• Le fils, c'est André. La mère, c'est Gabrielle. Le père est inconnu.
    André est élevé par Hélène, la soeur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille.
    Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le coeur d'une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.
    Avec ce nouveau roman, Marie-Hélène Lafon confirme la place si particulière qu'elle occupe aujourd'hui dans le paysage littéraire français.
    Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Tous ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

  • Claire, qui vit en Europe, passe l'été à Tokyo chez ses grands-parents. L'objectif de plus en plus lointain de ce séjour est d'emmener ces derniers en Corée renouer avec leur pays qu'ils ont fui pendant la guerre civile il y a plus de cinquante ans.
    Claire partage son temps entre le quartier coréen de Tokyo, l'appartement des grands-parents et le monde de la petite Mieko, dont elle doit s'occuper pendant les vacances d'été japonaises.

    L'écriture précise et dépouillée d'Elisa Dusapin parvient à plonger le lecteur dans une atmosphère intime de douceur et de violence feutrée. Elle excelle à décrire l'ambivalence propre aux relations familiales : les cruels malentendus comme l'amour entre les personnages sont d'une puissante justesse.

    Née en 1992 d'un père français et d'une mère sud-coréenne, Elisa Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy. Pour son premier roman paru aux Editions Zoé, Hiver à Sokcho elle reçoit le Prix Walser, le Prix Alpha, le prix Régine Desforges, et est lauréate de l'un des prix Révélation de la SGDL.

  • Quelles sont les origines de nos familles ?
    Comment se sont-elles construites à travers les siècles et les pays ?
    Le succès mondial des tests ADN apporte une formidable dynamique autour de l'histoire de nos familles et de la généalogie. Chacun a désormais un accès direct à la découverte de ses origines, les généalogistes peuvent identifier des ancêtres inconnus, vérifier des parentés en remontant jusqu'aux Gaulois ou aux Vikings, et parfois même résoudre des énigmes telles celles de Louis XVII ou du fils caché d'Hitler.
    Cet ouvrage est le premier à relier la généalogie aux découvertes génétiques. En s'appuyant sur de nombreuses histoires vraies, aussi étonnantes que bouleversantes (retrouvailles surprenantes, enfants substitués, secrets de famille...), il apporte aussi un décryptage précis de l'usage de chaque test ADN - comment l'interpréter, l'influence des grandes migrations, la lecture des chromosomes X et Y, la triangulation, l'épigénétique...
    Surnommé par de nombreux medias le « pape de la généalogie », Jean-Louis Beaucarnot est l'auteur de plusieurs best-sellers sur les noms de famille et l'histoire de nos ancêtres. Véritable expert, il a également animé de nombreuses émissions autour de la généalogie.

  • À Nove Mesto, une petite ville d'Europe centrale, quand Baba accouche d'Elena un premier avril, tout le monde croit à une farce. Baba est tellement grosse que personne n'avait vu qu'elle était enceinte de ce sixième enfant, arrivé vingt ans après les autres.
    La fillette grandit dans un monde de femmes, entourée par sa mère et ses soeurs. L'une d'elle, Magda, est partie vivre en France. Elle revient chaque mois d'août avec sa fille, Anna. Une amitié étrange, intense, unit les deux enfants ; Elena ne vit que pour ces étés de retrouvailles.
    Pendant que le pays se transforme avec Tchernobyl et la chute de l'URSS, insidieusement, une distance se creuse entre ces femmes.
    Il y a un présent d'éternité dans ce premier roman où les destins se dévoilent avec une vérité sèche, coupante comme une herbe en été.
    « Magnifique roman porté par un souffle évocateur admirable qui distille dans nos veines une nostalgie prenante. » Sylvain Trudel
    Ludmila Charles est née en 1967. Elle enseigne la littérature à l'université. Elle vit à Paris, dans le quartier de Barbes.
    La belle saison est son premier roman.

