• Nouvelles de Norma Dunning
    Traduit de l'anglais par Daniel Grenier

    Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent. Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloolik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le sud. Ces récits drôles et crus disent le racisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être inuit.

    Extrait
    J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ça me donne de la puissance. Ça m'apporte un étrange réconfort.

    Prix et distinctions
    o Prix littéraire Danuta Gleed 2017-2018 ;
    o Livre de l'année INDIEFAB 2018 (nouvelles) ;
    o Prix Howard O'Hagan 2018 pour la nouvelle ;
    o Classé 7e parmi les 99 meilleurs livres de 2017 du quotidien National Post.

    L'auteure
    Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

  • 2089, dans une société hyper technologique, tous les habitants de la planète sont reliés au réseau de surveillance de leur zone gouvernementale. Les territoires Inuits, pourtant, ne suivent pas la règle commune ; là, pas de surveillance, une certaine liberté et de grands espaces sauvages où l'on peut retrouver la nature et des gestes ataviques. Les gouvernements planétaires tentent désespérément de trouver une parade à cette indépendance qui a, semble-t-il, fort à voir avec les narvals, et leur sonar si particulier. La jeune chercheuse inuit Kisimiippunga vient de terminer le rite ancestral de la Première Chasse. Alors qu'elle est seule au milieu de nulle part, elle voit surgir un traîneau sur lequel elle découvre un Européen blessé. Qui est-il et que vient-il faire ici ?
    " À la fois roman d'anticipation et thriller, C'est l'Inuit qui gardera le souvenir du Blanc est une proposition de réflexion brillante et intelligente sur des thèmes aussi brûlants que la politique et ses dérives, l'écologie. On frémit tant ce futur nous semble possible. "
    Ricochet

  • Les régions polaires sont engagées dans un processus de changements climatiques majeurs qui font redouter une cristallisation des rivalités pour l'accès aux richesses minières et énergétiques, ainsi qu'aux nouvelles routes maritimes dégagées par la fonte de la banquise.
    Ainsi, serions-nous à l'aube d'une nouvelle Guerre froide, voire d'un conflit armé. Or, une analyse précise de la situation et des acteurs en présence montre que ces scénarios-catastrophes sont grandement exagérés. Plutôt que l'affirmation de la souveraineté individuelle des États, on assiste en effet à la mise en place d'une coopération au travers de traités internationaux spécifiques et d'instances de dialogue. Car l'enjeu est avant tout de gérer les impacts dévastateurs des changements climatiques au regard desquels la question de savoir à qui appartiennent les pôles semble bien dérisoire...

  • En vol

    Alan Tennant

    Aux commandes d'un antique Cessna, un jeune naturaliste téméraire et un pilote vétéran de la Seconde Guerre mondiale décident de suivre la migration d'un faucon pèlerin à travers l'Amérique. Ce périple inédit les entraînera du golfe du Mexique aux confins de l'Arctique et ne manquera pas de mettre leur vie en danger : après avoir dérobé du matériel militaire, s'être fait arrêter par la police et menacer par des trafiquants de drogue, les deux hommes ne reviendront pas indemnes de leur épopée.

  • Après leur voyage dans le Grand Sud, en 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont exploré le Grand Nord, cette région du monde où, dans un contexte de réchauffement climatique, les richesses naturelles, les routes commerciales et les gigantesques ports en construction aiguisent les appétits, tandis que la faune en est la première victime. À trois reprises, ils sont partis dans ces froides contrées. Ils ont suivi la route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, et qui est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité... Ils retracent ici les aventures de ceux qui ont ouvert ce passage au cours des siècles, ils expliquent les enjeux géopolitiques, économiques et écologiques de cette partie du monde et nous rappelle que notre avenir se joue aussi au pôle Nord.

