• Ce fut la plus grande crise qui émut la Grèce et une fraction du monde barbare : elle gagna, pour ainsi dire, la majeure partie de l'humanité. (Livre I, i, 2)

  • C'est Thucydide qui constitue les événements connus sous le nom de « guerre du Péloponnèse » comme un seul ensemble, une seule guerre. Comme l'a montré Donald Kagan dans le premier volume de sa tétralogie, il le fait au prix d'une réduction étiologique qui lui permet de transformer son étude des causes de l'affrontement d'Athènes et de Sparte en une téléologie unificatrice. Il n'en reste pas moins qu'on distingue traditionnellement quatre grandes phases dans l'ensemble ainsi délimité par Thucydide : un premier conflit de dix ans (431-421), objet du présent ouvrage, la « guerre d'Archidamos », auquel vint mettre un terme un traité de paix qui ne fut pas respecté : la paix de Nicias (421-416). Cette deuxième période, troublée, qui vit la conclusion de nouvelles alliances et l'irruption de nouveaux acteurs, fut marquée par un affrontement majeur, la bataille de Mantinée (418). L'expédition de Sicile (416-413), qui domina la troisième phase, vint clarifier la situation : elle obligea Athènes, pour complaire à ses alliés qui combattaient à ses côtés en Sicile, à attaquer des cités côtières du Péloponnèse, ce qui constituait une violation franche du traité conclu en 421 et relança officiellement les hostilités entre Athènes et Sparte. La destruction de la flotte et du corps expéditionnaire athéniens en Sicile en 413 ouvre la quatrième et dernière période de la guerre, une décennie marquée par le délitement de l'empire athénien et qui aboutit au siège et à la capitulation d'Athènes en 404. Les premières années de la guerre virent s'affronter, de façon quasiment pure, deux stratégies radicalement opposées. Toutefois, des deux côtés, ces stratégies initiales trouvèrent rapidement leur limite. C'est en rompant progressivement puis franchement avec elles et en déplaçant le conflit sur des fronts secondaires, que les successeurs de Périclès et d'Archidamos firent évoluer la situation. En opérant des rapprochements avec l'histoire militaire moderne et contemporaine, en portant une grande attention à la vie politique intérieure d'Athènes et de Sparte, en utilisant à bon escient les outils de l'histoire contrefactuelle, Donald Kagan poursuit sa lecture critique de Thucydide et livre des analyses d'une grande intelligence aussi bien des stratégies générales de chaque camp que des tactiques mises en oeuvre dans chaque bataille.

  • Premier d'une série de quatre ouvrages consacrés à l'histoire de la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.), ce livre étudie les causes du conflit et prend le contre-pied de la thèse de Thucydide. Dans les cinq parties qui composent l'ouvrage, Donald Kagan examine le fonctionnement institutionnel et informel des systèmes d'alliance en place et retrace l'histoire de la constitution de l'alliance spartiate et de la ligue de Délos (1). Puis, il restitue le contexte troublé du milieu du Ve siècle en rappelant les événements de ce qu'on a appelé la « première guerre du Péloponnèse » (vers 460-445) et de la paix de Trente Ans (2 et 3), jusqu'aux trois crises de l'année 433 (l'affrontement entre Corcyre et Corinthe autour d'Épidamne, le siège de Potidée, le « décret de Mégare ») qui allaient précipiter les deux blocs dans la guerre (4). Une série de conclusions (5) examinent et critiquent les différentes thèses sur les causes du conflit, et notamment celles de Thucydide sur « la cause la plus vraie », sur la responsabilité de Périclès et sur l'inéluctabilité de la guerre. Restituant, à chaque fois que les témoignages littéraires et épigraphiques le permettent, le lien entre les affaires intérieures, l'organisation constitutionnelle et la politique étrangère des cités concernées, Donald Kagan examine à nouveaux frais la question des origines et des causes de la guerre du Péloponnèse en se concentrant sur cette question : la guerre était-elle inévitable ? Thucydide pensait qu'elle l'était. L'organisation argumentative, les antilogies, le choix et l'ordre d'exposition des discours rapportés, les éléments passés sous silence et la construction narrative, tout dans le texte de Thucydide est fait pour ne laisser aucune alternative à la guerre et nous convaincre de son inéluctabilité « à partir du moment où on avait permis à l'empire athénien d'exister ». Kagan pense que le conflit n'était pas inévitable et sa démonstration fait de ce grand livre d'histoire un manuel de sciences politiques : il contribue à éduquer et à aiguiser notre regard pour lui apprendre à discerner toutes les voies, toutes les bifurcations, toutes les possibilités qui permettent à des sociétés différentes, concurrentes, voire rivales, de rester dans la politique et d'éviter d'avoir à la continuer « par d'autres moyens ».