  • 1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l'effondrement d'une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s'est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l'homme qu'elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s'activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d'Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
    Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l'une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d'une balle dans le dos... L'enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu'elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu'elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?
    Marie-Bernadette Dupuy est l'auteur d'une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, qui lui a permis de conquérir le coeur de nombreux lecteurs. Elle revient avec une époustouflante saga, dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.
     

  • Dans le village minier de Feymorau, en Vendée, dans les années vingt, Isaure, fille de paysans de la région, et Thomas, un mineur dont la femme, d'origine polonaise, est repartie vivre dans sa patrie, décident de faire fi de la morale et de leur culpabilité : ils s'aiment et se retrouvent en cachette sous le vieux chêne qui abritait leurs rendez-vous adolescents.
    Un dimanche, alors qu'elle vient de passer la nuit avec Thomas, Isaure est appelée d'urgence au chevet de sa mère, Lucienne. Celle-ci est au plus mal. Avant de mourir, elle tient à avouer à sa fille le secret de sa naissance : le véritable père d'Isaure n'est autre que le châtelain local, le comte de Régnier, l'amour de jeunesse de Lucienne.
    Cette terrible révélation bouleverse Isaure, qui voit ses tourments familiaux s'éclairer d'un jour nouveau. Mais elle ignore encore à quel point cet aveu va faire basculer son destin...
    Marie-Bernadette Dupuy  nous entraîne dans une époustouflante saga dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.

  • Suite de la saga de la famille Roy-Dumont en Charente. Le sixième tome de la saga des Roy au coeur de la Charente après Le Moulin du Loup, Le Chemin des Falaises, Les Tristes Noces, La Grotte aux fées et Les Ravages de la passion.Claire eut un pincement au coeur, comme chaque fois que sa fille adoptive revendiquait ses origines maternelles. Mais elle céda l'instant suivant à la douce ambiance qui régnait ce soir-là dans l'enceinte de son cher Moulin.
    Bercée par la musique et les refrains que chacun reprenait, elle éprouvait un agréable sentiment de plénitude. Il lui semblait que rien ne pourrait atteindre sa vallée et ceux qu'elle chérissait. Sauvageon était couché à ses pieds ; la lune pointait à la cime d'un frêne.
    " Tant de bonheur, de quiétude ! songea-t-elle, déconcertée. Pourtant, les Allemands ont pris Paris... Demain ! Je m'en inquiéterai demain. Le danger viendra, mais je serai prête. "

  • Au XXe siècle. Le Moulin du Loup abrite les bonheurs et les drames de Claire, qui élève seule Faustine, la fillette que lui a confiée Jean Dumont, son premier amour. Retrouvailles, séparations puis la guerre vont jalonner la vie de ces trois êtres vulnérables.Claire, la fille du maître papetier Colin Roy, espère le retour de Jean Dumont, son premier amour, parti travailler au loin. Même si la vie les a séparés, le jeune homme lui a confié l'éducation de sa fille, Faustine, orpheline de mère. Au Moulin du Loup, la vie poursuit son cours paisible en cette année 1905. Portée par son entourage et sa passion pour l'herboristerie, Claire a trouvé un équilibre.
    Mais Jean est de retour, accompagné de Térésa, une veuve tapageuse et volubile. Le couple décide de garder Faustine, au grand désespoir de tous. Mais Claire ne renonce pas. Elle veut reconquérir l'homme qu'elle aime et retrouver coûte que coûte Faustine. Sa force morale et sa sincérité viendront à bout de tous les obstacles...

  • Pensées

    Marc Aurèle

    « Une excellente manière de te défendre d'eux, c'est d'éviter de leur ressembler. » VI, 6

  • Nous sommes en avril 1920. Même après la mort tragique de son jeune mari Denis Giraud, Faustine Roy enseigne toujours à l'institution Marianne, qui héberge une quinzaine d'orphelines. Matthieu, son ami d'enfance qui part souvent sur les chantiers un peu partout en Europe, lui rend visite le plus souvent possible, car les jeunes gens ne peuvent plus résister à l'amour longtemps contrarié qui les unit désormais.

