitte à mettre Octavie dehors. L'ordre établi s'écroule et tous se retrouvent dans une course à qui mettra le feu à la maison familiale.
    Si les personnages sont empruntés à Racine, c'est dans un royaume de vinyle et de mélamine que se déploie cette histoire de trahisons, de sacrifices, de désirs, de flammes et de corps ensevelis sous la neige et les cendres, mais aussi d'amours infinis.

  • Recueil de nouvelles présentant des personnages contemporains aux prises avec les problèmes inhérents à la condition humaine : la détresse d'une femme au retour de l'hôpital, l'infidélité suspectée et redoutée, la difficulté du rompre la solitude, etc. Chaque nouvelle devient une ponction, une plongée, une saisie.

  • Entretiens avec Peter Brook menés par Pierre MacDuff, directeur général de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes.

  • Textes de trois pièces de théâtre de Lomer Mercier Gouin accompagnés d'un dossier bibliographique et d'une présentation de André G. Bourassa, éminent spécialiste du théâtre québécois et des écrivains automatistes.

  • Tess et Jude sont passés maîtres dans l'art du voyage virtuel. Un jour, l'idée de faire des Jack Kerouac d'eux-mêmes s'impose. Tess travaille au Subway, Jude est prestataire de l'aide sociale ; ils conviennent que rédiger le récit de leur expédition est l'unique moyen de la financer. Tess s'abreuve aux enseignements d'un gourou des lettres et tire les ficelles auprès d'un amoureux transi, auteur de romans abscons, afin d'obtenir une subvention du gouvernement. Le duo quittera-t-il enfin Grand-Mère à bord de sa Monte Carlo 2003 jaune pour sillonner les routes jusqu'à Bird-in-Hand, en Pennsylvanie ?

  • Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. I l y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit.
    S'inspirant librement de deux contes d'Andersen (« La Dryade » et « L'Ombre ») et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen.
    Comme toujours chez Robert Lepage, c'est par le voyage, le mouvement vers l'Autre, l'étranger, qu'un Québécois tente de découvrir ce qui le touche et l'anime.

  • Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D'abord ce «glissement de terrain» qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s'effondre, signe visible de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays. En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi. Pas d'autre morale, pas d'autre lutte, pas d'autre foi, pas d'autre parole, quand ça vous crie au ventre, que d'échapper à l'étranglement. On veut partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d'une société en perdition. Une maladie qui n'épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe, que nul n'habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants...

  • Un jeune homme qui trouve un numéro de téléphone sur un mur de toilette de bar entreprend une correspondance électronique avec la jeune femme qui lui répond lorsqu'il compose le numéro. Le sujet peut semble banal, une histoire d'amour ratée. Par contre la forme est inventive, la narration étant parsemée de courriels, de fabliaux racontés comme outils de séduction, et des interventions d'un narrateur omniscient qui n'hésite pas à résumer l'action et à faire le point.

  • TROIS regroupe la trilogie sur la migration et l'identité amorcée par le monologue autobiographique UN, dans lequel Mani Soleymanlou tente de nommer ce qui le définit comme Iranien. Dans DEUX, rejoint par son complice Manu, Mani cherche, comme dans un écho, ce qui a bien pu lui échapper dans sa quête identitaire. Celle-ci culmine dans TROIS, une oeuvre chorale mettant en scène quarante-trois artistes montréalais qui évoquent le sujet sensible de leurs origines et de leur identité.
    Avec une pointe d'humour et d'autodérision, TROIS entraîne le propos singulier vers la pluralité, souvent paradoxale, qui forme le Québec d'aujourd'hui

  • Deux frères se retrouvent sur la ferme familiale pour la lecture du testament de leur père. L'aîné, Arnaud, a quitté la maison quatorze ans auparavant. Devenu correspondant de guerre, il n'a plus jamais donné de ses nouvelles. Armand, son frère, l'accueille carabine en main. Brisé par l'horreur des conflits, Arnaud peine à comprendre la rage qui habite Armand. Mais, traqué par ses souvenirs, il ne peut plus se dérober. Il doit creuser et déterrer ce qu'il gardait enfoui, libérer les mots qui l'étranglent. Avec la pièce Dehors, le dramaturge, comédien et traducteur Gilles Poulin-Denis signe sa troisième oeuvre. L'auteur, originaire de la Saskatchewan, marie avec adresse et sensibilité l'anglais au français dans une écriture précise et poétique. À travers le personnage d'Arnaud, il explore les passages empruntés par un homme en quête de repères.

  • À la fois biographie, enquête, témoignage et autobiographie, Un livre sur Mélanie Cabay est une réflexion sur la mémoire et la violence faite aux femmes. Avec humilité et tendresse, François Blais revient sur les années qui se sont écoulées depuis la disparition de Mélanie Cabay, le 22 juin 1994. La nostalgie est ici teintée de douleur, voire de culpabilité. Ces jeunes femmes qui disparaissent, ces Mélanie, Kristina, Karine ou Rosiana, François Blais les ramène à notre mémoire, leur redonne vie quelques instants, le temps de se dire qu'elles auraient pu être ses sœurs, ses copines, ses professeures.