  • Histoire de l'éducation dans l'Antiquité1. Le monde grec« L'éducation homérique, l'éducation spartiate, la pédérastie en tant qu'éducation, l'ancienne éducation athénienne, etc. Autant d'ensembles bien centrés sur un problème vivant. Rien de stéréotypé. Beaucoup de grosses questions abordées et, sinon résolues, du moins discutées avec pénétration. Pas de pédantisme. Un réel et solide savoir. Le constant souci de fournir au lecteur le moyen d'en vérifier les sources. D'un mot, un livre éclairant. Capital pour qui veut comprendre, en profondeur, les sociétés de l'Antiquité classique. »Lucien FebvreHenri-Irénée Marrou (1904-1977)Un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme, qui fut aussi critique musical sous le nom d'Henri Davenson. Il a notamment publié, au Seuil, L'Eglise de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme (2003).

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • Dans toutes ses oeuvres (Anabase, Helléniques, Cyropédie, etc.), Xénophon (env. 428 - env. 355 av. J.-C.), Athénien mais Spartiate de coeur, n'a cessé de poser la question de la forme et de l'exercice du pouvoir et de dessiner la figure du chef. Les trois ouvrages ici traduits (pour la première fois en français depuis 1930) expriment l'admiration pour Sparte telle que le législateur légendaire l'a organisée (Constitution des Lacédémoniens), pour un grand roi et général spartiate (Agésilas, à la fois biographie et éloge), enfin pour une éventuelle « bonne » tyrannie (Hiéron, dialogue à la mode socratique).
    On a ajouté la traduction de la Constitution des Athéniens, pamphlet anti-démocratique qui est joint dans la tradition manuscrite au corpus des oeuvres de Xénophon et qui, daté du milieu du Ve siècle av. J.-C., est en réalité l'oeuvre d'un « Vieil Oligarque », comme disent les historiens.

  • Des jeunes filles chantent en choeur le désir homoérotique que leur inspire leur chorège tout en disant leur relation rituelle avec une déesse, incarnation de la beauté féminine. Les mots chantés sur un pas de danse chorale ont été composés par un poète masculin au service de la cité de Sparte, pourtant célèbre pour sa culture militaire masculine. À l'exemple des poèmes dits parthénées du poète Alcman, on s'interroge successivement sur les formes poétiques et rituelles assumées par une sexualité dépassant l'opposition moderne entre hétéro- et homosexualité, sur les rapports sociaux et religieux de sexe que ces performances poétiques mettent en jeu, sur la culture musicale du chant qu'elles impliquent avec ses formes institutionnelles, sur des pratiques rituelles adossées aux récits héroïques fondateurs de la cité, sur les qualités et fonctions des divinités auxquelles sont destinées ces célébrations politiques et religieuses de l'adolescence féminine : Artémis, Apollon, Héra, Aphrodite et, à Sparte, Hélène. En combinaison avec une perspective d'histoire des religions en régime polythéiste, l'approche offerte par l'anthropologie culturelle et sociale invite à aborder la fonction sociale autant de ces performances musicales que des relations sexuelles impliquées. La comparaison anthropologique avec les processus rituels de l'initiation tribale permet de saisir le sens esthétique et politique de l'éducation chorale et rituelle des jeunes filles en Grèce ancienne ; ce processus éducatif à caractère initiatique les prépare aux rôles différenciés de sexe et aux statuts sociaux qu'elles assument en tant qu'adultes.