    Or, la mort accidentelle de Raymonde, la fidèle et pétulante servante du Moulin du Loup, va plonger la famille dans le chagrin. Claire se voit obligée d'élever Janine, le bébé de trois mois que laisse la jeune femme, ainsi que Thérèse, sa fille de onze ans. Elle a également recueilli son demi-frère, Arthur, âgé de cinq ans et adopté Angéla, une des pensionnaires de l'école dirigée par Faustine.

    Une rencontre va lui redonner la force de vivre. Un jour, Victor Nadaud, son ami préhistorien, l'emmène auprès d'une châtelaine ruinée, Edmée de Martignac, dont la fille de huit ans, Marie, est très malade. Claire découvrira alors un vieux château mystérieux et utilisera pour la première fois son don de guérisseuse.

    Mais bientôt, Faustine et Matthieu sont obligés de se marier, la jeune femme étant enceinte depuis une rencontre passionnée survenue dans la grotte aux fées. Or, son deuil n'est pas achevé. C'est pourquoi Bertrand Giraud, son ancien beau-père - devenu maire du village et surtout principal bienfaiteur et gestionnaire de l'école où elle travaille -, lui en veut beaucoup. Il lui adresse alors de cruels reproches, allant jusqu'à la renvoyer.

    Mais l'amour sera plus fort que l'adversité. Pour éviter le scandale, le jeune couple s'unit civilement en présence de leurs amis et des deux familles, les Giraud et les Roy. Faustine et Matthieu peuvent enfin s'installer dans l'ancienne maison de Basile Drujon. Une fille naîtra au printemps dans des circonstances périlleuses.

    L'avenir semble donc lumineux pour les membres de la famille Roy. Claire se dévoue pour les siens et pour les malades de la vallée et Jean s'occupe de ses vignes. Pourtant, une violente tourmente sèmera la désolation quatre ans plus tard, alors que Jean s'absente avec la jolie Angéla pour un voyage au Québec qui changera l'ordre établi. Au même moment, les éléments naturels endommagent irrémédiablement le Moulin, remis en production depuis peu par Matthieu, bien décidé à devenir papetier tout comme le père de sa bien-aimée.

  • Troisième tome de la série initiée par Le Moulin du loup, Les Tristes Noces commence à la toute fin de la Guerre de 1914-1918. Après le retour de Jean et de Léon, sains et saufs, la vie cherche à reprendre son cours normal dans la vallée des Eaux-Claires. Faustine est maintenant institutrice dans un orphelinat d'Angoulème et doit se marier avec Denis Giraud, le riche héritier du domaine de Ponriant. Mais elle comprend vite qu'elle aime plutôt Matthieu, que sa famille considère comme son frère d'adoption. De leur côté, Jean et Claire connaissent encore des heures sombres. Lui n'a plus goût à travailler la terre, les horreurs qu'il a connues sur le front l'ayant profondément marqué. Quant à Claire, tout en tentant d'encourager son mari qui est presque totalement ruiné, elle décide de recueillir son jeune demi-frère Arthur, âgé de quatre ans, le garçon d'Étiennette.

    Or, la situation semble enfin s'améliorer quand le moulin est loué à un papetier anglais qui souhaite s'installer en France, William Lancester. Ce dernier, qui verse une avance qui sauve la famille de la ruine, profite rapidement des nombreuses absences de Jean pour courtiser Claire, de plus en plus distraite par ce jeu amoureux.

    Parallèlement, un double mariage est organisé : Faustine épouse Denis Giraud et Matthieu, qui suit des cours dans une école d'ingénierie, épouse Corentine Giraud, la soeur de Denis. L'avocat Bertrand Giraud apporte d'ailleurs son soutien financier à l'ouverture d'une institution pour orphelines que dirigera Faustine, sa belle-fille.

