• Ce fut la plus grande crise qui émut la Grèce et une fraction du monde barbare : elle gagna, pour ainsi dire, la majeure partie de l'humanité. (Livre I, i, 2)

  • Premier d'une série de quatre ouvrages consacrés à l'histoire de la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.), ce livre étudie les causes du conflit et prend le contre-pied de la thèse de Thucydide. Dans les cinq parties qui composent l'ouvrage, Donald Kagan examine le fonctionnement institutionnel et informel des systèmes d'alliance en place et retrace l'histoire de la constitution de l'alliance spartiate et de la ligue de Délos (1). Puis, il restitue le contexte troublé du milieu du Ve siècle en rappelant les événements de ce qu'on a appelé la « première guerre du Péloponnèse » (vers 460-445) et de la paix de Trente Ans (2 et 3), jusqu'aux trois crises de l'année 433 (l'affrontement entre Corcyre et Corinthe autour d'Épidamne, le siège de Potidée, le « décret de Mégare ») qui allaient précipiter les deux blocs dans la guerre (4). Une série de conclusions (5) examinent et critiquent les différentes thèses sur les causes du conflit, et notamment celles de Thucydide sur « la cause la plus vraie », sur la responsabilité de Périclès et sur l'inéluctabilité de la guerre. Restituant, à chaque fois que les témoignages littéraires et épigraphiques le permettent, le lien entre les affaires intérieures, l'organisation constitutionnelle et la politique étrangère des cités concernées, Donald Kagan examine à nouveaux frais la question des origines et des causes de la guerre du Péloponnèse en se concentrant sur cette question : la guerre était-elle inévitable ? Thucydide pensait qu'elle l'était. L'organisation argumentative, les antilogies, le choix et l'ordre d'exposition des discours rapportés, les éléments passés sous silence et la construction narrative, tout dans le texte de Thucydide est fait pour ne laisser aucune alternative à la guerre et nous convaincre de son inéluctabilité « à partir du moment où on avait permis à l'empire athénien d'exister ». Kagan pense que le conflit n'était pas inévitable et sa démonstration fait de ce grand livre d'histoire un manuel de sciences politiques : il contribue à éduquer et à aiguiser notre regard pour lui apprendre à discerner toutes les voies, toutes les bifurcations, toutes les possibilités qui permettent à des sociétés différentes, concurrentes, voire rivales, de rester dans la politique et d'éviter d'avoir à la continuer « par d'autres moyens ».

  • Histoire de l'éducation dans l'Antiquité1. Le monde grec« L'éducation homérique, l'éducation spartiate, la pédérastie en tant qu'éducation, l'ancienne éducation athénienne, etc. Autant d'ensembles bien centrés sur un problème vivant. Rien de stéréotypé. Beaucoup de grosses questions abordées et, sinon résolues, du moins discutées avec pénétration. Pas de pédantisme. Un réel et solide savoir. Le constant souci de fournir au lecteur le moyen d'en vérifier les sources. D'un mot, un livre éclairant. Capital pour qui veut comprendre, en profondeur, les sociétés de l'Antiquité classique. »Lucien FebvreHenri-Irénée Marrou (1904-1977)Un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme, qui fut aussi critique musical sous le nom d'Henri Davenson. Il a notamment publié, au Seuil, L'Eglise de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme (2003).

  • Dans toutes ses oeuvres (Anabase, Helléniques, Cyropédie, etc.), Xénophon (env. 428 - env. 355 av. J.-C.), Athénien mais Spartiate de coeur, n'a cessé de poser la question de la forme et de l'exercice du pouvoir et de dessiner la figure du chef. Les trois ouvrages ici traduits (pour la première fois en français depuis 1930) expriment l'admiration pour Sparte telle que le législateur légendaire l'a organisée (Constitution des Lacédémoniens), pour un grand roi et général spartiate (Agésilas, à la fois biographie et éloge), enfin pour une éventuelle « bonne » tyrannie (Hiéron, dialogue à la mode socratique).
    On a ajouté la traduction de la Constitution des Athéniens, pamphlet anti-démocratique qui est joint dans la tradition manuscrite au corpus des oeuvres de Xénophon et qui, daté du milieu du Ve siècle av. J.-C., est en réalité l'oeuvre d'un « Vieil Oligarque », comme disent les historiens.

