• Enfant morose, adolescent cafardeux et adulte neurasthénique, Michel H. aura toujours montré une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, Michel décide de se révolter contre son destin chagrin. Il se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur...
    Quête échevelée de la félicité dans un 32m2 cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, Le bonheur est au fond du couloir à gauche est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l'existence plus efficacement qu'un anti-dépresseur.
    J.M. Erre est né à Perpignan en 1971. Il vit à Montpellier et enseigne le français et le cinéma dans un lycée de Sète. Il écrit des romans publiés par Buchet/Chastel depuis 2006.

  • La crise du Covid révèle la difficile intégration de nos organisations sociales, économiques et politiques au sein de la toile du vivant planétaire, preuve de la crise de notre relation au vivant.En quoi le biomimétisme peut-il nous aider à faire face à cette crise ? La vision biomimétique vise à rendre compatibles les flux des activités économiques avec ceux du vivant, en s'assurant de la compatibilité de les matériaux et processus mobilisés par l'économie avec les capacités biologiques de la biosphère.Emmanuel Delannoy cherchera à éclairer les limites de la transition écologique actuelle, ainsi que les perspectives ouvertes par une conception régénératrice et réparatrice de l'économie. Puis il présentera les valeurs et les principes d'actions pour une éthique du biomimétisme.

    /> Parmi les pionniers du biomimétisme en France, Emmanuel Delannoy explore, depuis plus de vingt ans, les zones de friction et les convergences possibles entre économie et biodiversité. Depuis 2018, il est associé fondateur de Pikaia, où il oeuvre à favoriser la métamorphose des entreprises vers des modèles résilients, régénératifs et inspirés par le vivant. Il est déjà l'auteur de deux ouvrages publiés par Wildproject : L'économie expliquée aux humains (2011) et Permaéconomie (2016).

  • Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale.
    Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires - un monde social fracassé, au bord de l'implosion.
    Loin d'être l'oeuvre d'un " adversaire sans visage ", cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.
    À ceux qui taxent indistinctement de " populisme " toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du " bourgeoisisme ".

  • La route du jeune Jack London est celle qu´il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d´un pays ravagé par la crise ! C´est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu´il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c´est également le premier témoignage d´importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d´aventures. Kerouac ne s´y trompa pas en intitulant son propre chef-d´oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Cleveland, 2008. Lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis, la ville de Cleveland (Ohio) est frappée de plein fouet. Anna, 17 ans, fuit sa famille en faillite et ses parents défaillants, avec ses frères jumeaux Chris et Bog. Direction Winston High, le lycée de la ville, abandonné. Ils seront peu à peu rejoints par d'autres jeunes livrés à eux-mêmes ou fugueurs, Oliver, Dean, Lily, Dalila, Bart... Puis Elijah qui trouve aussi refuge au sein de ce grand paquebot qui prend l'eau pour tenter de rester à la surface de cette ville qui sombre. À la tête de cette petite bande, Anna tente de maintenir le cap pour faire face au quotidien. Système D, débrouille, la bande s'organise pour survivre. La petite communauté repose sur un fragile équilibre. Jusqu'à l'arrivée de Marcus et des Pèlerins.

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime, tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si sage, que tous croyaient bien connaître... Après le formidable succès  de la saga L'Orpheline des neiges, Marie- Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.

  • Les secrets de naissance d'une sage-femme passionnée.
    Après des études à Toulouse, Angélina, la fille d'un cordonnier, s'est installée en tant que sage-femme dans la maison familiale, à Saint-Lizier, dans l'Ariège. L'exercice de son métier est difficile dans les campagnes en cette fin de XIXe siècle. Accaparée par son travail, elle peut compter sur sa protectrice, Gersande de Besnac, pour s'occuper de son fils Henri qu'elle élève seule. Grâce à ses compétences et à sa disponibilité, sa réputation ne cesse de grandir. Son bonheur serait complet si elle ne désespérait de revoir un jour Luigi, un bohémien dont elle s'est éprise et qui s'est réfugié en Espagne pour fuir de fausses accusations de meurtre. Au lieu du ténébreux gitan, dont la naissance s'entoure de mystère, c'est Guilhem, le premier amour d'Angélina et le père d'Henri, qui revient au pays. Il est accompagné de son épouse légitime, mais semble n'avoir rien oublié de ses sentiments pour la sage-femme...Avec son incomparable talent pour les sagas fertiles en coups de théâtre, aux personnages plus attachants les uns que les autres, Marie-Bernadette Dupuy nous embarque une fois encore dans un tourbillon d'aventures et de passions.