  • 480 avant J.-C., après le sacrifice désespéré du roi Léonidas et de ses 300 meilleurs guerriers au passage des Thermopyles, les soldats perses de l'empereur Xerxès Ier se ruent par milliers à travers le Péloponnèse pour aller saccager Athènes.
    Les habitants s'enfuient et vont se réfugier sur l'île de Salamine au large d'Athènes.
    Malgré le profond découragement des Grecs, l'Athénien Thémistocle, aidé du Spartiate Eurybiate, décide de livrer bataille en mer. Après 12 heures de combat acharné, malgré l'aide fougueuse de la reine d'Halicarnasse, Artémise Ière, les Perses battent en retraite en ayant perdu 200 trières contre 40 pour les Grecs.
    Eschyle écrit dans Les Perses :
    « Une plainte mêlée de sanglots règne seule sur la mer au large jusqu'à l'heure où la nuit au sombre visage vient tout arrêter. »
    Xerxès s'enfuit pour retourner en Perse en laissant son beau-frère Mardonios à la tête d'une armée de 300 000 hommes selon Hérodote.
    En 479, la bataille de Platées sera le dernier affrontement terrestre des Guerres médiques qui verra la défaite sanglante de l'armée perse et la mort de Mardonios.
    La flotte grecque portera l'estoc à la bataille du cap Mycale. Le Perse est définitivement vaincu.
    Hérodote, Diodore de Sicile, Eschyle et Plutarque racontent.
    Cet ouvrage est la suite de La véritable histoire de Sparte et de la bataille des Thermopyles paru aux Belles Lettres en 2007.

  • Périclès (495-429), stratège et homme d'État athénien, est la figure emblématique de l'âge d'or de la Grèce antique. Son influence fut si importante que la période est souvent appelée « le siècle de Périclès ».
    Avec sa compagne Aspasie, femme de tête et d'esprit, ils forment un des grands couples mythiques de l'histoire. Autour d'eux, ils rassemblèrent les plus éminents penseurs et artistes, les philosophes Anaxagore et Socrate, et Phidias le sculpteur qui supervisa la construction du Parthénon.
    Toutefois, le grand homme eut aussi ses détracteurs, à commencer par les poètes comiques quile couvrirent des piressarcasmes pour en faire un pantin gouverné par sa maîtresse courtisane et le responsable d'une guerre de 27 ans entre Athènes et Sparte.
    Qui était-il?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Plutarque, Platon, Thucydide, Diodore et des comiques grecs.

  • L'Histoire Variée est un recueil d'anecdotes, d'aphorismes, de nouvelles, de cancans, de notices et de faits étonnants concernant le passé classique de la Grèce mais aussi celui d'autres contrées. Elle est peuplée d'une foule de personnages : tyrans, rois, guerriers, philosophes, artistes, médecins, poètes, mignons et courtisanes, et, à leur côté, dieux et personnages légendaires. Une remarque philologique ou une curiosité naturelle contribuent ci et là à la variété du récit. L'auteur, Claude Elien (environ 170-230 de notre ère), affranchi originaire de Préneste près de Rome, grand-prêtre, se vantait de ne jamais être sorti d'Italie. Élève de sophistes et sophiste réputé lui-même, il préféra une vie retirée et tranquille au prestige d'une carrière d'orateur et aux faveurs de la turbulente cour impériale des Sévères. Outre son Histoire Variée, il composa en grec (une langue qui peut-être n'était pas la sienne mais qu'il maîtrisait admirablement) un ouvrage Sur les caractéristiques des animaux, des Lettres paysannes et deux traités sur la providence divine. Moraliste teinté de cynisme et de stoïcisme, Elien est avant tout un écrivain : il veut s'attacher son public, le surprendre, l'intéresser, l'amuser. C'est pourquoi il a choisi délibérément la simplicité du style et la variété désordonnée de la composition.

