• L'Imaginaire de la Commune est autant un livre d'histoire des idées que d'histoire tout court. En exhumant l'originalité de la Commune, ses aspirations à un « luxe pour tous », Kristin Ross arrache la Commune de Paris à toute finalité étatiste, productiviste, d'un socialisme de caserne. La Commune et ses « vies ultérieures » portent en elles une singulière actualité : elles marquent la naissance d'un mouvement paysan radical et écologiste avant l'heure, la « révolution de la vie quotidienne », ou encore les débats sur le système économique d'une société sans État. Par ce geste, Kristin Ross libère la Commune de son statut d'archive du mouvement ouvrier ou de l'histoire de France, pour en faire une idée d'avenir, une idée d'émancipation.

    Kristin Ross est professeur de littérature comparée à la New York University. Ses livres publiés en français : Mai 68 et ses vies ultérieures (Complexe, 2005 - Agone, 2010), Rouler plus vite, laver plus blanc (Flammarion, 2006), Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale (Les Prairies ordinaires, 2013). Elle a également contribué à Démocratie, dans quel état ? (La fabrique, 2009).

  • La Révolution française fut aussi une Révolution des idées. En sapant les bases de l'Ancien Régime, les Lumières ont fondé la vie politique moderne. De la Déclaration des droits de l'homme (1789) à la prise du pouvoir de Napoléon Bonaparte (1799) en passant par la journée du 10 août 1792, les événements dramatiques se succèdent à un rythme exténuant. Faisant revivre les débats qui se déroulent dans les assemblées, au sein des clubs, des sociétés et dans une profusion de journaux ou de libelles, Jonathan Israel distingue trois courants de pensée : les Lumières radicales, les Lumières modérées et la mouvance populiste.
    La tendance « radicale » se bat pour une démocratie sans restriction, fondée sur l'universalisme et la laïcité. La deuxième - dite « modérée » - est plus conservatrice. Elle entend préserver la monarchie et s'inspire de l'Angleterre. Le dernier courant, le populisme autoritaire, prend forme au cours de la Révolution et n'a pas d'antécédent. Incarné par Robespierre, ce mouvement se réclame du peuple et de Jean-Jacques Rousseau. Il impose la Terreur, corrompant les principes mêmes des Droits de l'Homme.
    Avec verve et un rare talent de polémiste, Jonathan Israel bouscule l'histoire de la démocratie. Il rappelle à quel point la Révolution française fut novatrice en la matière, malgré la violence qui l'accompagna - et sur laquelle il ouvre une réflexion originale. On entend ici les voix d'une foule d'acteurs, plongeant le lecteur au coeur des événements en France, en Europe au Proche-Orient et dans le monde atlantique. L'onde de choc s'étend aujourd'hui encore...
    Jonathan Israel (né en 1946), professeur émérite d'histoire moderne à l'Institute for Advanced Study (Princeton), a consacré l'essentiel de ses travaux à l'histoire des Lumières. De cette monumentale réflexion, seuls deux volumes ont été jusqu'à présent traduits en français : Les Lumières radicales. La Philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité (1650-1750) (Amsterdam, 2005) ; Une révolution des esprits. Les Lumières radicales et les origines intellectuelles de la démocratie moderne (Agone, 2017).



  • « Les soviets de 1917, lieux d'affrontement des diverses tendances, étaient des organes démocratiques ; mais, plutôt qu'une institution démocratique universelle, ils étaient la représentation de classe des prolétaires. La question du rapport de cette organisation à l'État devint alors le problème fondamental de la révolution. Les bolcheviks en firent le leitmotiv de leur tactique : "Tout le pouvoir aux soviets !" Ils cherchaient à les ériger en seuls détenteurs du pouvoir d'État, appelé à revêtir le caractère d'une dictature de la classe ouvrière. »
    Ce livre a ouvert la voie à tout un courant de recherches sur les mécanismes sociaux et institutionnels de la révolution russe. Surtout, alors que le capitalisme dévore jusqu'à la possibilité d'imaginer son renversement, il mène une vraie réflexion politique sur le destin des soviets et reste à ce titre une source d'enseignements pour celles et ceux qui n'ont pas renoncé à l'idée d'un pouvoir populaire.