  • L'un des plus grands mystères maritimes, qui excita l'imagination de grands écrivains, tels Joseph Conrad et Jules Verne, enfin dévoilé ! Un texte magistral de Michael Palin.
    En septembre 2014, au fond des eaux glacées du Grand Nord canadien, la poupe brisée d'un vaisseau fut découverte. Il s'agissait d'un bateau mythique qui avait disparu plus de 160 ans auparavant : l'Erebus.
    Fasciné, Michael Palin décide de redonner vie au navire, depuis sa mise à l'eau en 1826 jusqu'à ses missions d'exploration en Antarctique qui ont conduit à sa gloire, puis à son ultime catastrophe en Arctique.
    Il revisite les parcours entremêlés des hommes qui ont partagé son chemin : le fougueux James Clark Ross, qui cartographia une partie des régions australes et supervisa les premières expérimentations scientifiques menées sur place, le discret Francis Crozier, éternel second, et John Franklin, homme tourmenté qui, à l'âge de 60 ans et après une carrière en dents de scie, prit le commandement du bateau. Pour le pire...
    Une grande aventure humaine racontée par un homme féru d'histoire et à l'humour inimitable.

  • Bienvenue au pôle Nord ! Fatou, Rémi, Vicky et Yanis étaient 4 ados (presque) normaux, jusqu'à ce qu'ils gagnent, dans leur collège, l'appel à candidature d'une ONG. Les voilà choisis par la Fondation pour la Terre pour une mission de deux semaines en Arctique et promus ambassadeurs écologiques auprès de leurs classes. Le pire est à prévoir...
    #aventuriersduXXIème #commentçayapasd'igloo?
    Découvrez bientôt la suite de cette série d'aventures initiatique et écologique !

  • On connaît le George Orwell de 1984 et de La Ferme des animaux, on connaît moins le George Orwell reporter qui vécut l'impérialisme britannique en Birmanie, s'engagea dans la guerre d'Espagne en 1936, couvrit la Libération de la France pour l'Observer en 1945. Notre numéro revient sur ses engagements et sur la fameuse notion de common decency.
    Le sommaire complet est en pièce jointe.


    Dossier : Orwell plus actuel que jamais

    -> Entretien avec Julian Barnes : « En 2020, Orwell ne manquerait pas de sujet d'inspiration »
    Excellent connaisseur de George Orwell, Julian Barnes explique en quoi les prédictions de l'écrivain résonnent chaque jour davantage (puissance de l'État, post-vérité, exploitation de l'homme...).

    -> « Faire de l'écriture politique un art véritable » par Sébastien Lapaque
    Orwell fut largement mal compris voire méconnu en France. En cause, explique Sébastien Lapaque, ses engagements politiques, ses luttes pour les classes défavorisées, son style journalistique, les mauvaises traductions de ses écrits.

    -> Se battre au nom de la common decency par Lucien d'Azay
    Lucien d'Azay voit en Orwell un François d'Assise des temps modernes. Toujours tourné vers les plus démunis, ce « saint laïc » pense et agit selon les principes de la common decency, soit de « l'honnêteté commune ».

    -> Entretien avec Florence Aubenas - Une leçon de journalisme
    À l'instar d'Orwell, Florence Aubenas pratique le journalisme d'immersion. L'auteure du Quai de Ouistreham revient sur son expérience avec les femmes de ménage et évoque les valeurs morales des « gens ordinaires ». L'uberisation du travail risque de changer la donne.

    -> Orwell et la common decency. Une courte mise au point par Bruce Bégout
    Rien de plus difficile que d'appréhender la notion de common decency. Bruce Bégout relève le défi.

    -> Et aussi Jean-Pierre Naugrette, Frédéric Verger, Marin de Viry, Céline Laurens et Julie Élisa.


    Littérature

    -> Inédit : L'Europe capable de tout par Gilles Boyer
    L'ex-conseiller auprès du Premier ministre Édouard Philippe, député européen et auteur du Maître d'hôtel de Matignon (JC Lattès, 2019), rend hommage à une Europe aussi miraculeuse que désespérante.