  • 1878, dans les Pyrénées. Angélina, la fille d'un cordonnier, n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par son amant, la jeune fille se résigne à confier l'enfant qu'elle a eu de lui à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse.
    Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin obstétricien dont elle devient la femme. Mais sa belle-famille la regarde de haut et Angélina, malgré l'aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu'elle n'est pas faite pour la vie mondaine.
    Elle décide de reprendre sa liberté et part s'installer dans sa région natale pour exercer enfin son métier...
    Avec ce sens du suspense et de l'émotion qui font de ses romans des moments de lecture inoubliables, Marie-Bernadette Dupuy nous entraîne sur le chemin semé d'épreuves, de joies, de sacrifices, d'une femme généreuse prête à tous les combats pour que s'accomplisse son rêve...

  • Partant des différents mouvements de défiance ayant parcouru la société française depuis le début de l'épidémie de Covid-19, l'ouvrage étudie comment cette extrême défiance peut être corrélée à une tentation complotiste et à des attitudes populistes. Il s'agit à la fois de montrer que la confiance manifestée par les citoyens dans les institutions est un déterminant essentiel de la nature des mesures mises en place et comment la confiance institutionnelle et interpersonnelle a des conséquences majeures en termes sanitaires. L'enjeu atteint son paroxysme lorsqu'il s'agit de la vaccination ! Enfin, l'auteur propose une analyse des raisons de cette forte défiance touchant nos institutions et se fait force de propositions.

    Antoine Bristielle, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, est professeur agrégé de sciences sociales, chercheur en science politique au laboratoire PACTE, Sciences Po Grenoble.

  • Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
    Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des " communs " contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
    Mais, selon les auteurs, le commun ne tient ni de l'essence des hommes ni de la nature des choses, mais de l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est " commun ", réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution ?



  • « Ce que désire la classe des professionnels bien diplômés, c'est une méritocratie plus parfaite : un système où ceux qui ont du talent peuvent s'élever. Quand on est parvenus à la diversité et que les gens brillants de toutes races et de tous sexes ont été dûment qualifiés, cette espèce de libéral ne peut pas vraiment concevoir d'autres griefs contre le système. Les revendications des travailleurs ordinaires ne les touchent pas : les vigiles, les serveurs de fast-foods, les aides à domicile et les gardes d'enfant - dont la plupart sont des femmes et des personnes de couleur - qui n'ont pas de diplôme universitaire. »
    Ce livre analyse l'abandon par les « nouveaux démocrates » des classes populaires et des syndicats au profit des classes aisées et cultivées. Il rappelle ce que cette « économie de la connaissance » a coûté aux travailleurs manuels et aux catégories peu diplômées, condamnées à la relégation sociale et à une forme de plus en plus agressive de mépris culturel. Dépréciées par le parti qui leur servait autrefois de véhicule politique, elles sont devenues plus attentives aux thématiques identitaires de démagogues réactionnaires. Comme celui qui vit à la Maison-Blanche.

  • Pianiste virtuose, Hélène, 23 ans, est pétillante de vie. Appelée au chevet d'un vieil ami mourant, elle rencontre Alexandre, un inconnu dont le regard magnétique et la
    force paisible troublent la jeune femme jusqu'au plus profond de son être.
    Qui est-il? La réponse glace le coeur d'Hélène : il est prêtre...
    Elle est alors loin d'imaginer les années de douleur et de tourments qui l'attendent.
    Alexandre, qui a juré fidélité à Dieu, se trouve face a un choix cornélien. Renoncera-t-il à son sacerdoce pour aimer Hélène ?

