• Troisième roman de la série Konrad, plus simenonien et mélancolique que jamais.


    Une femme est assassinée chez elle.

    Sur son bureau, on retrouve le numéro de téléphone de Konrad, ancien policer. L'enquête révèle rapidement qu'elle l'avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l'enfant qu'elle avait mis au monde cinquante ans plus tôt, et qu'elle avait abandonné juste après sa naissance.
    Maintenant désolé de lui avoir refusé son aide, Konrad s'emploie à réparer son erreur. Il retrouve les membres d'un mouvement religieux contre l'avortement et reconstruit l'histoire d'une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait.
    Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l'histoire de la mort violente de son père.
    Au fil de l'enquête, il mesure l'ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l'ont plongé. Konrad se révèle un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d'une humanité touchante.

    Dans une construction particulièrement habile et haletante, La Pierre du remords est un roman captivant et impitoyable sur la honte, le désespoir et l'intensité des remords qui reviennent nous hanter.

    « Un véritable conteur. » - The Guardian
    « L'étoile polar de la littérature islandaise. » - La Croix

  • Germinal

    Emile Zola

    Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, lexique des termes techniques de la mine, chronologie et bibliographie)Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
    C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
    Préface de Jacques Duquesne.
    Edition établie, commentée et annotée par Auguste Dezalay.

  • Édition enrichie d'Yves Bonnefoy comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    HAMLET
    Voici l'heure sinistre de la nuit,
    L'heure des tombes qui s'ouvrent, celle où l'enfer
    Souffle au-dehors sa peste sur le monde.
    Maintenant je pourrais boire le sang chaud
    Et faire ce travail funeste que le jour
    Frissonnerait de voir... Mais, paix ! D'abord ma mère.
    Oh, n'oublie pas, mon coeur, qui elle est. Que jamais
    Une âme de Néron ne hante ta vigueur!
    Sois féroce mais non dénaturé.
    Mes mots seuls la poignarderont ; c'est en cela
    Que mon âme et ma voix seront hypocrites ;
    Mon âme! aussi cinglantes soient mes paroles,
    Ne consens pas à les marquer du sceau des actes!

    (Acte III, scène II).

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
    Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

  • Édition enrichie de Jacques Body comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Une nouvelle guerre, quand la précédente s'achève à peine, et qu'on a juré qu'elle serait la dernière ? Et que la prochaine s'annonce perdue d'avance ? Deux heures pour faire défiler le personnel de l'Iliade, plus près de la tragédie que de l'opérette. La tribu royale, assemblage de belle-mère, de belles-soeurs et de beau-père, est bouleversée par l'arrivée d'une bru un peu trop voyante : la belle Hélène remise en scène en femme fatale.

    La guerre de Troie n'aura pas lieu, créée par Louis Jouvet à la fin de l'année 1935, d'abord brûlante de l'actualité d'avant-guerre, s'est révélée intemporelle. La plus célèbre pièce de Jean Giraudoux a été traduite de pays en pays et reprise de guerre en guerre et de siècle en siècle. La guerre est-elle fatale ? Deux heures d'angoisse éclairées par l'humour, politesse du désespoir.

  • Trois sorcières ont prédit à Macbeth qu'il deviendrait roi d'Écosse. Pour que son destin se réalise, il assassine le souverain en place ; mais parce qu'il a tué, il devra tuer encore et les morts ne le laisseront pas en paix. Sa femme, lady Macbeth, qui a armé son bras, paiera de sa raison son ambition monstrueuse. Récit tragique de la soif du pouvoir et de la folie des hommes, Macbeth, créée pour la première fois en 1606, est « la vision la plus mûre et la plus profonde du Mal chez Shakespeare ». « La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien. » Traduction de François-Victor Hugo

  • Alors que la Première Guerre mondiale bat son plein, un adolescent de quinze ans entame une idylle passionnée avec une femme de trois ans son aînée, fiancée à un soldat parti au front. Bien loin des tranchées, les amants goûtent un bonheur aussi intense qu'égoïste. Mais peuvent-ils braver la morale en toute impunité ? Leur romance peut-elle survivre à l'un des plus grands traumatismes du XXe siècle ? Récit d'un amour interdit, portrait féroce d'une société conformiste et repliée sur elle-même, mais aussi atteinte portée à la stature héroïque du soldat, Le Diable au corps fit scandale lors de sa parution, en 1923. Aujourd'hui, l'oeuvre et son auteur, écrivain précoce mort prématurément à l'âge de vingt ans, n'en finissent pas de nous fasciner.