  • Axios

    Jaclyn Osborn

    Je suis Axios, de Sparte, et je suis né pour tuer.
    À l'âge de sept ans, j'ai quitté la maison pour m'entraîner avec d'autres garçons. On nous a enseigné l'obéissance, la solidarité, la stratégie militaire et la résistance à la douleur.
    Mon éducation stricte m'a débarrassé de mes faiblesses et m'a obligé à devenir fort. Impitoyable.
    Mais je rêvais de quelque chose de plus grand, d'une vie que je ne pourrais jamais avoir. Contre toute attente et en dépit de l'entraînement le plus pénible qu'un guerrier pouvait endurer, j'ai trouvé l'amour dans les bras d'un autre Spartiate. Il était l'air que je respirais et l'eau que je buvais. Quand nous combattions côte à côte, nous étions invincibles. Là où il allait, je le suivais.

    Cependant, l'amour n'avait pas sa place à Sparte. Les sentiments étaient pour les faibles. Dans la vie d'un Spartiate, il n'y avait que des batailles, de la violence et aucune garantie pour le lendemain. En temps de guerre, tous les hommes étaient mis à l'épreuve, mais le plus grand défi pour nous n'était pas celui des épées ni des lances, mais bien celui du coeur.


  • Ce volume contient Le Prince noir ainsi que L'esprit du chaos.

    L'enfant né du mariage d'Olympias et de Philippe de Macédoine a pour nom Alexandre.
    Sa renommée traversera les siècles, mais nul ne sait quel maître il servira...
    Deux âmes pour un seul corps, ombre et lumière, telle est la malédiction du jeune prince. Pour empêcher la victoire de l'Esprit du Chaos, Parménion devra-t-il sacrifier l'être dont le destin est de devenir le plus grand roi de l'histoire ?
    Saga en deux tomes : Le Lion de Macédoine et Le Prince noir. Un roman historique et fantastique à la fois qui parle d'un jeune guerrier sparte, manipulé par les dieux qui devient l'ennemi juré de ses compatriotes.

  • Le Lion de Macédoine est le cycle de Fantasy le plus célèbre de David GEMMELL, une épopée magico-guerrière d'Alexandre-le-Grand.
    Le Lion de Macédoine, c'est Parménion, brillant général qui vivait dans la Grèce du IVème siècle avant J.-C. que nous connaissons.
    Depuis son enfance jusqu'à ses derniers jours, David Gemmell nous donne sa version (Fantasy) de la vie mouvementée de ce personnage historique fascinant qui servit comme général sous les ordres des plus grands rois de son temps, dont Philippe II de Macédoine puis son fils, Alexandre le Grand...
    Quatre cents ans avant Jésus-Christ. Sparte l'orgueilleuse, la cité guerrière, célèbre ses victoires... et plus personne n'écoute les oracles. Pourtant les présages se multiplient. Une guerre se prépare. Plus terrible que toutes celles qui ensanglanteront jamais la Grèce, elle mettra en jeu le sort de l'humanité. Le Dieu Noir s'est éveillé, il patiente dans l'ombre. Lorsqu'il prendra forme humaine, le mal déferlera sur le monde. Mais il reste un ultime espoir. Qui en sera porteur ? Xénophon, le glorieux général athénien ? Tamis, la sombre prêtresse qui manipule les fils de la destinée ? Ou Parménion, ce jeune sang-mêlé qui ose tenir tête aux descendants des rois...

    Saga en deux tomes : Le Lion de Macédoine et Le Prince noir.

    Un roman historique et fantastique à la fois qui parle d'un jeune guerrier sparte, manipulé par les dieux qui devient l'ennemi juré de ses compatriotes.