    Mais au domaine, la situation s'envenime. Denis se met à boire et devient de plus en plus violent et agressif envers Faustine. Il forcera même la bonne Greta à devenir sa maîtresse. Matthieu, lui, part travailler à l'étranger. Faustine, désespérée, se donne à lui et ils comprennent qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Cependant, Denis meurt accidentellement, et ce décès dont sa femme se juge responsable la persuade de renoncer à Matthieu. Pourtant, le soir où il revient dans la vallée, elle court vers lui et ils décident de ne plus se quitter.

  • De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ?
    Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur.
    Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Épinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ?
    Un livre pour comprendre et pour espérer.

  • La grande saga d'une famille au coeur des Charentes. La suite des romans Le Moulin du Loup, Le Chemin des Falaises, Les Tristes Noces et La Grotte aux fées.
    Jamais il n'avait éprouvé un tel sentiment de solitude. Le coeur serré, affamé, glacé, il eut soin d'éteindre la lampe de l'écurie et de mettre le loquet. Avant de reprendre le sentier qui grimpait jusqu'à la Grotte aux fées, il déposa sur le perron un petit paquet enrubanné de rouge. Avec son stylo, il écrivit " pour Claire " sur le papier bleu pastel. Puis il s'en alla, plus malheureux encore.

  • Marie, l´orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d´institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite deL'Orpheline du bois des Loups.

    « Marie ne put retenir ses larmes en assistant à l´échange des anneaux. Elle-même avait épousé Pierre dans cette petite église. La ronde des souvenirs continuait à la tourmenter malgré son désir de regarder vers le futur . » De 1946 à 1970. Les années de femme, de mère et d´épouse de Marie sont jalonnées d´intenses bonheurs (sa réussite tant privée que professionnelle, la naissance de ses petits-enfants, la venue dans la famille d´une jeune orpheline, son amour des siens, ses élèves à l´école) mais aussi de terribles douleurs (le suicide de l´une de ses filles, le décès de Nanette, sa fidèle nourrice, la jalousie et la rancoeur de ses « ennemis » anciens).

    Avec en toile de fond les grands événements et les faits marquants des Trente Glorieuses, l´élection de De Gaulle, l´émancipation des femmes, la marche sur la Lune...

    Une chronique attachante entre grande saga familiale et portrait intimiste d´une femme simple et courageuse.

  • Au milieu du XXe siècle, le choc et le désarroi d'une orpheline née au bord de l'Océan, recueillie dans les Pyrénées par une tante malveillante. Dans un village côtier de l'entre-deux-guerres, près de l'île d'Oléron, la petite Violaine vit heureuse au sein d'un environnement marin solidaire, où la principale richesse est l'ostréiculture, quand la mort de ses parents bouleverse son existence. L'orpheline est confiée à une tante qui habite un village des Pyrénées, près de Lourdes. Pour la fillette qui aimait tant l'Océan, l'accueil hostile de sa nouvelle famille et la vue oppressante des montagnes sont une terrible épreuve. Seule Sidonie, l'Espagnole aux dons de guérisseuse, touchée par la détresse de Violaine, va l'aider à reprendre goût à la vie...

  • « Suis-je le père de cet enfant parce que je l'ai engendré, ou parce que j'en prends la décision ? » À notre époque où les pères se font de plus en plus absents, Luigi Zoja répond à cette question impérative en se plaçant du point de vue du père pour livrer une brillante analyse des images archétypiques et des représentations mentales de la figure occidentale du père.
    Psychanalyste jungien ouvert à toutes les questions de culture et de société, l'auteur puise aux sources de l'anthropologie et de la mythologie et nous entraîne en particulier dans une vibrante relecture de la paternité depuis Homère et Virgile jusqu'au siècle du cinéma et des totalitarismes. Au coeur de la question du « devenir père », le clivage éternel du masculin entre deux identités non unifiées (mâle/père), le paradoxe du père affecté de rigidités affectives et relationnelles, sont éclairés par de nombreux exemples : Ulysse, Achille, Hector et Énée, le père américain selon Steinbeck, les pères des sociétés totalitaires mis en accusation par leurs propres enfants.
    Ce grand texte devenu un classique nous aide à comprendre pourquoi tant d'enfants, élevés sans père et sans idéal paternel, sont assaillis par un essaim d'images virtuelles à caractère mâle et viriloïde...
    En assimilant le sens profond du magnifique geste d'Hector - qui, élevant Astyanax à bout de bras, prie les dieux pour que son enfant le dépasse en force -, puissent les pères d'aujourd'hui se voir enseigner cet art, si difficile, qu'est l'ego-construction d'un père authentique.