  • La finance est devenue une abstraction et s'est immiscée dans toutes les sphères de notre vie.
    Jusque dans l'art contemporain.
    Surtout dans l'art contemporain.
    Ce que vous verrez ce soir s'appuie sur une recherche documentaire. On a cité des artistes, des galeristes, des encanteurs, des spéculateurs et des économistes. On a tenté de voir plus clair dans les mécanismes obscurs du marché. Et d'entrer dans l'intimité de l'art et de l'économie.
    Cette démonstration est faite à partir du récit de l'évolution de la carrière d'une jeune artiste en art visuel. Un peu à bout de souffle, l'augmentation du prix du cuivre l'obligeant à revoir son mode de création, elle obtient une résidence d'artiste à Londres pour se ressourcer. Sa vie et sa carrière seront complètement transformés par sa rencontre avec un trader américain très actif sur le marché de l'art.

  • Un homme, le Pasteur, est l'auteur de crimes en série qui nous sont racontés par un écrivain. À sa poursuite, Chester Head, détective privé, parti en quête du coupable ou de ce qu'il appelle la Vérité, sorte de Jugement dernier qui porte sur la responsabilité de chacun devant le Mal. Une femme, Blandine Berger, amante tour à tour de Head et du Narrateur, partie elle-même en quête du Pasteur, relie les trois hommes dans un ballet enivrant, étourdissant, envoûtant. Au centre de toutes ces affaires apparaît Lorraine Greenwood, jeune modèle de la sculptrice Sylvia Shaw Judson dans la création de la Bird Girl, statue qui a longtemps trôné dans le cimetière Bonaventure de Savannah, à laquelle on attribue toutes sortes de pouvoirs, bénéfiques ou maléfiques, dont celui d'inspirer l'idée de meurtre ou de sacrifice aux déréglés de la vieille ville.

  • En fouillant dans une boîte de livres à vendre dans un commerce caritatif, le narrateur du nouveau roman de François Blais tombe sur un manuscrit qui pique sa curiosité : un fragment d'un journal intime. En le feuilletant, il tombe sous le charme d'une écriture vive, d'un ton juste assez caustique et d'un humour légèrement noir. Soudainement convaincu que l'auteure, une certaine S***, a fait en sorte de laisser des traces écrites pour qu'un éventuel lecteur la retrouve, il se met à sa recherche.

  • Sous la direction de Patrick Bergeron et François Ouellet, textes de Patrick Bergeron, Roland Bourneuf, André Desîlets, André Berthiaume, Jeanne Bovet, Monique Moser-Verrey, Gilles Pellerin, Yan Hamel, Anne Pasquier, André Daviault, Sébastien Côté, Marie-Ève Sévigny, François Ouellet et Hans-Jürgen Greif. Hans-Jürgen Greif a mené une fructueuse carrière de professeur, de chercheur, d'administrateur et d'écrivain à l'Université Laval avant d'être nommé professeur émérite. Depuis, il se consacre à son oeuvre littéraire. C'est pour rendre hommage à l'érudit passionné et au maître et ami exceptionnel que Patrick Bergeron et François Ouellet, anciens élèves de Hans-Jürgen Greif devenus à leur tour professeurs de littérature, ont réuni une douzaine de collaborateurs. Leurs contributions se partagent entre l'article scientifique, l'essai libre et la nouvelle littéraire, genre que le dédicataire affectionne particulièrement. Dans un essai inédit qui clôt l'ouvrage, Hans-Jürgen Greif livre un plaidoyer en faveur de la littérature.

  • « Monsieur, vous êtes un sot ! » ne manque pas de s'exclamer le meilleur ami de monsieur B... à l'énoncé de ses lubies : connaître en toute certitude le nombre de mots composant son dernier roman ou retrouver la chute d'une blague parue dans un numéro abîmé de Placid et Muzo. La sottise n'est pas le seul trait remarquable de ce curieux personnage. Sa fatuité est telle qu'il est prêt à toutes les extrémités pour s'attirer les faveurs des puissants de ce monde, notamment le magnat de la presse du Grand Shawinigan. Quant à son pouvoir de séduction, aucune femme sensée ne saurait y résister. Irrévérence, manipulation des codes, univers décalé, on reconnaît bien dans Cataonie la griffe de François Blais. L'absurdité des situations dans lesquelles il plonge son personnage est proprement hilarante.

  • Dans ce recueil de quinze nouvelles, les lieux et les situations, aussi familiers soient-ils, basculent tranquillement vers l'étrange. Au fil des pages, on est happé par des récits rythmés qui mettent en scène un monde qui, l'air de rien, se désagrège.
    Familles inquiétantes, amis aux vocations inusitées, enseignants et enseignantes naïfs, tous sont brillamment observés par un auteur que l'on devine amusé, voire un peu cynique.