  • Des jeunes filles chantent en choeur le désir homoérotique que leur inspire leur chorège tout en disant leur relation rituelle avec une déesse, incarnation de la beauté féminine. Les mots chantés sur un pas de danse chorale ont été composés par un poète masculin au service de la cité de Sparte, pourtant célèbre pour sa culture militaire masculine. À l'exemple des poèmes dits parthénées du poète Alcman, on s'interroge successivement sur les formes poétiques et rituelles assumées par une sexualité dépassant l'opposition moderne entre hétéro- et homosexualité, sur les rapports sociaux et religieux de sexe que ces performances poétiques mettent en jeu, sur la culture musicale du chant qu'elles impliquent avec ses formes institutionnelles, sur des pratiques rituelles adossées aux récits héroïques fondateurs de la cité, sur les qualités et fonctions des divinités auxquelles sont destinées ces célébrations politiques et religieuses de l'adolescence féminine : Artémis, Apollon, Héra, Aphrodite et, à Sparte, Hélène. En combinaison avec une perspective d'histoire des religions en régime polythéiste, l'approche offerte par l'anthropologie culturelle et sociale invite à aborder la fonction sociale autant de ces performances musicales que des relations sexuelles impliquées. La comparaison anthropologique avec les processus rituels de l'initiation tribale permet de saisir le sens esthétique et politique de l'éducation chorale et rituelle des jeunes filles en Grèce ancienne ; ce processus éducatif à caractère initiatique les prépare aux rôles différenciés de sexe et aux statuts sociaux qu'elles assument en tant qu'adultes.

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • Périclès (495-429), stratège et homme d'État athénien, est la figure emblématique de l'âge d'or de la Grèce antique. Son influence fut si importante que la période est souvent appelée « le siècle de Périclès ».
    Avec sa compagne Aspasie, femme de tête et d'esprit, ils forment un des grands couples mythiques de l'histoire. Autour d'eux, ils rassemblèrent les plus éminents penseurs et artistes, les philosophes Anaxagore et Socrate, et Phidias le sculpteur qui supervisa la construction du Parthénon.
    Toutefois, le grand homme eut aussi ses détracteurs, à commencer par les poètes comiques quile couvrirent des piressarcasmes pour en faire un pantin gouverné par sa maîtresse courtisane et le responsable d'une guerre de 27 ans entre Athènes et Sparte.
    Qui était-il?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Plutarque, Platon, Thucydide, Diodore et des comiques grecs.

  • Deux âmes pour un seul corps, ombre et lumière... Telle est la malédiction du prince Alexandre, qui doit lutter pour ne pas succomber à l'Esprit du chaos, comme a déjà succombé son père Philippe de Macédoine. Lancés à sa recherche après son enlèvement par les serviteurs du Dieu noir, le général Parménion et l'assassin Attalos poursuivent leur quête jusqu'au royaume des dieux et des héros...

    Saga en deux tomes : Le Lion de Macédoine et Le Prince noir. Un roman historique et fantastique à la fois qui parle d'un jeune guerrier sparte, manipulé par les dieux qui devient l'ennemi juré de ses compatriotes.

  • L'Histoire Variée est un recueil d'anecdotes, d'aphorismes, de nouvelles, de cancans, de notices et de faits étonnants concernant le passé classique de la Grèce mais aussi celui d'autres contrées. Elle est peuplée d'une foule de personnages : tyrans, rois, guerriers, philosophes, artistes, médecins, poètes, mignons et courtisanes, et, à leur côté, dieux et personnages légendaires. Une remarque philologique ou une curiosité naturelle contribuent ci et là à la variété du récit. L'auteur, Claude Elien (environ 170-230 de notre ère), affranchi originaire de Préneste près de Rome, grand-prêtre, se vantait de ne jamais être sorti d'Italie. Élève de sophistes et sophiste réputé lui-même, il préféra une vie retirée et tranquille au prestige d'une carrière d'orateur et aux faveurs de la turbulente cour impériale des Sévères. Outre son Histoire Variée, il composa en grec (une langue qui peut-être n'était pas la sienne mais qu'il maîtrisait admirablement) un ouvrage Sur les caractéristiques des animaux, des Lettres paysannes et deux traités sur la providence divine. Moraliste teinté de cynisme et de stoïcisme, Elien est avant tout un écrivain : il veut s'attacher son public, le surprendre, l'intéresser, l'amuser. C'est pourquoi il a choisi délibérément la simplicité du style et la variété désordonnée de la composition.