  • Depuis Thermidor et en passant par le Bicentenaire, Robespierre, présenté comme un tyran sanglant et glacé, un ancêtre des totalitarismes de tous bords, reste un sujet de haine et de répulsion.



    On le voit ici prendre la parole contre la peine de mort ; contre la loi martiale, contre la guerre de conquête (« Personne n'aime les missionnaires armés »), contre l'esclavage dans les colonies (« Périssent vos colonies si vous les conservez à ce prix »). Il réclame le suffrage universel sans condition de fortune. Il veut que les droits de citoyens soient donnés à tous sans discrimination de religion ni de métier. Il s'élève contre la liberté illimitée du commerce qui affame le peuple (« Faisons des lois qui rapprochent le prix des denrées de celui de l'industrie des pauvres »).
    Il dénonce l'égoïsme des possédants (« La première loi sociale est celle qui garantit à tous la membres de la société les moyens d'exister »).
    Maximilien de Robespierre (1758-1794) est un avocat et un homme politique français. Principale figure des montagnards sous la convention, il est l'un des personnages les plus controversés de cette période : incorruptible d'après ses partisans, tyrannique selon ses opposants pendant la Terreur.


  • Louis Ménard (1822-1901) est un témoin visuel de la révolution de février et des journées de juin 1848, et de la période trouble qui les sépare, période qui résonne fortement avec l'époque actuelle. Républicain et démocrate pendant la monarchie de Juillet, le spectacle du massacre des ouvriers parisiens décide de son passage à ce qu'on appellerait aujourd'hui l'extrême gauche. Qu'un texte aussi remarquable ait eu une fortune aussi discrète, qu'il soit resté indisponible pendant des dizaines d'années est un symptôme : les journées de juin 1848 font partie du refoulé de l'historiographie française. Cette nouvelle publication de Prologue d'une révolution vient à point nommé pour rappeler ces quatre journées, l'une des plus formidables ruptures de l'histoire du XIXe siècle. Présentation de Filippo Benfante et Maurizio Gribaudi. Filippo Benfante est historien.De 2003 à 2007 il a dirigé, avec Piero Brunello, la collection d'inspiration libertaire "Il risveglio" pour les éditions Spartaco en Italie. Maurizio Gribaudi est directeur de recherche à l'EHESS, spécialiste de l'histoire sociale, de la microhistoire, grand connaisseur du Paris du XIXe siècle.

  • En 1990, un an après le bicentenaire de 1789 où fut consacrée l'idée d'une "dérive" totalitaire de la Révolution française dont Robespierre serait le grand responsable, Georges Labica publiait aux PUF ce court essai pour souligner la "dignité philosophique" de celui qu'on surnommait l' "incorruptible". Il ne s'agissait pas pour autant d'une tentative de réhabilitation mais bien de la contribution "d'un philosophe à l'écoute de l'un des siens", et c'est en se tenant à l'écart des polémiques historiennes que Labica s'est efforcé de saisir la spécificité de la pensée politique de Robespierre. C'est cet essai qui est ici réédité. Nouvelle édition. Préface de Thierry Labica. Geoges Labica , philosophe, militant anticolonialiste et antiimpérialiste, a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la théorie marxiste. Il s'est notamment intéressé à la pensée de Ibn Khaldoun, Lénine et Antonio Labriola.

  • La révolte des gilets jaunes a paniqué tous ceux qui font profession de penser ou de diriger. D'une affaire de prix à la pompe, on est passé à des manifestations géantes, à des revendications politiques fondamentales - démocratie représentative versus démocratie directe - à une crise de régime, de croyances et de société.
    Pour saisir l'incroyable changement, il faut nommer les passions qui ont enflammé les masses (refus du mépris «d'en haut», défiance envers les représentants...): une crise d'identité oppose la France dite périphérique aux élites politiques ou médiatiques.
    Dissipant théories du complot et légendes technologiques, le livre montre aussi comment, hors médias traditionnels voire contre eux, les réseaux sociaux donnent un visage et des armes à ceux qui étaient auparavant invisibles.


  • Présenté et annoté par Véronique Fau-Vincenti.

