• Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • « Les gens seraient étendus sur la plage ou bien, sirotant un apéritif, ils s'apprêteraient à déjeuner, et ils entendraient causer de Montaigne sur le poste. Quand Philippe Val m'a demandé de parler des Essais sur France Inter durant l'été, quelques minutes chaque jour de la semaine, l'idée m'a semblé très bizarre, et le défi si risqué que je n'ai pas osé m'y soustraire.
    D'abord, réduire Montaigne à des extraits, c'était absolument contraire à tout ce que j'avais appris, aux conceptions régnantes du temps où j'étais étudiant. À l'époque, l'on dénonçait la morale traditionnelle tirée des Essais sous la forme de sentences et l'on prônait le retour au texte dans sa complexité et ses contradictions. Quiconque aurait osé découper Montaigne et le servir en morceaux aurait été aussitôt ridiculisé, traité de minus habens, voué aux poubelles de l'histoire comme un avatar de Pierre Charron, l'auteur d'un Traité de la sagesse fait de maximes empruntées aux Essais. Revenir sur un tel interdit, ou trouver comment le contourner, la provocation était tentante.
    Ensuite, choisir une quarantaine de passages de quelques lignes afin de les gloser brièvement, d'en montrer à la fois l'épaisseur historique et la portée actuelle, la gageure paraissait intenable. Fallait-il choisir les pages au hasard, comme saint Augustin ouvrant la Bible ? Prier une main innocente de les désigner ? Ou bien traverser au galop les grands thèmes de l'oeuvre ? Donner un aperçu de sa richesse et de sa diversité ? Ou encore me contenter de retenir certains de mes fragments préférés, sans souci d'unité ni d'exhaustivité ? J'ai fait tout cela à la fois, sans ordre ni préméditation.
    Enfin, occuper l'antenne à l'heure de Lucien Jeunesse, auquel je dois la meilleure part de ma culture adolescente, c'était une offre qui ne se refuse pas. »
    En 40 chapitres, Antoine Compagnon interprète Montaigne d'une façon claire, limpide, drôle. De l'engagement jusqu'au trône du monde en passant par la conversation ou l'éducation. Professeur au collège de France, ce grand spécialiste de l'autobiographie nous présente un Montaigne estival qui permet de bronzer notre âme.

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Je voudrais ici, tout de suite, dire et répéter avec force que le second tome est très loin de signifier un second choix. Je n'allais pas tirer toutes mes cartouches d'un coup, dès le premier assaut. Je gardais pour la suite quelques biscuits de réserve et des trésors encore cachés.
    La méthode suivie dans ce deuxième volume est la même que dans le premier : présenter en quelques mots l'écrivain et son oeuvre ; les situer dans leur temps ; tâcher de leur rendre, sous la rouille, leur jeunesse et leur nouveauté ; montrer ce qui fait leur importance, et mieux encore leur charme ; donner quelques exemples de leur manière et de leur génie. Je ne parle pas des vivants, parce que la mort et le temps n'ont pas pu accomplir leur travail de faucheur, de crible, de critique et d'arbitre ; et je parle des morts comme s'ils étaient vivants.
    S'il fallait résumer en deux mots l'image que nous nous faisons de la littérature, nous dirions : le plaisir et le style. Le plaisir : les histoires, l'intrigue, les personnages, la surprise et la gaieté, l'intelligence et la hauteur, le souvenir et l'espérance. Tout cela n'est rien et ne peut rien être sans le dieu mystérieux qui règne sur les mots et qui donne son statut à la littérature : le style.
    Tels qu'ils sont, en tout cas, les deux tomes de cette histoire menée au pas de charge et pleine d'impertinence - dans tous les sens du mot - peuvent peut-être constituer une sorte d'introduction à un des chefs-d'oeuvre les plus accomplis de l'esprit des hommes depuis son éclosion : la littérature française.
    J. O.