  • Dans ce banquet, point de cours, point de conseils, point de leçons, point de morale, point de paragraphes, point de scolies, bref, aucun des trésors de la rhétorique pédagogique mais des individus avec leurs inclinations plus ou moins conscientes, plus ou moins bien exprimées. A travers tous, une seule présence profonde et masquée, d'un poète tragique et comique qui a nom Éros.

  • Pour les Grecs des temps classiques (cinquième et sixième siècles), la guerre est permanente, suspendue seulement par quelques « paix ». Elle se renouvelle : à l'héritage hoplitique (Marathon, Chéronée) s'ajoutent la pratique des trières (Salamine, Aegos Potamos), l'invention de la phalange macédonienne, le recours aux fortifications. Des milices. L'hoplite n'est que le citoyen propriétaire : à la belle saison il s'équipe pour défendre son territoire ou attaquer celui du voisin. Il pratique une guerre modeste et « réglée ». Le recours aux trières enrichit la cité, développe un peuple marin recruté parmi les citoyens pauvres et gagnant des droits et avantages. À la charnière des cinquième et quatrième siècles, la guerre plus importante et plus technique excède les limites de la cité, le mercenaire se substitue au citoyen, le chef de guerre préfigure le monarque riche et auréolé de gloire. Pensées sur la guerre. Thucydide voit dans la guerre le grand révélateur de la nature humaine. Isocrate ne pense qu'à une victoire mettant à la disposition des Grecs les richesses de l'Asie proche. Xénophon exalte le chef faisant prévaloir l'ordre. Platon et Aristote songent à la défense de leur cité idéale, ils soutiennent les Grecs et vouent les Barbares aux duretés de la guerre.

  • Après l'Université, l'auteur a connu des années de traverses. Rebond d'un vécu, ce livre est né d'une révolte. Une fois mis en chantier, il s'est voulu, à l'instar de ce qui se pratique chez les Compagnons, comme un "tour de Diogène". À la fois ouvrage de recherche et d'érudition, mais aussi recueil de sagesse concentré, à lire avec modération, il nous retrace l'histoire d'un philosophe original et pittoresque dont les idées se retrouvent quelque part entre celles de Socrate et des Stoïciens. La vie et la pensée du premier Chien, ses dits et gestes, tout est ici passé au crible. Esprit mordant et rieur, vivant pleinement la crise de son siècle, Diogène fut dans l'ombre l'interlocuteur de Platon puis celui d'Alexandre le Grand. Possible faux-monnayeur dans sa jeunesse, il affirma l'âge venu une morale de la liberté gagnée à la force du poignet, qui pourrait bien être le plus court chemin pour atteindre au bonheur. Suivre le Cynique dans le périple qui le conduisit de Sinope, sa cité natale, jusqu'à Corinthe, la ville où il mourut, en passant par Athènes et son Agora, c'est choisir d'effectuer à ses côtés un véritable parcours initiatique à la croisée des chemins d'Orient et d'Occident.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En 507/506, Clisthène, membre de la grande famille des Alcméonides, venu au pouvoir avec l'aide du peuple, remanie de fond en comble les institutions de la cité d'Athènes. Ce remaniement s'inscrit dans l'espace, devenu civique. Il s'inscrit dans le temps : le temps de la cité est désormais distinct du calendrier religieux. Les vieilles tribus, sans disparaître, perdent toute portée politique. Les Athéniens sont groupés en dix tribus nouvelles qui effacent les appartenances anciennes et se répartissent équitablement dans l'espace de la ville, de la côte et de l'intérieur. Cette grande réforme qui marque le début, sinon du mot démocratie - il n'existe pas encore -, du moins de la pratique du Gouvernement populaire, les auteurs de ce livre l'ont vue à la fois comme un acte politique et comme un acte intellectuel. Ils en ont cherché l'origine dans les débuts de la philosophie grecque, elle-même née, au moins pour une part, d'une réflexion sur la cité. Ils en ont cherché les modèles, notamment dans les fondations coloniales. Ils ont montré comment l'esprit géométrique pouvait envahir la géographie, la sculpture et la politique, inspirer en même temps le pythagorisme et la réforme clisthénienne. Enfin, ils ont étudié le prolongement de cette révolution à travers un siècle et demi d'histoire grecque et athénienne, montrant comment elle a modifié les pratiques sociales et inspiré les penseurs, jusqu'à la mort de Platon.