    Études, reportages et réflexions

    -> Pourquoi les islamistes s'en prennent à l'école de la République. La stratégie de l'Isesco par Florence Bergeaud-Blacker
    L'anthropologue Florence Bergeaud-Blacker décrit l'idéologie des islamistes, ses origines, ses actions et son principal objectif : détruire les valeurs démocratiques.

    -> De l'antisémitisme au sionisme : Pierre Boutang par Gilles Banderier
    Gilles Banderier retrace le parcours de Pierre Boutang, une figure longtemps controversée.

  • Un monde sépare l'excentrique patron du New Herald Tribune, James Gordon Benett Jr et le capitaine George De Long, militaire et patriote. Pourtant une expédition va les rassembler : celle, terrifiante, de l' USS Jeannette au pôle Nord. À la fin du XIXe siècle nombreux étaient ceux obsédés par l'une des dernières zones non cartographiées du globe : le pôle Nord. James Gordon Bennett, patron du
    New York Herald, qui avait attiré l'attention en envoyant Stanley chercher Livingstone en Afrique pour le compte de son journal, lance une expédition pour atteindre ce dernier. Pour se faire, il confie son commandement au jeune officier de marine, George Washington De Long.
    Le 8 juillet 1879, L
    'USS Jeannette quitte San Francisco, avec 33 hommes à son bord, sous le regard d'une foule en transe, contaminée par la fièvre arctique.
    Une fois passée les comptoirs d'Alaska, puis le détroit de Béring, le bateau est pris dans les glaces et dérive. Au bout de deux ans d'un voyage éprouvant, la coque se brise et l'équipage est contraint d'abandonner le navire. Seuls sur la banquise, avec de maigres maigres ressources, les naufragés entament une longue marche dans l'enfer gelé de l'une des zones les plus isolées au monde.
    Avec rebondissements et ressorts dignes d'un thriller, voici un "roman vrai", envoûtant, mêlant héroïsme et détermination.
    Avec habileté, les chapitres alternent entre la vie mondaine new yorkaise de la fin du XIXe siècle, écrit dans un style flamboyant, et l'horreur de la survie sur la banquise, dans un style pudique où l'auteur manie parfaitement la litote. Très documenté, le récit décrit parfaitement le quotidien des hommes, la vie des indigènes qui accueilleront l'une des trois équipes.
    L'auteur s'est ausi appuyé sur la correspondance entre George De Long et sa femme Emma, femme forte et importante de ce livre, dont il publie des extraits.

  • Il [existe] une autre façon de plaider pour la protection de notre planète: exiger de la communauté internationale la reconnaissance du bien-être environnemental comme un droit humain fondamental. Sans la jouissance d'un climat stable et sécuritaire, les peuples ne peuvent exercer leurs droits économiques, sociaux et culturels. Pour les Inuit, comme pour nous tous, c'est ce que j'appelle «le droit au froid».
    Cette formule singulière du «droit au froid» concentre bien tout l'esprit de la lutte que Sheila Watt-Cloutier a menée durant plus d'une vingtaine d'années sur la scène internationale pour faire des changements climatiques un enjeu de droits humains. C'est d'ailleurs sous sa présidence au Conseil circumpolaire inuit qu'une pétition en ce sens a été déposée en 2005 auprès de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, la première action juridique internationale du genre. Comme la culture et l'autonomie économique des Inuit sont tributaires du froid et de la glace, le réchauffement planétaire d'origine anthropique constitue une négation de leurs droits sociaux, culturels et sanitaires. «L'impact des changements climatiques sur l'Arctique est un signe précurseur de ce qui attend le reste du monde», dira-t-elle.
    De son enfance à Kuujjuaq, dans le nord du Québec - à une époque où la culture inuit traditionnelle du transport en traîneau à chiens et de la chasse sur glace était encore dominante -, à son engagement pour l'environnement dans les instances internationales, Le droit au froid est le récit d'une femme inspirante, devenue un modèle de leadership pour le XXIe siècle.