  • J'aime les livres. Tout ce qui touche la littérature - ses acteurs, ses héros, ses partisans, ses adversaires, ses querelles, ses passions - me fait battre le coeur. Le triomphe du Cid m'enchante. La "petite société" autour de Chateaubriand et de cette raseuse de Mme de Staël m'amuse à la folie. La mort de Lucien de Rubempré me consterne autant que Wilde ou le baron de Charlus. Et, j'aime mieux le dire tout de suite, Proust me fait beaucoup rire.
    En un temps où les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d'obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n'a pas d'autre ambition que d'inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les oeuvres passées ici en revue. Si elle donne à quelques jeunes gens d'aujourd'hui l'envie d'ouvrir un roman de Stendhal ou de Queneau ou de découvrir un poème d'Aragon, l'auteur aura atteint son but. Il aura largement été payé de son temps et de sa peine qui fut aussi un plaisir.
    J. O.

  • Dans ce Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, les deux auteurs se sont répartis la tâche : à l'un (Raphaël), l'exploration minutieuse et textuelle d'A la recherche du temps perdu ; à l'autre (Jean-Paul), les variations sur Marcel Proust lui-même.
    Depuis sa naissance, voici un siècle, l'oeuvre de Marcel Proust n'en finit pas d'être assaillie par des hordes de puristes, de snobs ou de fétichistes, dont les exploits ont parfois gâché le pur bonheur de partir à la recherche du temps perdu... D'où ce Dictionnaire amoureux écrit à quatre mains et qui, n'en déplaise aux gardiens du temple, a pris le parti de traiter ce monument de la littérature avec la désinvolture (et l'érudition) qu'il mérite. De " Rhino-goménol " à " Procrastination ", d'" Amour " à " Inversion ", de " Morand ", " Madeleine " et " Cocteau " à " Spinoza ", " Ritz " et " Descartes ", les auteurs gambadent à la fois dans la Recherche et dans la vie de son créateur. Ils auront atteint leur but si cette encyclopédie fragmentaire et dictée par le plaisir avive par intermittence, chez ses lecteurs, le désir de (re)lire le plus grand écrivain de tout le temps.Prix Fémina Essai 2013

  • Ce livre capital apporte l'image, sortant de la plus fidèle des mémoires, d'un Proust unique de vérité. Céleste Albaret fut la gouvernante et la seule confidente de Marcel Proust pendant les huit dernières années de son existence, durant lesquelles il acheva l'écriture de son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche. Jour après jour elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs. Puis, à quatre-vingt deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : " Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. "

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    Une biographie des auteurs et une présentation des contextes historiques et culturels dans lesquels les oeuvres ont été écrites.


    Une étude détaillée de chacune des oeuvres : résumé, structure, place du thème dans l'oeuvre.


    Une étude transversale et problématisée du thème à travers les trois oeuvres au programme.


    Une méthodologie du résumé et de la dissertation, ponctuée de conseils.


    Deux sujets corrigés pour vous entraîner de manière intensive.


    Les 60 citations essentielles sur l'enfance, tirées des oeuvres au programme.

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  • Fait des proses et des poèmes que je connais - ou connaissais - par coeur, ce livre n'aspire à rien d'autre qu'à donner un peu de plaisir, et peut-être d'émotion, à ceux qui le liront.
    Voilà des mots qui ne sont pas de moi et qui valent mieux que moi, mais qui, à force de familiarité, d'admiration, d'une répétition intérieure proche de la rumination, ont fini par se confondre avec moi : il m'arrive de les dire au soir quand il tombe sur la ville, sur la campagne, sur la neige ou au matin qui se lève sur la mer. Ils tournent, pour la plupart, autour de ces passions qui nous donnent à tous tant de bonheur et tant de souffrance. Et toi mon coeur pourquoi bats-tu.
    Renonçant à la fois à l'ordre chronologique ou alphabétique et au classement par thèmes, j'ai choisi de présenter en désordre, en vrac, comme ils me venaient à l'esprit et au coeur, ces mots ailés aux lecteurs. Avec pourtant un dessein nonchalant - changements de lumière, passage du temps, résonances, contrepoints - qu'au fil des pages chacun découvrira.
    Plaisir. Émotion. Jusque dans les vers et les proses les plus simples de ce livre, il y a encore autre chose : une élévation, une hauteur, une sorte d'appel vers ailleurs. " La littérature, écrit Pessoa, est la preuve que la vie ne suffi t pas. " Les textes ici réunis ont le pouvoir mystérieux de rendre la vie plus belle et de transformer notre existence.
    J.O.