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • Cet ouvrage est composé d'interventions faites dans le cadre d'un séminaire dirigé par Jacques André à Sainte-Anne, 1998-1999 L'inceste est universellement prohibé mais il est tout aussi universellement transgressé. Crime huamin par excellence comme le parricide, l'inceste et son fantasme occupe en psychanalyse une position privilégiée. Les contributions de ce séminaire en renouvellent l'approche et la compréhension.

  • Tout père est un mâle mais tout mâle n´est pas forcément un père !
    Certes, dans la nature, les femelles sont en moyenne plus impliquées que les mâles dans les soins parentaux, mais cette règle souffre de très nombreuses exceptions. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi et comment, au cours de l´évolution, les mâles ont-ils dépassé chez plusieurs espèces le simple rôle de géniteurs pour devenir de bons pères de famille ? Et en quoi l´observation de la nature est-elle pertinente pour mieux comprendre le rôle des pères au sein de notre propre espèce ?
    Cette histoire naturelle du comportement paternel s´appuie sur de très nombreux exemples de pères, des plus édifiants aux plus insolites, allant des invertébrés jusqu´à l´homme. Au moment où notre société s´interroge sur l´évolution des moeurs familiales, elle donne à réfléchir sur l´intérêt et les limites des comparaisons entre l´homme et l´animal, et montre que la valeur d´exemple du vivant réside avant tout dans sa diversité.


    Frank Cézilly est professeur et chercheur en écologie comportementale à l´université de Bourgogne (Dijon) et membre senior à l´Institut Universitaire de France. Il travaille notamment sur l´évolution de la monogamie chez les oiseaux. Reconnu dans le monde scientifique, il a été, de 2000 à 2012, éditeur en chef de la revue Behavioural Processes. Il a publié de très nombreux articles scientifiques, dont plusieurs dans de prestigieuses revues internationales (Science, Proceedings of the Royal Society Series B, Behavioral Ecology and Sociobiology, Animal Behaviour, Ecology).

  • L'imaginaire collectif contemporain perçoit l'Antiquité comme sanguinaire. Sur scène, dans l'arène, sur le champ de bataille ou dans les sanctuaires, le sang coule. Porteur de vie et de mort, il est autant souillure qu'élixir, il a quelque chose de mystérieux ; il coagule ou non, il pervertit ou soigne. Le sang, c'est celui que l'on transmet à ses fils, celui des liens familiaux qui déterminent l'appartenance à une lignée ou l'exclusion, c'est aussi le grand baromètre de la vie, celui des saisons du corps féminin ou qui sourd de la blessure du guerrier, l'un donne la vie, l'autre la reprend. Ambivalent, impur et vital, mortifère et magique, le sang recèle tous les fantasmes et toutes les peurs de l'Antiquité. Mais la fascination et la répulsion qu'il exerce sur les Anciens nous sont-elles si étrangères ? Lydie Bodiou est maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Poitiers. Véronique Mehl est maître de conférences d'histoire grecque à l'université Bretagne Sud. Elles travaillent ensemble sur l'histoire du corps, des sensibilités et de la perception. Elles ont déjà co-dirigé Odeurs antiques (2011) ; La religion des femmes en pays grec. Mythes, cultes et société (2008) et avec Myriam Soria, Corps outragés, corps saccagés de l'Antiquité au Moyen Âge (2011).