  • Dossier 1 : Défendre la République
    -> Entretien - Régis Debray : « La République peut être orgueilleuse mais pas méprisante » Pour Régis Debray, les fondements de la République laïque ne reposent pas sur des idées libertaires. Sans renoncer à ce que nous sommes, il faut de la compréhension et de la pédagogie pour transmettre nos valeurs et ne pas heurter inutilement des sensibilités.
    -> « République », le régime qui nous divise le plus ? par Jacques de Saint Victor Jacques de Saint Victor compare la situation de 2020 à celle de 1789 lorsque les élites ne soutenaient plus les grands principes du pouvoir en place. Le modèle républicain est aujourd'hui attaqué par les partisans d'une « laïcité ouverte » qui sert le prosélytisme religieux et les questions identitaires.
    -> Entretien - Catherine Kintzler : « La laïcité est le contraire d'un intégrisme » Signataire de la tribune « Profs, ne capitulons pas ! » (Nouvel Obs, 1989), Catherine Kintzler dresse le bilan trente ans plus tard et déplore les multiples renonciations de l'Éducation nationale face aux pressions religieuses et communautaires.
    -> Et aussi Michel Onfray, Sébastien Lapaque et Marin de Viry
    Dossier 2 : La crise de 1929, ruptures et rebonds
    -> Entretien - Jean-Claude Trichet : « Préparer l'économie et la société aux défis de demain » Jean-Claude Trichet analyse les trois crises économiques qui ont ébranlé l'Occident (1929, 2008 et 2020) et détaille les politiques mises en place pour y remédier.
    -> La crise de 1929 aux États-Unis : un nouveau monde ? par Bertrand Van Ruymbeke Bertrand Van Ruymbeke décrit les mesures prises par les présidents Hoover et Roosevelt pour répondre au krach boursier de 1929.
    -> Les années trente en France par Éric Roussel
    En plus de provoquer du chômage, la crise de 1929 remit en cause les institutions et la démocratie en France. Ces bousculements ne sont pas étrangers à l'avènement de la Seconde Guerre mondiale selon Éric Roussel.
    -> « Le fascisme ne passera pas » par Michel Winock
    Michel Winock explique pourquoi la France échappa à la vague antidémocratique et fasciste que connurent d'autres pays européens dans les années trente.
    -> La couture ne connaît pas la crise par Sophie Kurkdjian
    L'industrie de la mode fit preuve de créativité face à 1929. Elle modifia ses méthodes de production, changea les conditions de travail et se démocratisa.
    -> Et aussi Jacques Mény, Jean-Pierre Naugrette, Marc Cerisuelo, Jean-Claude Milner et Sébastien Lapaque.
    Littérature
    -> Inédit Mon pays, c'est l'écriture par Faïza Guène
    Née en 1985 à Bobigny de parents algériens, Faïza Guène a décidé de tracer ses propres frontières.


    Revue des
    Deux Mondes
    Février 2021
    ISBN 9782356502391 Directrice :
    Valérie Toranian
    En kiosque : 22 janvier En librairie : 3 février

  • S'appuyant sur l'expérience zapatiste - une " utopie réelle " a fêté ses 20 ans -, ce petit livre incisif invite à rouvrir le futur et à engager résolument une réflexion sur ce que pourrait être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. Construire (une autre réalité) et résister (aux avancées de la dépossession capitaliste) sont désormais deux aspects inséparables d'une même démarche, dont on ne peut ignorer la dimension conflictuelle. Il est temps de rouvrir le futur. Et d'engager résolument la réflexion sur ce que peut être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. C'est ce que propose ce livre, en prenant notamment appui sur les expérimentations sociales et politiques accumulées par l'insurrection et les communautés zapatistes, une " utopie réelle " de grande envergure. Pratiquer une démocratie radicale d'autogouvernement et concevoir un mode de construction du commun libéré de la forme État ; démanteler la logique destructrice de l'expansion de la valeur et soumettre les activités productives à des choix de vie qualitatifs et collectivement assumés ; laisser libre cours au temps disponible, à la dé-spécialisation des activités et au foisonnement créatif des subjectivités ; admettre une pluralité des chemins de l'émancipation et créer les conditions d'un véritable échange interculturel : telles sont quelques-unes des pistes qui dessinent les contours d'un anticapitalisme non étatique, non productiviste et non eurocentrique. En conjuguant un effort rare de projection théorique avec une connaissance directe de l'une des expériences d'autonomie les plus originales des dernières décennies, Jérôme Baschet s'écarte des vieilles recettes révolutionnaires dont les expériences du XXe siècle ont montré l'échec tragique. Il propose d'autres voies précises d'élaboration pratique d'une nouvelle manière de vivre.