  • 480 avant J.-C., après le sacrifice désespéré du roi Léonidas et de ses 300 meilleurs guerriers au passage des Thermopyles, les soldats perses de l'empereur Xerxès Ier se ruent par milliers à travers le Péloponnèse pour aller saccager Athènes.
    Les habitants s'enfuient et vont se réfugier sur l'île de Salamine au large d'Athènes.
    Malgré le profond découragement des Grecs, l'Athénien Thémistocle, aidé du Spartiate Eurybiate, décide de livrer bataille en mer. Après 12 heures de combat acharné, malgré l'aide fougueuse de la reine d'Halicarnasse, Artémise Ière, les Perses battent en retraite en ayant perdu 200 trières contre 40 pour les Grecs.
    Eschyle écrit dans Les Perses :
    « Une plainte mêlée de sanglots règne seule sur la mer au large jusqu'à l'heure où la nuit au sombre visage vient tout arrêter. »
    Xerxès s'enfuit pour retourner en Perse en laissant son beau-frère Mardonios à la tête d'une armée de 300 000 hommes selon Hérodote.
    En 479, la bataille de Platées sera le dernier affrontement terrestre des Guerres médiques qui verra la défaite sanglante de l'armée perse et la mort de Mardonios.
    La flotte grecque portera l'estoc à la bataille du cap Mycale. Le Perse est définitivement vaincu.
    Hérodote, Diodore de Sicile, Eschyle et Plutarque racontent.
    Cet ouvrage est la suite de La véritable histoire de Sparte et de la bataille des Thermopyles paru aux Belles Lettres en 2007.

  • Quatre cents ans avant Jésus-Christ. Sparte l'orgueilleuse, la cité guerrière, célèbre ses victoires... et plus personne n'écoute les oracles.
    Pourtant les présages se multiplient. Une guerre se prépare. Plus terrible que toutes celles qui ensanglanteront jamais la Grèce, elle mettra en jeu le sort de l'humanité.
    Le Dieu Noir s'est éveillé, il patiente dans l'ombre. Lorsqu'il prendra forme humaine, le mal déferlera sur le monde.
    Mais il reste un ultime espoir. Qui en sera porteur ? Xénophon, le glorieux général athénien ? Tamis, la sombre prêtresse qui manipule les fils de la destinée ? Ou Parménion, ce jeune sang-mêlé qui ose tenir tête aux descendants des rois...

    Saga en deux tomes : Le Lion de Macédoine et Le Prince noir. Un roman historique et fantastique à la fois qui parle d'un jeune guerrier sparte, manipulé par les dieux qui devient l'ennemi juré de ses compatriotes.

  • Axios

    Jaclyn Osborn

    Je suis Axios, de Sparte, et je suis né pour tuer.
    À l'âge de sept ans, j'ai quitté la maison pour m'entraîner avec d'autres garçons. On nous a enseigné l'obéissance, la solidarité, la stratégie militaire et la résistance à la douleur.
    Mon éducation stricte m'a débarrassé de mes faiblesses et m'a obligé à devenir fort. Impitoyable.
    Mais je rêvais de quelque chose de plus grand, d'une vie que je ne pourrais jamais avoir. Contre toute attente et en dépit de l'entraînement le plus pénible qu'un guerrier pouvait endurer, j'ai trouvé l'amour dans les bras d'un autre Spartiate. Il était l'air que je respirais et l'eau que je buvais. Quand nous combattions côte à côte, nous étions invincibles. Là où il allait, je le suivais.