  • Nouvelles de François Blais, Jean-Simon DesRochers, David Bélanger,
    Mélikah Abdelmoumen, Mathieu Leroux, Andrée A. Michaud, Jean-Michel Fortier, Olivia Tapiero, Pierre-Luc Landry et Jean-François Chassay, rassemblées et présentées par Cassie Bérard.
    On ne sait pas trop pourquoi ils font ce qu'ils font. S'imaginer des complots, tordre le langage, craindre le vol, tomber dans des amours impossibles, suer en public, tuer en public, toujours franchir les limites. Mais ils le font.
    Ce recueil n'est pas façonné de la folie ordinaire. Chacune à sa manière, les nouvelles racontent une frontière que l'esprit sait enjamber pour rencontrer le pire. Que la folie soit le plus vieux thème de la littérature n'a alors rien d'étonnant ; d'Agamemnon à Don Quichotte, on ne compte plus les incartades de l'esprit. C'est ce que rappelle ce livre, de façon drôle et réjouissante, tragique et crue : la littérature est une folie. Et nul sujet ne lui sied davantage que celui-là.

  • Sylvie Massicotte maîtrise parfaitement l'art de la concision et du non-dit. Depuis plus de vingt ans, avec une grande simplicité de ton et de style, elle sonde les ambivalences de la vie quotidienne où le temps passe avec légèreté au-dessus de drames qui couvent.
    Les personnages de ce sixième recueil de nouvelles expérimentent une loi implacable : la vie, comme la nature, emprunte rarement un parcours linéaire, lisse et sans heurts. Au contraire, l'amitié peut s'effriter, le couple se briser, les souvenirs finissent par s'effacer, les illusions parfois volent en éclats. Mais toujours l'espoir point à l'horizon.

  • Croyant fuir la déveine qui s'acharne sur elle, Anaïs quitte Montréal pour Vladivostok où elle compte prendre le Transsibérien. En escale à Tokyo, elle se lance à la poursuite d'un homme très pressé qui vient de perdre une enveloppe. Comment le retrouver parmi une foule d'employés tous vêtus de noir, accrochés à leur mallette et armés de leur parapluie ? Malentendu, chassé-croisé, vol d'identité... l'irruption d'une Occidentale curieuse et impulsive dans cette fourmilière aura des répercussions inattendues, pour elle-même, mais surtout pour une grande entreprise de lingerie féminine, ébranlée jusqu'au sommet de sa hiérarchie.

  • Quatorze nouvelles qui réunissent de jeunes personnages qui fréquentent un collège privé, le cadre à l'intérieur duquel les textes se font écho. Ballottés comme des bulles d'air dans l'eau trouble de l'adolescence, Nicolas, Moéma, Marc-Aurèle, Alex et les autres font l'apprentissage de la vie.

  • Au chevet d'Ángel, dramaturge et peintre interné pour soigner un profond mal de vivre, son ami Rafael, dit le Colorado, lui fait la lecture de son dernier roman, Azul, un étonnant jeu de piste labyrinthique entre Lima, New York, Miami, Montréal et La Havane. Azul, évoquant le bleu, le froid, la distance, est le surnom d'un sicaire chargé d'éliminer un autre tueur à gages. Dans l'attente du duel final, et de la rémission d'Ángel, Almeyda nous livre par fragments le parcours mouvementé de ses personnages péruviens, assoiffés de justice et de liberté, tiraillés entre la haine du sale pays et l'amour de la terre natale. Si dans « Le barrio », premier volet de la trilogie romanesque de Miguel Almeyda Morales, le théâtre était une joute oratoire de résistance, la création littéraire devient, ici, une lutte sans merci pour tuer les cauchemars et sauver sa peau.

  • Les trous de mémoire, comme le silence, peuvent être tonitruants. De quoi veut-on se protéger en refusant de se souvenir ? La douleur appelle l'amnésie, mais le vide n'est-il pas lui-même source de douleur ? Sous peine de sombrer définitivement, les personnages de ce recueil de nouvelles doivent ramener à la surface ce qui avait été célé, enfoui, sous l'eau, la vase, le silence, la souffrance. La parole est salvatrice. Les mots : comme des perches tendues à des noyés.

  • Nathalie et Anne-Sophie, deux soeurs que tout sépare, se retrouvent bloquées par une tempête de neige dans un motel de Laurier-Station. Sur un coup de tête de Nathalie, en colère contre son mari qui hésite à subir une vasectomie, elles avaient entrepris la route depuis Rivière-du-Loup pour récupérer la part d'héritage d'Anne-Sophie, une courtepointe confectionnée par leur mère décédée depuis peu. Dans ce lieu clos, les rivalités fraternelles et les fêlures de l'enfance ne tardent pas à faire surface. Les deux soeurs s'affrontent, pleurent, rient, ragent, doutent. En contrepoint se dessine le drame de Cassidy, la fille de Carolanne, l'exubérante tenancière du motel.
    Dans Laurier-Station : 1000 répliques pour dire je t'aime, Isabelle Hubert aborde avec délicatesse et humour les rapports familiaux et cherche dans les couleurs de l'enfance les réponses aux afflictions de l'âge adulte.

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