  • Les derniers mondains

    Camille Pascal

    • Plon
    • 3 Octobre 2019


    Camille Pascal, lauréat du Grand Prix du roman de l'Académie française, prend la plume pour se désennuyer d'une société où les bien-pensants triomphent et pour rendre un hommage ému et amusé à la France qu'il aime et qui tend à disparaître.

    " Après m'être essayé à emboîter mes pas dans le sillage de ces mémorialistes qui avaient fait mes délices, pouvais-je pour autant prétendre succéder aux auteurs qui ont élevé la chronique mondaine au rang de chef d'oeuvre absolu ? Evidemment non. De création littéraire il ne pouvait donc pas être question, sauf à sombrer dans le pastiche sans talent. Il n'était pas d'avantage envisageable de maquiller ce livre en grave ouvrage d'histoire ou de sociologie, ils abondent et je n'inscris pas le Collège de France au programme de mes ambitions. J'ai repris ma plume pour me désennuyer d'une société où les bien-pensants et l'égalitarisme triomphent, il aurait été un comble que je m'emploie à ennuyer mes lecteurs par de savantes démonstrations.
    Si j'ai entrepris l'écriture de ce livre c'est pour le plaisir d'écrire et de sacrifier tout à la fois à mon goût du récit et à ma passion de l'anecdote mais c'est aussi pour rendre un hommage ému et parfois amusé à cette France que j'aime, qui ne veut pas mourir et qui est parvenue, mais pour combien de temps encore, à suspendre la marche du temps perdu. " Camille Pascal

  • Jusqu'où aller pour survivre ? 1867. Une terrible famine dévaste la Finlande. Malgré l'hiver glacial, Marja n'a d'autre solution que de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, abandonnant sa ferme et son mari, au seuil de la mort. Elle ira à Saint-Pétersbourg, dans l'espoir d'un sort meilleur. Et ils sont nombreux à se diriger vers le sud, cohortes de paysans errants désespérés mais résolus à survivre. Sur la route, elle rencontre Ruuni, un jeune garçon qui lui semble digne de confiance. Mais face à un tel dénuement pourra-t-il leur venir en aide ? En butte à la méfiance, l'égoïsme et la haine, une lutte de chaque instant s'engage où le vivant tourne au spectre et le climat extrême à l'angoisse pure. Peinture sensible d'un calvaire, alternant descriptions réalistes et passages oniriques, La Faim blanche est un roman d'une grande intensité dramatique, où l'on découvre l'une des dernières marches pour la faim à l'orée du XXe siècle. Aki Ollikainen met au jour les abîmes de la nature humaine, mais aussi les espoirs qu'elle fait naître.

  • Cet ouvrage vient combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attente a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.
    L'histoire développée ici s'attache, du XIX e siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
    En partenariat avec Le Mouvement social.

  • Si l'urgence et les injonctions économiques demeurent les grandes lignes conductrices de notre époque, il faut bien reconnaitre qu'une rupture s'est faite en ce qui regarde le temps historique. Suite à l'effondrement d'une vision optimiste de l'avenir, celle de la modernité, le présent règne désormais en maître, nous rendant incapables d'envisager un futur autre. Jérôme Baschet étudie ici les mécanismes propres à cette hégémonie et propose quelques voies pour en sortir et rouvrir le futur.
    Le manque de temps est l'une des pathologies de l'homme moderne. Elle s'aggrave sans cesse dans notre monde soumis à la tyrannie de l'urgence, saturé d'écrans chronométriques et exigeant toujours plus d'efficacité, de rapidité, de calculs et d'anticipations à court terme. Quant à notre rapport au temps historique, au passé et au futur, il a été entièrement bouleversé au cours des dernières décennies. Alors que dominaient jadis la foi dans le progrès et la certitude d'un avenir meilleur, nous vivons désormais le règne sans partage du présent perpétuel.
    Dans une langue à la fois lumineuse et érudite, cet essai intense s'efforce, en s'appuyant notamment sur l'expérience rebelle des zapatistes du Chiapas, d'identifier des modalités émergentes du rapport au temps et à l'histoire - ce dont découlent aussi quelques propositions visant à arracher le savoir historique à l'étouffement présentiste. Sans en revenir au futur de la modernité, connu d'avance et garanti par les lois de l'histoire, il s'agit - et c'est un enjeu politique majeur de notre époque - de rouvrir le futur, de faire place au désir de ce qui n'est pas encore, sans l'enfermer dans aucune forme de planification.
    Jérôme Baschet nous invite ainsi à repenser la temporalité révolutionnaire, loin des schémas convenus d'un Grand Soir toujours remis à plus tard ou d'un enfermement dans le pur instant de l'action immédiate. Il s'agit au contraire de poser les bases qui permettent de tenir ensemble incandescence du maintenant et souci de l'à-venir, agir présent et anticipation stratégique, sens de l'urgence et nécessité de la préparation.