  • Pour la Révolution française : sous ce titre sont rassemblées soixante-treize contributions d'historiens français et venus de dix autres pays, tous attachés à mettre en évidence la profondeur, la complexité et l'originalité, la trace vivante du fait révolutionnaire français, l'orée du monde contemporain. Réunies à l'initiative de Christine Le Bozec et Eric Wauters, maîtres de conférences aux universités de Rouen et du Havre, ces études composent ensemble un hommage scientifique rendu à Claude Mazauric, professeur d'histoire moderne à l'Université de Rouen, à l'occasion de son passage à l'Éméritat, après une carrière d'enseignant et de chercheur de quarante années mises au service de l'histoire de la Révolution. L'ouvrage, rendu possible grâce à une large souscription, est publié avec le concours de l'Université de Rouen, de la Société des études robespierristes (reconnue d'utilité publique) et du Comité régional de Haute Normandie d'histoire de la Révolution française, lui-même rattaché au Comité des travaux historiques et scientifiques du Ministère de l'Éducation nationale de la Recherche et de la Technologie.

  • Pour les anciens, la Terre, divinité toute-puissante, était à la fois mère des hommes (Mater) et maîtresse de vie (Magistra). Éducatrice, elle insérait le cultivateur, par le cycle des travaux saisonniers, dans l'ordre universel. D'Homère à Virgile, en passant par Hésiode, Aristophane, Xénophon, Caton l'Ancien et Ausone, ce livre dresse « une immense fresque où sont dépeints, à travers quinze siècles de littérature, les rapports entre l'homme et la terre, depuis l'époque mycénienne jusqu'à l'aube du Moyen Âge », écrit Gustave Thibon dans sa préface. Loin de prêcher un retour à l'Antiquité, Pierre Savinel nous invite à puiser aux sources de notre civilisation pour comprendre les maux de notre monde moderne. Il éveille en nous la nostalgie d'un temps où l'humanité obéissait à la terre et respectait les cycles biologiques. Il nous offre un livre de référence indispensable sur la littérature gréco-latine.

  • La deuxième édition de Pivots de l'Antiquité est aujourd'hui rééditée. Alexandre de Saint-Phalle, avec sérieux et précisions s'est attaché à analyser les faits saillants, les règnes marquants, les hommes hors du commun qui ont influencé leur époque, et par conséquent la nôtre. Situés autour du bassin méditerranéen et du proche orient, ces personnages dignes d'un roman nous font voyager de l'époque de Akh-en-Aton (XVIIIe dynastie) jusqu'au Ier siècle après Jésus-Christ. L'auteur nous retrace l'histoire de ces événements : prise de Thèbes VIIe siècle av. J.-C. ; prise de Rome par les Gaulois en 381 av. J.-C. etc., ainsi que des passages de la vie de grands penseurs tels que Zoroastre, Pythagore, Bouddha, Socrate, Platon, Démosthène, Alexandre, Jésus, etc. Une étude bien édifiante qui se lit comme un roman !

  • En trois parties : Les temps modernes : l'Antiquité source d'inspiration politique (la quête des fondements du meilleur régime, les concepts politiques modernes); La Révolution française : l'apogée ou l'Antiquité ressuscitée; Le XXe siècle : le masque et l'étiolement du mirage antique (un recours dévoyé : le totalitarisme, la démocratie : rémanence politique et référence érudite).

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