  • Ouverture à l'inattendu, attachement au milieu naturel, qualité des relations interpersonnelles, partage, humour, voilà quelques clés pour mieux comprendre les propos que tiennent les Inuit sur leur histoire, leur société, leur place dans le monde, l'avenir, le changement climatique et le développement industriel. Les voix qui nous parviennent depuis l'Alaska, l'Arctique canadien et le Groenland nous dévoilent une civilisation contemporaine dont nous ne soupçonnons pas la richesse.

  • Paris, rue des Thermopyles. Dans un squat d´émigrés, sur le lit défait d´une pièce glacée, un homme écrit à même son drap. Il convoque fébrilement sa mémoire pour recréer sa terre d´origine, la Russie et à travers elle une enfance à la campagne, faite de fantasmes et de déchirures, et l´armée, plus tard, au fin fond de l´Arctique...
    Dans une langue âpre, dense, charnelle, où la dérision et l´humour s´unissent au désespoir, Dmitri Bortnikov nous entraîne aux bords d´un gouffre, dans le secret de l´âme humaine - et, tout à la fois, dans la cruauté et la beauté du monde.
     

  • Londres, 1845. Un bal célèbre le départ prochain de deux navires vers le pôle Arctique, lancés à la recherche du mythique passage du nord-ouest. L'Angleterre sera sans nouvelle de l'équipage durant près de dix ans avant que n'éclate le scandale : décimé par le froid et la faim, les hommes se seraient livrés au cannibalisme...

    La dernière expédition de sir John Franklin a inspiré de nombreux romanciers : Jules Verne, William T. Vollmann, Dan Simmons et W. Wilkie Collins. Le récit de ces gentlemen mangeurs d'hommes ne pouvait, il est vrai, manquer de tenter le maître du roman noir !

  • Un destin passé dans l'ombre de deux des explorateurs les plus mythiques de leur temps, Fridtjof Nansen et Roald Amundsen : telle devait être la vie de Hjalmar Johansen, jeune Norvégien au coeur sensible, loyal et d'un courage à toute épreuve. Alors qu'il a 26 ans, Nansen l'engage pour l'expédition du Fram (1893-1896) à la conquête du pôle Nord et en fera son « second » pour l'ultime tentative : trois ans de voyage, de périls, de solitude et de souffrances. Plus tard, c'est Amundsen qui s'appuiera un temps sur lui avant de l'exclure du premier cercle.
    Il admirait le premier, malgré son caractère implacable, et haïssait le second. Mais avec les deux, il manqua de mourir. Et de retour chez lui, il se sentit abandonné, jusqu'à son suicide en 1913. Messner se glisse ici dans la peau de ce héros injustement oublié pour lui rendre une voix : grâce à lui, au fil des pages, Johansen dépeint des épopées aujourd'hui d'un autre temps et met en lumière le caractère de ses « chefs », tant admirés et redoutés, qui contribuèrent, malgré tout, à donner un sens à sa vie.

  • Cinq adolescents vont passer leurs vacances dans une base scientifique au pôle Nord. Le professeur Grant, père de Jean, a fabriqué une combinaison composée de l'antigel d'un tardigrade et du tissu vivant d'un blob, qui devrait permettre aux membres de la base de descendre sous la banquise pour trouver un précieux minerai. Pour ne pas éveiller les soupçons des Pôldoves, scientifiques des pays limitrophes ayant leur base aussi sur le Pôle, l'équipe voyage à bord d'un faux iceberg. Mais leur expédition tourne au drame lorsqu'un des membres est atteint d'un mal étrange dû à un virus préhistorique, trouvé dans une carotte de glace... Ce virus deviendra une arme bactériologique convoitée par une puissance étrangère. Heureusement, face aux nombreux dangers qui les guettent, les cinq amis pourront compter sur la présence de deux êtres exceptionnels, le blob « Blobby » et le tardigrade « Elliot ». Deux êtres d'exception, en effet, et ils existent vraiment ! Le blob n'est ni plante, ni animal, ni champignon et pourtant, il se déplace, voit, sent, respire, s'accouple... Il n'a pas de neurones et pourtant, il est capable d'apprendre et de résoudre des problèmes... Le tardigrade, minuscule par sa taille, mais grand par ses dons extraordinaires ! Il est capable de survivre dans des conditions extrêmes, de réparer son ADN et a même été envoyé dans l'espace !