    Menuisier en bâtiment, âgé de 31 ans lors des journées de juin 1848, Jean-Baptiste Dunaud prend part à l'effervescence révolutionnaire. Arrêté le 3 juillet 1848, il est écroué à Cherbourg, Belle-Île-en-Mer, puis transporté sans jugement en Algérie et en Guyane. En dépit de sa longue captivité et de son parcours hors du commun, Jean-Baptiste Dunaud aurait dû rester l'un de ces oubliés qui font l'histoire sans que les manuels ne leur prêtent la moindre attention.
    C'était sans compter sur la minutie avec laquelle il a, des années durant, pris en note les péripéties de ses incarcérations successives, les conditions de vie des détenus, la solidarité ouvrière qui met en pratique, même dans des situations extrêmes, les principes de démocratie sociale pour lesquels lui et ses compagnons luttaient.
    Consignés avec soin dans un carnet de quelque deux cents pages retrouvé dans les réserves d'un musée, ces souvenirs nous racontent de l'intérieur, au plus près des acteurs, le quotidien d'une révolution, puis celui de la transportation. 170 ans après la révolution de 1848 qui secoua l'Europe, ce document exceptionnel restitue la voix singulière d'un homme qui l'a vécue.
    Édition présentée et annotée par Véronique Fau-Vincenti, docteure en histoire, chercheuse associée à l'IRHIM et au CESDIP, responsable des collections du Musée de l'histoire vivante à Montreuil, également auteure du Bagne des fous (La Manufacture des livres, 2019).

  • Points clés




    Tome 2 du roman vrai de la Révolution française vécue par l'aïeul de l'auteur, de nombreux évènements inédits: les suites du massacre de Nancy,mais aussi Varennes -l'arrestation et la décapitation du roi et de la reine, Valmy... . Pourquoi Valentin quitte-t-il son pays?
    Tome 1 : Prix du roman historique Strasbourg 2018.




    Contenu


    Valentin avait eu du mal à se remettre du massacre de Nancy. Mais l'Histoire de la France était en marche, inexorable, comme une liberté rebelle qui refuse à jamais de ne pas naître. Le voilà à Varennes en 1791 pour protéger un convoi... alors qu'on y arrête Louis XVI. Rappelé au front, il assiste, impuissant, à la prise de Longwy et de Verdun par les Prussiens qui, peu après, plieront à Valmy (photo de couv.). La République est proclamée. Le roi est guillotiné. Toute l'Europe se ligue contre la France et défait ses armées à Neerwinden et prend Valenciennes. Contre toute attente les patriotes relèvent la tête à Hondschoote et à Wattignies-la-Victoire. Mais que faire, pour Valentin, dans une France qui guillotine aussi la reine Marie-Antoinette ? Ces pages qui traversent les grandes dates des premières années de la Révolution, pleines de promesses et pleines de désespoirs, retracent le récit dramatique d'un conformiste impuissant à s'opposer à l'écroulement du vieux monde où il cherchait la figure d'un père protecteur. Dans ce roman historique parfois cruel et souvent visionnaire se trame en filigrane un récit psychologique dont la véracité échappe au temps.

  • Sous la hache

    Elemir Bourges

    Par l'une des plus tristes soirées de la fin de novembre 1793, un officier Républicain revenant de reconnaissance, gravissait à pas lents la rampe qui conduit au petit village de Saint-Judicaël-de-Mer-Morte, dans le pays de Retz. Quoiqu'il eût l'air très jeune encore, sa démarche lasse et ployée, la morne expression de ses traits, et ses yeux attachés au sol, tout trahissait en lui quelque secret accablement. Il fouettait d'un jonc, en marchant, les herbes desséchées au rebord du chemin, et de temps en temps s'arrêtait.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La plume des mauges

    Gilles Petit

    Plongez avec la famille Brisset au coeur des guerres de Vendée !



    Janvier 1794, en pleine Terreur, la Vendée est ravagée par le choc entre les armées royalistes et républicaines. À Cholet, la famille Brisset fait preuve d'ingéniosité et de sagacité pour survivre à ce raz-de-marée dévastateur. Ludivine, la mère, femme forte et habile, gère sa fabrique de tissage. René, le père, scientifique reconnu, est emporté, avec sa fille Jeanne, dans un tourbillon de complots qui les amène à Paris pour découvrir de sombres secrets impliquant les plus hautes sphères mondiales.
    Gilles Petit, d'une plume alerte et efficace, conte les mésaventures de cette famille au travers d'évènements historiques bien réels, lesquels, à de nombreux égards, sont un miroir de ce qu'il se passe de nos jours.