  • A partir de son intense correspondance, en bonne partie inédite, tenue entre juin 1789 et juin 1790, le but de ce livre est de reconstituer avec précision le quotidien, à la fin du XVIIIe siècle, pendant un an, et ce qu'il implique du point de vue du ressenti, d'une fermière prénommée Angélique, qui s'est retrouvée seule à la tête de son exploitation et de sa famille, en l'absence de son mari devenu député à Versailles, puis à Paris. Ressortent de cette correspondance dense et intime entre une femme et son époux la fatigue du travail agricole, l'agacement, l'inquiétude concernant l'avenir des enfants, la déception, mais aussi la joie des moments partagés avec les voisins et la famille, et l'espoir suscité par cette nouvelle ère politique qui s'ouvre avec la Révolution.
    Ce livre permet d'appréhender dans leur intégralité, pour la première fois, les quatre saisons (presque) ordinaires d'une paysanne au XVIIIe siècle, de reconstituer en définitive « l'image de la vie même ».

  • Lettres

    Madame De Sévigné

    Madame de Sévigné, célèbre sans avoir jamais rien publié, demeure sans doute l'écrivain français le plus cité et le moins connu.Le mariage de sa fille, en 1670, avec le comte de Grignan, le départ de cette fille idôlatrée pour la Provence marquent le début d'une correspondance qui veut d'abord et surtout combler le vide de l'absence.En marge du Grand Siècle et de ses oeuvres d'apparat, les Lettres de Madame de Sévigné sont un peu la conscience intime de son temps. En même temps, au fil des années s'approfondit un de nos plus grands écrivains du moi, qu'il n'est pas injuste de placer entre Montaigne et Stendhal. De la mode à la Mort, de Dieu à l'argent, tout se glisse dans la lettre à travers le prisme d'un amour à la fois sombre et lumineux. La raison des classiques y côtoie une imagination souvent fantastique ; la sagesse s'y même à la folie, le besoin de séduire à celui de se dire.

  • On dit parfois la politique ennuyeuse : rien de plus faux. À l'heure des réseaux et de l'info en direct, elle n'est que surprises et rebondissements, embardées et retournements. Pourquoi en laisser le récit à l'image et au son ? L'écrit ne perd pas sa fonction dans cette histoire trépidante, s'il allie rapidité et pertinence.
    Journal des innovations, Libération pouvait accueillir, mieux que d'autres journaux, les lettres politiques quotidiennes en ligne qui conteraient jour après jour l'histoire de ce macronisme inédit et virevoltant, irrésistible dans son ascension, si faillible dans son déclin. Et pourquoi s'ennuyer ? Le théâtre politique est plus souvent une comédie qu'une tragédie. Cette drôlerie, cette ironie des destins, ces sarcasmes du sort devaient tisser le récit autant que les épreuves et les drames, qui n'ont pas manqué non plus.
    Ce livre, où le rythme quotidien oblige à la légèreté et à la réflexion mêlés, est celui d'un éditorialiste critique à qui on a lâché la bride, assorti d'une postface qui tire les leçons de trois ans de révolution politique, de révoltes sociales et de destins brisés ou magnifiés.
    Devenue culte, la « Lettre politique », écrite quotidienne par Laurent Joffrin depuis 2017 sur Libé.fr, est lue par plus de 60 000 lecteurs.


  • Qui sont vraiment les francs-maçons ? Washington est-elle une ville initiatique ? Le symbole perdu et retrouvé révèle-t-il un secret ésotérique ? Les thrillers ésotériques de Dan Brown sont-ils sous influence maçonnique ? Dan Brown a-t-il résolu l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'humanité ?

    Vous aussi, vous vous êtes sans doute posé ces questions en lisant Dan Brown et son Symbole perdu...
    Pour y répondre et prolonger le plaisir de lecture, Eric Giacometti et Jacques Ravenne, les deux maîtres du thriller maçonnique, ont mené l'enquête. Le résultat : des révélations étonnantes et un voyage passionnant dans les arcanes de ce nouveau best-seller signé par le pape du thriller ésotérique. Une plongée au coeur de la franc-maçonnerie, un retour sur ses origines mythiques, ses codes secrets et sa part d'ombre, pour mieux appréhender le vrai Symbole perdu...