  • La disparition rapide de la banquise estivale dans l´Arctique laisse entrevoir la possibilité de sa dislocation à terme et de passages maritimes libres de glace sur des périodes de plusieurs mois. Le déclin de la banquise nous permettra-t-il d´exploiter des ressources naturelles - minerais, hydrocarbures - que certains évoquent comme un nouvel eldorado ? Les médias rapportent régulièrement les jeux de pouvoir qui se dessinent dans l´Arctique actuellement. Certains parlent même d´une « bataille pour l´Arctique », d´une nouvelle « guerre froide » pour les ressources de la région, voire d´une possible guerre entre pays riverains de l´océan Arctique pour le partage de ses richesses. De tels scénarios catastrophes sont-ils crédibles compte tenu des enjeux dans cette région ? Devant l´ampleur des changements climatiques que connaît l´Arctique, les rivalités qui se dessinent sur les plateaux continentaux et les passages arctiques pourront-elles se résoudre grâce à une coopération qui se dessine déjà ?


  • Le cyber est sans conteste devenu un élément géopolitique, en ce qu'il façonne, à sa manière, les rapports entre acteurs du jeu international - le dossier proposé par ce numéro de Politique étrangère le rappelle. Mais en même temps qu'il les façonne il les subvertit, en ouvrant de nouveaux champs d'action à de multiples acteurs. Tenter de maîtriser ce nouvel espace stratégique, c'est s'interroger sur la grande diversité des pratiques cyber pouvant mettre en cause notre sécurité, sur l'ensemble des acteurs susceptibles d'y recourir - États, entreprises, groupes mafieux, individus... -, sur les réponses à mettre en oeuvre, et sur les régulations internationales possibles. Le tout pour un enjeu essentiel : la sauvegarde de nos libertés individuelles, et de nos souverainetés économiques et politiques.
    Au-delà de ce nouveau champ cyber, Politique étrangère s'arrête sur quelques logiques actuelles de recomposition de la puissance. Les pays d'Europe centrale tentent-ils désormais de se définir une place particulière, commune, dans l'Union européenne ? À Washington, les nominations de Mike Pompeo et John Bolton marquent-elles une inflexion « brutaliste » de la diplomatie trumpienne ?

    Quant à l'Inde, elle est trop souvent marginalisée dans nos fresques géopolitiques. Son poids démographique, sa dynamique économique, ses choix diplomatiques lui garantissent-ils un poids décisif dans un futur proche ? Ou ses problèmes internes, ses disputes de voisinage brideront-ils durablement son envol de puissance ?




  • Deux espaces stratégiques sont à l'honneur dans le numéro de la rentrée de Politique étrangère.
    L'un, l'espace Arctique, aligne les enjeux : militaires, énergétiques, climatiques, économiques et commerciaux. Avec des revendications qui se croisent, s'opposent, mais essaient de dialoguer dans un multilatéralisme tempéré. L'Arctique serait-il la survivance d'un multilatéralisme mal en point, ou l'annonce d'une société internationale mieux gérée en commun ?
    Tout autre tableau : celui qu'offrent le Golfe arabo-persique et le Levant. Des rivalités ouvertes de puissances régionales qu'échouent à maîtriser des puissances extérieures démonétisées. La crise qui oppose l'Arabie Saoudite au Qatar n'est que l'écho d'oppositions mal stabilisées, d'une recomposition régionale (entre Arabie, Iran, Turquie...) dont les dynamiques nous échappent. Le tout dans une région qui demeure stratégiquement essentielle, pour tous les acteurs globaux, y compris en Asie.
    Plus proches de nous : les élections allemandes de septembre 2017. L'inconnue n'est pas tant le nom du vainqueur que sa marge de manoeuvre future. Angela Merkel disposera-t-elle de la coalition qui lui permettra de prendre les bonnes décisions pour l'Europe, avec un partenaire français qui est à la fois demandeur... et attendu ?