  • Depuis son écrasement au terme de la Semaine sanglante, la Commune de Paris ne cesse de hanter notre imaginaire.
    Dès 1871, anti-communards et pro-communards ont cauchemardé ou rêvé d'un triomphe à venir de la Commune, imaginant des anticipations, dystopies, uchronies et utopies. Chacun des textes rassemblés dans Demain, la Commune ! imagine, pour le pire ou pour le meilleur, la victoire de la Commune.
    Textes réunis par Philippe Éthuin
    « La période que nous vivons n'est pas sans rappeler celle qui s'intercale entre la chute de la Commune en mai 1871 et la mobilisation générale d'août 1914, qui sonna en apparence le glas des possibilités révolutionnaires. Durant ce presque demi-siècle, les écrivains demeurèrent hantés par le spectre de la Commune, cet épisode révolutionnaire qui devint la nouvelle référence majeure, prenant le relais dans l'imaginaire collectif de la Grande Révolution de 1789, et précédant l'hégémonie dominante que la révolution russe imposa entre 1917 et 1991 aux anticipations révolutionnaires. »
    Jean-Guillaume Lanuque, préfacier de Demain, la Commune !

  • « Le petit livre que nous publions aujourd'hui est la simple reproduction d'une brochure curieuse, imprimée avec des caractères écrasés, presque illisibles, sur un papier bleuâtre et malpropre, et qui se vendait en 1793 sur la voie publique et chez les marchands de nouveautés.
    C'est le récit ou le procès-verbal, au point de vue de l'opinion populaire du temps, du procès, de la condamnation et de l'exécution de la reine Marie-Antoinette d'Autriche ; une gravure, passablement naïve dans ses détails, représente la reine de France conduite au supplice, en présence d'une foule très-clair-semée, et nous l'avons fait reproduire en fac-simile, pour compléter la physionomie originale de l'ouvrage.
    Il n'est personne qui ne connaisse cette page de notre histoire, et depuis quelque temps surtout, une recrudescence d'intérêt s'est attachée aux figures du siècle dernier, emportées par le premier flux de la Révolution. La publication de correspondances inédites a jeté sur ces évènements, commentés mille fois, un jour presque nouveau, et offert un grave sujet de méditations aux esprits sérieux qui veulent juger par eux-mêmes, et qui ne subissent pas sans contrôle les idées et les appréciations qu'on veut leur imposer.
    Nous tenons singulièrement à n'entrer dans aucun développement de principes, tout en nous félicitant d'appartenir à une époque qui a renversé l'échafaud politique, et dont les esprits les plus généreux proscrivent et poursuivent la peine de mort, sous quelque forme qu'elle se produise, appliquée par le crime, la guerre ou la société. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Parmi les causes multiples de la Révolution, on néglige généralement d'en signaler une : La France, au temps de Louis XVI, était trop heureuse. Elle se flattait de l'illusion qu'il suffirait d'un faible effort pour propager son bonheur et transformer l'Europe entière en un paradis terrestre.
    Nos trisaïeuls fondaient cette présomptueuse conviction sur l'orgueil d'être français, d'appartenir à la nation la plus raffinée, la plus élégante et la plus industrieuse du monde ; à l'égard des étrangers, ils témoignaient d'une indifférence un peu dédaigneuse : ils savaient que toutes les chancelleries avaient adopté notre langue ; le roi de Prusse, lui-même, parlait et écrivait en français. Le moindre bourgeois parisien jugeait inutile de voyager « pour voir des choses inférieures à ce qu'il possédait chez lui » et considérait les souverains étrangers comme des petits rois de province : le seul, le vrai monarque était celui de Versailles. Mercier, l'auteur du Tableau de Paris, disait à un Anglais : « Qu'est-ce que votre roi ? Il est mal logé : ça fait pitié. Voyez le nôtre : est-ce un château superbe ? Quelle grandeur ! Quel éclat1 ! » Les plus humbles, en effet, tirent vanité de cette magnificence : ce serait grande erreur de croire qu'ils en sont scandalisés ou jaloux : elle les flatte et les mémorialistes de cette époque s'accordent à constater cette unanimité de satisfaction. Ce qui frappe dans ces récits, c'est que leurs contemporains, à quelque classe qu'ils appartiennent, ne semblent pas avoir d'autre préoccupation que de mener la vie facile et, pour s'en tenir aux Parisiens, il paraît manifeste que, dans les années d'avant 89, ils s'estimaient parvenus au summum de la félicité humaine ; l'un d'eux, rappelant plus tard ses impressions d'enfance, écrivait : "L'homme, au matin de la vie, se croit le maître de la terre ; placé à Paris, il se croit le maître des cieux." »