    Cependant, l'amour n'avait pas sa place à Sparte. Les sentiments étaient pour les faibles. Dans la vie d'un Spartiate, il n'y avait que des batailles, de la violence et aucune garantie pour le lendemain. En temps de guerre, tous les hommes étaient mis à l'épreuve, mais le plus grand défi pour nous n'était pas celui des épées ni des lances, mais bien celui du coeur.

  • « La guerre du Péloponnèse » récit écrit par Thucydide raconte la guerre qui opposa Athènes et ses alliés à Sparte et ses alliés du Péloponnèse de 431 à 404 av J.-C.
    Dans cette guerre qui dura près de trente ans, Athènes sera le plus souvent victorieuse grâce à sa puissance navale. Mais la volonté de certains généraux à poursuivre la guerre quand Sparte réclamait la paix réduisit Athènes à la capitulation et à perdre tout l'empire qu'elle détenait dans les îles grecques et en Asie.

  • « La guerre du Péloponnèse » récit écrit par Thucydide raconte la guerre qui opposa Athènes et ses alliés à Sparte et ses alliés du Péloponnèse de 431 à 404 av J.-C.
    Dans cette guerre qui dura près de trente ans, Athènes sera le plus souvent victorieuse grâce à sa puissance navale. Mais la volonté de certains généraux à poursuivre la guerre quand Sparte réclamait la paix réduisit Athènes à la capitulation et à perdre tout l'empire qu'elle détenait dans les îles grecques et en Asie.

  • À l'époque hellénistique, la panégyrie des Hyakinthies célèbre le renouveau de l'année chez les Spartiates depuis l'époque archaïque (800 avant notre ère) et, à ce titre, une série de rites ont cours pendant deux jours : processions, sacrifices et repas.

  • Histoire

    Hérodote

    • Ink book
    • 19 Septembre 2019

    Hérodote est l'un des premiers prosateurs dont l'oeuvre nous soit restée et dont le contenu suffit à justifier sa postérité. Cicéron (les Lois, I, 1) le considère comme le « père de l'Histoire », la relation de ses voyages le range parmi les premiers géographes et son exposé du Dialogue entre Otanès, Mégabyse et Darius constitue l'un des premiers documents authentiques où se trouvent distinguées et comparées les diverses espèces de gouvernement.
    Histoire d'Hérodote, suivie de La vie d'Homère (Trad. par Larcher). Texte également suivi de « Vie d'Hérodote » de Larcher. Édition intégrale relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Étranger, va dire à Sparte que nous gisons ici par obéissance à ses lois. 480 avant Jésus-Christ, les Perses, menés par Xerxès, fabriquent deux ponts de bateaux sur l'Hellespont pour envahir la Grèce. D'après Hérodote, c'est une armée de 2 millions d'hommes qui déferle du nord et une puissante flotte de 1 207 trières (plus de 500 000 hommes) qui s'approche des coetes hellènes. C'est le début de la deuxième guerre médique. Août 480, 300 guerriers originaires de Sparte menés par leur roi Léonidas décident de retarder l'ennemi qui se dirige vers Athènes pour l'incendier. Seul passage entre la Thessalie et la plaine de l'Attique, un étroit défilé coincé entre la montagne et la mer, les Thermopyles. Durant 3 jours, les Spartiates tiendront tête héroïquement aux assaillants en surnombre avant de succomber jusqu'au dernier autour du cadavre de leur roi. Quelles sources ont perpétué cet exploit insensé, ce sacrifice courageux, cet acte patriotique, ce symbole d'abnégation? Quels textes anciens nous permettent d'imaginer le caractère trempé de ces guerriers jusqu'au-boutistes? Quels auteurs antiques nous parlent de l'organisation de cette société spartiate qui fut plus tard, à différentes époques, le support de nombreuses idéologies totalitaires? Qui nous décrit ces Barbares, ce peuple d'Asie aux coutumes si différentes des Grecs? Qui étaient leurs chefs, Xerxès et Léonidas? Hérodote, Eschyle Lysias, Xénophon et Plutarque nous racontent... Toutes ces traductions sont extraites des collections des Universités de France, Classiques en poche et La Roue à Livres, publiées aux Éditions Les Belles Lettres. Textes réunis et commentés par Jean Malye.

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