    Création Studio Flammarion Illustration : Mathilde Aubier © Flammarion ; d'après une photographie © Hulton Archive / Getty Images

  • Oedipe roi

    Sophocle

    Edition enrichie de Jean-Louis Backès comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    La ville de Thèbes est ravagée par la peste. Son souverain, OEdipe, mène l'enquête. Il découvre que l'homme qu'il a tué jadis, Laïos, était son père, et qu'il a épousé sa propre mère, Jocaste, dont il a eu quatre enfants. Elle se suicide, il se crève les yeux et s'exile.

    Une des plus belles tragédies de l'Histoire, modèle de l'enquête policière et de son suspens, de la peinture de la destruction de soi, et des relations troubles qui tissent les liens familiaux, grande interrogation jetée au destin, cette pièce est à l'origine de nombreuses imitations (jusqu'à Gide et Cocteau) et de nombreux commentaires (jusqu'à Freud ou Jean-Pierre Vernant).

    "Ô lumière c'est la dernière fois que je te vois, /
    je suis né de qui je ne devais pas, je suis uni /
    à qui je ne dois pas, j'ai tué qui je n'aurais pas dû."
    OEdipe roi, IIIe épisode.

  • Riche bourgeois, M. Jourdain ne rêve que d'une chose : devenir gentilhomme. Et quels ne sont pas ses efforts pour y parvenir ! Cours de danse, de chant, d'armes et de philosophie : tout est bon pour acquérir les manières d'un noble. Hélas ! l'élève multiplie les maladresses et les balourdises. L'extravagance de M. Jourdain atteint son comble quand il refuse la main de sa fille à l'homme qu'elle aime, sous prétexte que celui-ci n'appartient pas à la haute société. Cette fois, c'en est trop, son entourage est bien décidé à lui faire recouvrer la raison...

    + Étude de l'oeuvre :
    o questionnaires de lecture
    o vocabulaire d'analyse du théâtre
    o les ressorts du comique
    o les mises en scène du Bourgeois gentilhomme
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    + Groupements de textes :
    o les « gens de qualité » et le culte du paraître
    o Molière et ses influences

    + Histoire des arts :
    o les vanités à travers les âges
    o un livre, un film : Ridicule de Patrice Leconte.

  • Ainsi parlait Zarathoustra « Cette oeuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du dionysiaque s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette oeuvre » (Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres »).

  • À la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu en Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés.
    La police est envoyée sur les lieux, Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu au cours des années 60 en Islande. Les investigations s'orientent bientôt vers les ambassades ou délégations des pays de l'ex-bloc communiste. Les trois policiers sont amenés à rencontrer d'anciens étudiants islandais qui avaient obtenu des bourses de l'Allemagne de l'Est dans les années 50 et qui ont tous rapporté la douloureuse expérience d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le surveiller constamment.
    Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret. On retrouve les personnages des livres précédents. D'autres apparaissent, parmi lesquels Sindri Snaer, le fils d'Erlendur.
    A. Indridason réfléchit sur l'humanité et la cruauté du destin.
    Il nous raconte aussi une magnifique histoire d'amour contrarié, sans jamais sombrer dans le pathos. L'écriture, tout en retenue, rend la tragédie d'autant plus poignante.
    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il est l'auteur de La Cité des Jarres (Métailié, 2005), Prix Cour noir et Prix Mystère de la critique, de La Femme en vert (Métailié, 2006), Prix des lectrices de Elle, ainsi que de La Voix (Métailié, 2007), Grand Prix de Littérature Policière et lauréat du Trophée 813.

  • The best lies

    Sarah Lyu

    Remy a dix-sept ans, et ce soir-là, sa vie bascule.

    Jack, son petit ami, est abattu de plusieurs balles en pleine poitrine. Et c'est sa meilleure amie à elle, Elise, qui a appuyé sur la détente.
    Mais Remy ne se souvient de rien, à part du bruit des coups de feu qui résonne encore à ses oreilles, et du sang de Jack sur ses mains.
    Cette tragédie ne peut être autre chose qu'un terrible accident, n'est-ce pas ? Elise a dû confondre Jack avec quelqu'un d'autre.
    Elle ne peut pas le lui avoir enlevé volontairement. Elise est sa meilleure amie, sa famille - la vraie, celle qui veut d'elle.
    Remy ne peut pas la perdre en plus d'avoir perdu Jack.
    Alors, en même temps que la police qui l'interroge, Remy enquête. Elle plonge dans ses propres souvenirs, et fouille sa mémoire infidèle dans l'espoir de sauver une amitié qui signifie tout pour elle.
    Et de comprendre, enfin, ce qui s'est réellement passé.
    « Une saisissante histoire d'amitié, d'obsession, et de tout ce qui se cache entre les deux. » - Kirkus Reviews
    « Une réflexion poignante et juste autour du traumatisme, de l'envie de revanche sur la vie et des amitiés toxiques traverse ce thriller vénéneux et angoissant. Sarah Lyu sait parfaitement faire monter la pression alors qu'Elise se montre toujours plus manipulatrice et possessive avec Remy, et que les sombres secrets des deux jeunes filles se dévoilent peu à peu. » - Booklist