  • Virginia Woolf eut une existence emplie de livres et dédia une grande partie de son temps à cet exercice exaltant et enrichissant qu'est la lecture. Elle adorait tout particulièrement les auteurs anglais, français et russes. Au fil de ces Lectures intimes, on la découvre tour à tour amicale, enthousiaste, vibrante de colère, toujours libre dans ses goûts et ses passions, parmi lesquelles on retrouve des noms illustres - Montaigne, Mme de Sévigné, Joseph Conrad, Edgar Allan Poe, Walt Whitman - et d'autres qui le sont moins, tels Harold Nicolson ou Lytton Strachey. À tous elle accorde la même attention, à la fois bienveillante et critique, car à travers ces écrivains, gloires du passé ou confrères du cercle Bloomsbury, c'est en définitive sa propre oeuvre qu'elle analyse. " C'est un vrai régal que ce recueil de textes courts où l'on retrouve la densité de la réflexion de Woolf et son humour corrosif, révélant une sensibilité à fleur de peau autant qu'une fermeté absolue de jugement. " L'Est républicain

  • Roméo aimait Rosaline. Lysandre aimait Hermia et Démétrius Héléna. Tout à coup, comme en dansant, les hommes changent de cavalières. Juliette apparaît à Roméo et leurs lèvres se joignent au milieu du bal.
    Une nuit d'été, un lutin effleure les paupières d'un homme endormi, à son réveil il en aime une autre.
    Illumination pour Roméo et Juliette, illusion pour les amants du Songe, l'amour est fou. Shakespeare en chante la douce et terrible folie, l'enchantement quand il donne l'amour de la vie, le désespoir quand il l'anéantit et appelle la mort.
    Truculence et humour, fantaisie, charme et poésie, Shakespeare parle toutes les langues d'un monde universel. Roméo et Juliette sont le symbole de l'amour parfait et l'on voudrait que l'alouette n'ait jamais chanté après le rossignol.
    Edition d'Yves Florenne. 

  • " Le Gillardin " : un grand nom dans les formations pour l'alphabétisation et une méthode éprouvée, entièrement actualisée.
    Cet ouvrage est destiné en priorité aux immigrés qui, nouvellement arrivés en France, désirent apprendre efficacement le français oral et écrit.
    La démarche pédagogique, qui part de la vie quotidienne dans sa diversité et son actualité, s'efforce de donner aux apprenants des bases linguistiques solides tout en rejoignant, au mieux, leur profil d'apprentissage.
    Elle vise principalement à :répondre aux besoins de tous les jours (vie pratique, déplacements, santé, travail, droits sociaux...) en s'appuyant sur les 1 500 mots les plus usités de la langue française ; permettre une insertion effective dans la société et sur le marché de l'emploi, impossible à réussir si l'on ne maîtrise pas les bases de l'oral et que l'on ne sait ni lire ni écrire le français ; tenir compte de la diversité actuelle des publics migrants par la variété des situations proposées. Un guide du formateur, indispensable, détaille la démarche adoptée.Dans la rubrique "Télécharger", vous avez accès à certainsDOCUMENTS AUTHENTIQUES présents dans le cahier du stagiaire, ainsi qu'àd'autres documents et/ou écrans intéressants (formulaires pdf àtélécharger, formulaires pdf à remplir en ligne, sites à consulter,etc.). Le tout est régulièrement actualisé :https://www.editions-retz.com/telecharger.html

  • Quand a-t-on commencé à parler français  ? Comment s'exprimaient les rois de France ? Pourquoi des pays dont le français n'est pas la langue maternelle, l'ont-ils choisi comme langue o fficielle  ? Pourquoi le français ne cesse-t-il d'évoluer  ? D'où viennent le féminin et le masculin  ? Pourquoi l'imparfait du subjonctif est-il en voie de disparition  ? Pourquoi les Français sont-ils si attachés à leur orthographe  ?
    Entre tradition et modernité, cette histoire raisonnée de la langue française donne leur place aux théories les plus récentes et aux controverses actuelles. Son ambition est d'initier à la réflexion sur le changement linguistique en apportant les connaissances nécessaires pour comprendre comment une langue naît et se transforme.