  • Les musées regorgent d'oeuvres d'art et d'objets révélateurs. Grâce à eux, on se souvient de la vie de nos ancêtres, de l'inventivité dont ils ont fait preuve, des savoir-faire qu'ils possédaient, des traditions qu'ils ont perpétuées, des événements qui les ont marqués. Avec ce numéro d'hiver, Continuité a voulu nous faire découvrir quelques-uns de ces artéfacts en demandant à 22 institutions muséales de partout au Québec de lever le voile sur leurs objets les plus intéressants. Hors dossier, un bilan du chemin parcouru depuis la reconnaissance du Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial, il y a 30 ans, un article sur l'acquisition par la Ville de Mascouche du manoir seigneurial qui se trouve sur son territoire et une chronique sur la restauration de la carte polaire du capitaine Bernier, ce grand explorateur du Nord.

  • L'île la plus au nord de l'Arctique. Le théâtre d'une tragédie humaine. Au cours des années 1950, le gouvernement canadien y a sauvagement déporté une centaine d'Inuits pour assurer la souveraineté territoriale du pays.
    Bien plus tard, mon frère Jess - sombre héros de mon histoire et de celle de ma soeur - s'y est réfugié pour échapper aux conséquences de ses crimes.
    Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres... Je suis artiste. Peindre l'horreur d'Ellesmere, l'hostile terre des sacrifiés, m'a propulsé sur la scène du monde... Je suis connu, encensé. Mais personne ne connaît mon histoire. Ni celle de mon frère, ni celle de ma soeur. Aurais-je quelque secret à livrer maintenant que ce goulag de glace a englouti ceux que cachait ma famille? Ellesmere est mon aveu.

  • L´invasion a débuté sur Terre il y a de nombreuses années. Les Aliens sont là, partout à la surface du globe mais ne peuvent tout contrôler. Pas encore du moins, mais la dernière phase de leur plan est sur le point de commencer... Quelque part en Amérique du Nord, un petit groupe de rebelles entrera en possession d´une arme terrifiante, capable du pire. Capable de chasser, d´exterminer, les envahisseur. Dès lors, une course contre la montre va s´engager. La guerre prend un nouveau tour, l´espoir renaît, mais l´ennemi est de plus en plus impitoyable. Les alliances se font et se défont, les amis s´éloignent, d´autres meurent, pour qu´enfin l´humanité retrouve sa liberté...

  • Joseph-Elzéar Bernier est un des plus illustres explorateurs et navigateurs du Canada. Né en 1852 à L'Islet-sur-Mer dans une famille de grands navigateurs, il deviendra lui-même capitaine à l'âge de 17 ans seulement. Animé d'une passion sans borne pour l'Arctique, il mènera plus de dix expéditions sur les mers du Nord entre 1906 et 1925. Le 1er juillet 1909, Joseph-Elzéar Bernier dépose une plaque sur l'île de Melville proclamant la souveraineté du Canada sur les îles de l'Arctique.

  • Beyrouth, Fukushima, les plaines de l'Arctique, les hautes forêts de l'Amérique du Nord, les endroits sablonneux ou rocheux où on saigne, où il n'y a que la foi et le courage qui rendent la vie supportable : ce sont les cadres de «À l'ombre de ta voix». La voix est tout ; tout a une voix. Nous vivons toujours à l'ombre des voix, elles forment notre contexte humain. La voix du recueil change de page en page. C'est un recueil qui traverse le deuil, qui le tire de son angoisse pour rétablir la certitude de la naissance et de la mort, pour ouvrir le coeur à la lumière des bougies de veille lointaines. La voix de la planète ébranle le corps, celle des mourants en Syrie fait chanceler le coeur ; les voix des sans-équilibres brisent nos conceptions de la conscience. Mais c'est la présence féminine, comme motif unificateur, qui neutralise le désespoir et met la vie dans son propre contexte comme expression tellurique et espoir sidéral.

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