  • Par delà le choc des émotions, les scandales qui affectent l'Église réclament une critique de fond sur leurs vraies causes : six théologiens majeurs rompent avec la langue de bois et posent ici les plus dérangeantes questions.
    L'omerta sur les abus sexuels dans l'Église est levée. Mais comment l'Église s'empare-t-elle de cette question ? Et quel peut être l'apport de théologiens accompagnant des personnes victime d'abus ? Ils sont cinq à identifier ici la responsabilité spécifique de la théologie et de ce qui doit évoluer en elle " au coeur de la crise ". Ils pointent du doigt les sujets sur lesquels l'Église doit se repositionner dans son enseignement afin de prévenir les dérives.
    Quand la foi est source de manipulations, quand le silence augmente la gravité des fautes, quand l'autorité d'un ministre ordonné par l'Église justifie les plus graves désordres, quand la formation des prêtres élude ces problèmes... Tout est passé en revue pour offrir une réponse courageuse.
    Un livre choc.

  • Partez à la rencontre de Mazie Phillips, inoubliable héroïne à la gouaille mordante du New York des années folles. Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l'on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d'or, les idylles et la consommation d'alcool - malgré la Prohibition - vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa " cage " et faire la fête, notamment avec son amant " le capitaine ". Avec l'arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d'ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée " la reine du Bowery ", elle devient alors une personnalité incontournable de New York. Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie - dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime -, mais aussi Soeur Ti, son unique amie, sa soeur Jeanie, l'agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle... Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.

  • Comment une entreprise peut-elle se développer et tendre vers l'excellence en bonne entente avec ses équipes ? Dans la troisième édition de cette bible de l'intelligence collective, vous découvrirez tout ce qui fonde un management d'entreprise réussi et humain.
    Si aujourd'hui l'importance de l'intelligence collective n'est plus remise en doute, c'était loin d'être une évidence lors de la première édition de cet ouvrage. Ce livre relate la success story d'Elis, entreprise familiale devenue leader européen dans le domaine des services à l'entreprise en matière d'hygiène, de confort et de bien-être. Philippe Bernard, son président jusqu'en 2007, et Vincent Lenhardt, le spécialiste du coaching en France, qui l'a accompagné, décrivent comment ils ont conduit le changement au sein de l'entreprise et développé l'intelligence collective de l'équipe de direction. Ils témoignent du travail en profondeur qu'a nécessité cette mise en place et théorisent l'approche intégrative avec une attention particulière portée à l'exemplarité des acteurs et à l'accompagnement individuel et collectif.
    Vincent Lenhardt détaille dans cette troisième édition de nouveaux développements comme la mise en place d'une culture Coach & Team, avec chaque dirigeant aujourd'hui véritable développeur de talents, et l'importance d'être agiles, tout en associant productivité et responsabilité sociale et environnementale. Il expose également comment la pandémie de Covid est un véritable amplificateur des mutations en cours que ce soit au niveau numérique ou pour le travail, replaçant l'humain au centre.
    Plus que jamais d'actualité, cet ouvrage fondateur de l'intelligence collective permettra à tout dirigeant de tendre vers l'excellence en bonne entente avec ses équipes.