  • Y a-t-il des lois illégitimes? Oui, clame Antigone, qui brave celles de la cité au nom de sa conscience morale. En s'opposant à son oncle Créon, roi de Thèbes, pour donner une sépulture à son frère, elle sait qu'elle s'expose à la mort. Mais rien ne pourra la faire dévier de sa résolution.
    Modèle d'audace et de courage, figure de révoltée par excellence, la fille d'OEdipe traverse les siècles pour réveiller nos colères et incarner nos espoirs. Chaque époque a son Créon, chaque combat son Antigone.

    Grâce à une traduction inédite accompagnée d'un riche appareil de notes, cette édition restitue toute la force du texte antique.

    L'édition :
    o Les règles de la tragédie grecque
    o Parcours de lecture
    o Groupements de textes :
    - la fortune du personnage
    - la sépulture empêchée
    - paroles de metteurs en scène
    o Culture artistique :
    - cahier photos couleur : mettre en scène Antigone aujourd'hui ; quatre interprétations du personnage de Créon
    - Antigone en bande dessinée.

  • Dans la Grèce antique, Électre et Oreste tuaient leur mère Clytemnestre et son amant Égisthe pour venger leur père Agamemnon, roi d'Argos, que ce couple adultère avait assassiné.
    Ici, le roi est mort, croit-on, par accident. Électre va épouser un jardinier. Surviennent trois fillettes, les Euménides, qui grandissent à vue d'oeil, un mystérieux mendiant qui divague, et un étranger qui prend soudain la place du fiancé. Alors, seulement, Électre se met en chasse, cherche d'où vient la haine qui l'étouffe. Elle déterre des crimes oubliés, préférant la vérité à la paix : « À chaque époque surgissent des êtres purs qui ne veulent pas que [l]es grands crimes soient résorbés [...], quitte à user de moyens qui provoquent d'autres crimes et de nouveaux désastres. Électre est de ces êtres-là », disait d'elle Jean Giraudoux. Mise en scène par Louis Jouvet en 1937, sur fond de crise économique et politique en France, de guerre civile en Espagne et de montée des périls en Europe, cette « pièce policière » qui mêle l'humour au drame, inspirée tout autant par Euripide ou Sophocle que par Agatha Christie, est une grande tragédie politique moderne.

  • Le roi Lear Nouv.

    Une édition bilingue du classique Le Roi Lear de William Shakespeare dans sa version intégrale, avec une traduction inédite en poche de Gilles Monsarrat, adoubée par Pierre Assouline.
    Pour prévenir l'éclatement d'une guerre civile, le roi Lear décide de diviser son royaume entre ses trois filles. La plus large part sera offerte à celle qui lui déclarera le mieux son amour. Les deux aînées, hypocrites, flattent leur père ; la benjamine, Cordélie, se montre plus réservée. Blessé dans son orgueil, Lear déshérite la seule qui l'aime d'un amour véritable et, bientôt abandonné de tous, sombre dans la folie. Écrit entre 1603 et 1606, Le Roi Lear compte parmi les plus grands classiques de la littérature mondiale. Ce volume en propose à la fois une traduction inédite en poche par l'un des plus grands spécialistes français de Shakespeare, Gilles Monsarrat, et le texte original dans l'édition d'Oxford.

  • L'Enéide

    Virgile

    « Lépopée virgilienne nest jamais languissante, elle a de la fluidité et du rythme ; avant même de saisir la beauté densemble de luvre, nous percevons tout de suite, ligne à ligne, que lécriture de lÉnéide est une des plus limpides et raffinées qui soit, semée de vers dont la pureté, lopalescence et lémotion donnent le frisson ».
    Paul Veyne

  • Un soir d'été de 1931, Lilly Blackwood remarque les lumières d'un cirque depuis la fenêtre de sa mansarde. La petite fille a interdiction d'explorer les alentours de Blackwood Manor... Elle n'est même jamais sortie de sa petite chambre. C'est pour sa sécurité, lui répète sa mère, car Lilly fait peur. Mais cette nuit-là, elle est emmenée en dehors de la propriété, pour la première fois. Et elle est vendue au cirque.
    Deux décennies plus tard, Julia Blackwood hérite du manoir de ses parents et de leur élevage de chevaux. Elle espère que revenir sur le lieu de son enfance pourra effacer de douloureux souvenirs. Mais elle va découvrir une mansarde jamais ouverte, et les photos d'un cirque mettant en avant une étonnante jeune femme...
    Au début, le cirque des Frères Barlow n'est qu'une nouvelle prison pour Lilly. Mais au sein de ce monde violent et hétéroclite, Lilly va découvrir la force, l'amitié, et un lien incroyable avec les animaux.