  • Dans ce thriller psychologique, Marina de Van s'attaque à un thème ambitieux : la haine d'un père pour sa fille. Elle dissèque la déchirure, sans jamais la colmater... L'homme de 75 ans a coupé les ponts avec sa fille, à qui il reproche la mort de sa femme. Lorsqu'elle lui rend visite à l'hôpital, ce séducteur prétend ne pas la connaître, la juge laide. Elle revient le lendemain, vêtue de façon affriolante. Il désire qu'elle lui relate sa vie sexuelle. Mais sa fille n'a eu que peu d'amants. Elle revient le lendemain : elle a bu la veille et vendu son corps à des inconnus... Dégoûtée par cette nuit, elle annonce qu'elle ne reviendra pas. Le père savoure la honte qui s'empare d'elle. Son état cependant se dégrade. Il fait rappeler sa fille... et lui relate à son tour sa vie sexuelle. Sous la forme d'un monologue intérieur, entrecoupé par les confidences d'autrui, Marina de Van retrace la complexité des sentiments entre un père et une fille, entre malaise oedipien et rancoeurs inavouées. Elle pose surtout la question de la loyauté jusqu'à nous faire éprouver de la compassion pour la figure arrogante et odieuse du père, qui refuse d'assumer son état et sa vieillesse. Il n'y aura pas de rédemption. Il se tapit là, le pouvoir de sidération de cette écriture.

  • Il y a aujourd'hui un intérêt passionné pour la question des origines. Mais a-t-on jamais accès aux origines ? L'origine a beau se dérober, elle reste objet de fascination, parce que justement rebelle à la connaissance. Quels mobiles poussent aux recherches impérieuses ceux dont les biographies sont amputées par le secret ou ceux dont l'origine est une énigme ? Quel rôle joue la question des origines dans les passions destructrices, les dérives meurtrières, les romans familiaux que ces interrogations non résolues provoquent ? Philosophes, psychanalystes, historiens, gynécologues, anthropologues donnent de ces questions leur vision originale et mettent en lumière les raisons et les enjeux de ce concept. Ce volume rassemble les contributions du colloque des 5 et 6 décembre 2008.
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  • « Il existe d'innombrables quêtes du père, de non moins innombrables cultes de l'image du père, et des travaux très exégètes sur le souvenir du père... je vais apporter ma petite pierre à l'édifice : j'entreprends aujourd'hui d'écrire le roman qui va faire de mon père disparu le personnage qu'il mérite. Je ne cherche pas à connaître la vérité, je serai contrainte d'inventer car tous ceux qui le connurent ont disparu, seul Javier, son frère aîné, s'il vit encore, ce dont je doute, pourrait témoigner de choses vraies, et alors je pourrais enjamber les ponts entre les époques, choisir et ordonner les faits pour établir une vérité, biaisée mais plausible. » Successivement berger, évadé de France, prisonnier des franquistes, marin, ouvrier... Amant, mari, accessoirement père de famille... disparu de la circulation un beau jour de 1982... de la France à l'Argentine, via l'Espagne et l'Indochine, Pablo Guttiérez constitue une véritable énigme. Marie Guttiérez et son compagnon, Daniel Cordon, mènent une enquête qui les conduit du Pays Basque en Argentine à la recherche de cet homme insaisissable. Une véritable quête où l'on retrouve le goût de l'auteur pour le roman choral.

  • Toute cette histoire a commencé un soir de neige, grâce à un louveteau orphelin.

    Le destin de Claire, fille unique d'un maître-papetier, semblait tout tracé. Elle a grandi heureuse, malgré la sévérité de sa mère. À dix-sept ans, elle rêve d'amour comme toutes les filles de son âge. L'élu de son coeur : son voisin Frédéric Giraud, l'héritier du riche domaine de Ponriant.

    Mais un jour de printemps, lors d'une balade avec Sauvageon, le loup qu'elle a élevé, une étrange renconter bouscule son existence paisible. Un jeune bagnard en cavale s'est caché dans la grange de son vieil ami Basile Drujon, ancien instituteur.

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