  • Comment expliquer l'insolente victoire des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l'une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que, en dépit du chaos qu'il a généré et des désastres qu'il continue de préparer, le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Pour Dardot et Laval, le néolibéralisme est tout autre chose qu'une théorie qui aurait " failli " : c'est un véritable mode de gouvernement des sociétés, en train de réaliser la sortie de la démocratie. Comment expliquer l'étrange survie des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l'une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Au moment de son déclenchement, nombre d'économistes parmi les plus célèbres avaient hâtivement annoncé sa " mort ". Ils n'ont vu dans la poursuite des politiques néolibérales que le résultat d'un entêtement doctrinal. Pour Pierre Dardot et Christian Laval, le néolibéralisme n'est pas qu'un simple dogme. Soutenu par des oligarchies puissantes, il est un véritable système politico-institutionnel obéissant à une logique d'autorenforcement. Loin d'être une rupture, la crise est devenue un mode de gouvernement d'une redoutable efficacité. En montrant comment ce système s'est cristallisé et solidifié, le livre explique que le verrouillage néolibéral a réussi à entraver toute correction de trajectoire par la désactivation progressive de la démocratie. Accroissant le désarroi et la démobilisation, la gauche dite " gouvernementale " a contribué très activement au renforcement de la logique oligarchique. Ceci peut conduire à la sortie définitive de la démocratie au profit d'une gouvernance expertocratique soustraite à tout contrôle. Pourtant, rien n'est encore joué. Le réveil de l'activité démocratique, que l'on voit se dessiner dans les mouvements et expérimentations politiques des dernières années, est le signe que l'affrontement politique avec le système néolibéral et le bloc oligarchique a déjà commencé.

  • Plus aucune excuse pour s'en foutre...ATTENTION !
    La consultation de ce livre peut entraîner :
    o une détérioration irréversible de vos oeillères
    o un encombrement du canal apathique
    o un amaigrissement de vos préjugés
    o un affaissement de la mauvaise foi
    o voire une éruption de croyances nouvelles.
    En cas de lecture accidentelle, prévenir immédiatement votre entourage et consulter un spécialiste.
    Et tout le monde s'en fout est une websérie sur des sujets importants qui se trouvent sous notre nez et que l'on refuse pourtant de regarder en face, que ce soit à propos de l'environnement, de la science, de la psychologie ou de la société en général. Depuis sa cave, Lexa nous explique en râlant qu'avec des petites actions et une grosse prise de conscience, on peut se changer soi-même pour changer le monde !

  • Même un ministre du Budget peut frauder le fisc ! Comment est-ce possible ? Deux sociologues ont décidé d'aller voir par eux-mêmes comment l'on extrade aujourd'hui les petites, mais surtout les grandes fortunes. Suisse, Luxembourg, paradis fiscaux, sociétés écrans, montages financiers, cette enquête de terrain, ludique et argumentée permetde comprendre les rouages de l'évasion fiscale et ses enjeux politiques. En effet, la clé du coffre est sans doute cachée du côté de Bercy ...
    Comment planquer son magot ? Inspirés par les récents exemples de Jérôme Cahuzac et de Liliane Bettencourt, deux sociologies décident à leur tour d'extrader leur maigre fortune. Un jeu de rôle commence, qui va les mener au coeur du système de l'évasion fiscale.
    Cette tentative d'évasion les conduit d'abord en Suisse, où ils se livrent à une observation
    in vivo du petit monde doré des exilés fiscaux. De banques en trusts, ils expliquent au passage comment les milliards fugitifs s'abritent derrière un maquis touffu de montages financiers.
    Mais si la grande évasion fiscale finit sa course sous les palmiers ou au pied de grands sommets enneigés, elle s'organise en réalité beaucoup plus près de chez nous. Où l'on découvre, de retour en France, les petits arrangements entre amis qui se trament sous la houlette de Bercy...
    Au-delà des scandales qui font la une, voilà une enquête vivante et accessible permettant de comprendre les rouages de l'évasion fiscale et ses enjeux politiques. Une investigation éclairante dont l'objectif est de battre en brèche le pouvoir symbolique lié à l'opacité de la spéculation financière, à la cupidité et au cynisme des plus riches mobilisés pour accumuler toujours plus d'argent.

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