  • « C'est peu après sa rencontre avec Kerouac et Ginsberg que Cassady entame Première jeunesse : premier tiers de son autobiographie, qui sera publiée en 1971, trois ans après sa mort. Il y raconte une enfance sordide dans une famille de ploucs, auprès d'un père alcoolo qui le traîne, en auto-stop ou en resquilleur sur des trains de marchandises, à travers une Amérique de trimards et de clochards : saga mi-cocasse, mi-tragique d'un futur hors-la-loi ayant grandi dans un monde vagabond et insalubre, identique à celui des pionniers de l'Ouest sauvage. Le récit s'interrompt bien avant l'irruption de Kerouac.
    Mais l'édition que nous propose ici Gérard Guégan englobe un complément : des textes en friche, lettres, récits de dragues, digressions et confessions : le type de flux verbal dont Kerouac était admiratif et jaloux, dont il chercha à imiter le tempo, de la prose beat type, avec pick up, petites brunes et surdoses. »
    Jean-Luc Douin, Le Monde

    Neal Cassady (1926-1968) est une personnalité de la Beat Generation, le Dean Moriarty de Jack Kerouac dans son livre culte Sur la route. C'est sur la route, d'ailleurs, entre Salt Lake City et Denver, que Maud Cassady, en 1926, met au monde son neuvième enfant, Neal. Sa mère meurt alors qu'il n'a que dix ans. Il est élevé par son père alcoolique. Il connaît très tôt une vie de délinquance et les maisons de correction.
    Mais l'énergie est là : « À vingt ans j'avais volé 500 voitures et connu autant de femmes. » Son parcours s'achève en février 1968, dans le désert mexicain, où il meurt d'une overdose, mais sa légende, elle, commence.

  • Faire effraction dans le réel : voilà le voeu qui anime l'écriture d'Emmanuel Carrère. Ne pas se contenter de la réalité mais en attendre - avec effroi - une puissance de révélation. Cette capacité de vengeance du réel oblige l'écrivain à se confronter aux limites de son pouvoir, à tout ce qui du réel reste fatalement en souffrance. Carrère fait dérailler le monde quotidien parce que ses héros sont en quête de lieux et de situations où ils pourraient enfin être « hors d'atteinte ».
    Une rencontre a tout changé dans les années 1990 : celle de Jean-Claude Romand et de sa terrible histoire. Soudain la fiction ne suffit plus. « J'ai renoncé à m'absenter, j'ai écrit le livre à la première personne. Je pense sans exagérer que ce choix m'a sauvé la vie » avoue ici Emmanuel Carrère. L'écrivain devient alors autant le témoin du réel que son narrateur malgré lui.

    Ce volume dirigé par Laurent Demanze et Dominique Rabaté prend la mesure de l'oeuvre, et ouvre l'atelier de l'écrivain. On y trouvera un ensemble de textes d'Emmanuel Carrère, articles, scénarios inédits, correspondances, un cahier iconographique, des témoignages d'amis et d'écrivains, des études critiques.

  • Libertin jamais repenti ou grand seigneur flamboyant, séducteur notoire ou amoureux éconduit. A chacune de ses missives, Sade se révèle un autre. Du débauché embastillé au révolutionnaire endiablé, toutes les personnalités du marquis s'incarnent dans sa correspondance, marqué d'une plume de feu : celle de l'insolence suprême et de la liberté absolue.

  • L'approche narratologique présente trois caractéristiques majeures : elle permet l'analyse des différents types de récits (littéraires ou non) ; elle met en lumière leurs principes de composition communs au-delà des différences apparentes ; elle peut s'articuler avec des approches fondées sur la production ou la réception de ces textes.
    Cet ouvrage expose donc les concepts fondamentaux et les outils descriptifs permettant l'étude précise des grands niveaux du récit : fiction, narration et mise en texte. Afin d'éclairer leurs applications possibles, les notions sont illustrées de nombreux exemples issus aussi bien d'oeuvres littéraires variées que de récits non littéraires.

  • L'auteur propose ici une synthèse équilibrée, aussi attentive aux écrivains de la « Belle Époque » qu'à la production la plus contemporaine. Sans les illusions déformantes d'une interprétation « moderniste » ou « traditionaliste », l'histoire de la littérature des XXe et XXIe siècles qu'il dessine n'est pas plus celle d'un progrès que celle d'une décadence.
    Cet ouvrage suit les mutations de la littérature dans l'histoire. Le panorama qu'il dresse des ouvrages les plus récents en fait un outil unique pour l'étudiant confronté aux problématiques littéraires de notre temps.

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