  • Livre 1 : Ce que les citoyens ont le droit d'attendre de leurs représentants
    « Ceux qui s'occupent des affaires publiques, comme représentants du peuple, comme fonctionnaires, comme membres des sociétés populaires, s'apercevront, sans doute, qu'il n'était pas temps encore de se diviser pour leurs opinions sur les choses ou sur les hommes ; et tous ceux qui aiment leur patrie doivent agir de concert, puisqu'ils tendent au même but, l'établissement d'une république fondée sur les droits de l'homme, conservant aux citoyens l'égalité des droits politiques, au peuple la jouissance de sa souveraineté, à la nation une entière unité [...] Quels sont maintenant les moyens de faire marcher la nation française vers ce but unique, auquel tendent les citoyens les plus divisés par leurs opinions et leurs passions... » Nicolas de Condorcet sera emprisonné en 1794, suite à son engagement citoyen et politique... On le retrouvera mort dans sa cellule deux jours après son incarcération.
    Livre 2 : L'essai sur les Privilèges
    L'Essai sur les privilèges est un pamphlet publié par l'abbé Sieyès en 1788, attaquant les privilèges des plus riches et qui nous rappelle en même temps que son abolition formera le but principale de la Révolution française de 1789 ; or, les privilèges des puissants et des plus riches, comme l'actualité peut régulièrement en témoigner et malgré les droits de l'homme et les principes républicains d'égalité et de fraternité, n'ont dans les faits ou dans la vie de tous les jours, plus de 200 ans après la prise de la Bastille, jamais été abolis...
    Édition relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Nous venons de traverser de cruelles épreuves ; nous avons subi à Paris deux sièges, l'un de la part de nos ennemis, l'autre de la part de nos libérateurs. Une poignée d'hommes audacieux a profité de la présence de l'étranger et des circonstances que la guerre avait créées pour s'emparer du pouvoir dans la capitale ; sous le prétexte de défendre ses libertés municipales, ils ont exercé la plus insupportable et la plus odieuse tyrannie ; ils ont fanatisé la partie la plus pauvre de la population et l'ont opposée aux soldats de l'ordre et du droit.

  • C'est « probablement le plus méconnu des historiens de la Révolution française », écrivit à son propos l'historien François Furet qui lui consacra un chapitre de son essai Penser la Révolution française (1978), et déclara : « Tocqueville et Cochin sont les seuls historiens à proposer une conceptualisation rigoureuse de la Révolution française ».
    Penseur solitaire et méconnu de la Révolution et de la démocratie. Aujourd'hui, il est encore au purgatoire de l'histoire républicaine et progressiste de la Révolution, qui néglige toujours ce réactionnaire qui a eu l'audace en 1908 de braver Aulard, « le pape de cette histoire-là en Sorbonne, avec des accents à la Péguy » (La Croix).
    OEuvres complètes d'Augustin Cochin, contenant :
    Essais sur la révolution française
    Abstraction révolutionnaire et réalisme catholique
    Études sur le protestantisme dans le midi au dix-septième siècle
    Lettres
    Annexe (la mort d'Augustin Cochin)


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Léon Trotsky. Recueil d'articles politiques écrits entre l'offensive de la coalition fasciste bonapartiste royaliste du 6 février 1934 et la grève générale du Front populaire de fin mai-juin 1936, suivi d'un article sur la situation en France en 1938. "Les journées de février 1934 ont marqué la première offensive sérieuse de la contre-révolution unie. Les journées de mai-juin 1936 sont le signe de la première vague puissante de la révolution prolétarienne. [...] Quels que soient les prochaines étapes, les combinaisons et les regroupements transitoires, les flux et les reflux momentanés, les épisodes tactiques, dès maintenant il n'y a plus à choisir qu'entre le fascisme et la révolution prolétarienne. Tel est le sens du présent travail." - Léon Trotsky.


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