    Rapidement, grâce aux éléphants Pepper et JoJo, et à leur dresseur, Cole, Lilly n'est plus seulement une petite attraction, mais le clou du spectacle... jusqu'à la tragédie.

  • Antoine est-il bien mort le jour où la montagne s'est mise en colère et a détruit le pâturage de Derborence? Un jour Thérèse, sa femme, croit reconnaître sa voix et sa silhouette. Derborence (1934) ou l'histoire d'un jeune homme qui doit convaincre qu'il n'est pas un spectre.

  • Lydia et Freddie. Plus de dix ans d'amour, auquel un terrible accident met brutalement fin.

    Face au vide, à l'absence, Lydia se laisse sombrer, incapable de poursuivre le fil de sa vie. Jusqu'au jour où elle accepte d'avaler un médicament pour dormir et le miracle se produit : elle se réveille au côté de Freddie, bien vivant. Alors, Lydia se met à vivre pour ses nuits. Chaque soir, elle avale un cachet et vole quelques heures, des morceaux de la vie qui aurait dû être la sienne. Et chaque jour elle s'éloigne un peu plus du monde des vivants. Jusqu'au jour où elle doit choisir entre ces deux vies parallèles, entre ce monde artificiel dans lequel se déroule sa vie avec Freddie et celui dans lequel Freddie n'est plus mais où tout le reste est encore possible.

    Un roman puissant et bouleversant sur les choix que la vie nous offre.


    Josie Silver est une romantique assumée qui a rencontré son mari en lui marchant sur le pied à l'âge de vingt et un ans. Elle vit avec lui, ses deux jeunes enfants et leur chat dans une petite ville des Midlands.
    Son premier roman, Un jour en décembre, best-seller du New York Times, s'est vendu à 8 000 exemplaires chez Charleston et est paru chez Pocket en octobre 2020.

  • Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler.

    C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c'était la seule chose qu'ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d'ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker.
    Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi : on ne parle jamais à l'extérieur de ce qui se passe à la maison.
    À la maison, il y avait des secrets. Les Goolrick étaient féroces.
    Comparé à William Styron et Flannery O'Connor, Robert Goolrick a créé avec son premier roman, Féroces, un de profundis sudiste, dans lequel un fils ne survit pas tout à fait aux crimes du père, même quand il piétine sa tombe avec des chaussures anglaises.

  • Edition enrichie (préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Serge Mouret est le prêtre d'un village pauvre, quelque part sur les plateaux désolés et brûlés du Midi de la France. Barricadé dans sa petite église, muré dans les certitudes émerveillées de sa foi, assujetti avec ravissement au rituel de sa fonction et aux horaires maniaques que lui impose sa vieille servante, il vit plus en ermite qu'en prêtre. A la suite d'une maladie, suivie d'une amnésie, il découvre dans un grand parc, le Paradou, à la fois l'amour de la femme et la luxuriance du monde. Une seconde naissance, que suivra un nouvel exil loin du jardin d'Eden. Avec cette réécriture naturaliste de la Genèse, avec ce dialogue de l'ombre et du soleil, des forces de vie et des forces de mort, du végétal et du minéral, Zola écrit certainement l'un des livres les plus riches, stylistiquement et symboliquement, de sa série des Rougon-Macquart. 

  • Electre

    Sophocle

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Électre a choisi la mémoire ; la vision de son père assassiné ne la quitte pas. La vie à laquelle s'accroche Clytemnestre, la mère meurtrière, lui est insupportable. Elle défend une cause juste, mais le nom de justicière ne lui revient pas. Elle se débat dans l'illusion d'une action qui ne débouche sur rien ; elle s'épuise sur un fond de néant. Son antagoniste est plus forte et paraît d'abord l'emporter, quand le dieu l'exauce en la trompant et que l'on annonce la mort de l'héritier redouté. Le plan de vengeance d'Oreste, soutenu par Apollon, se passe d'Électre, comme si l'intrigue se dédoublait, et que le droit formel relayait ou supplantait le droit naturel, qui amène Électre, la délirante, à transgresser toute limite. La pièce se termine par une double exécution, mais la condamnation du parricide des enfants d'Agamemnon n'est jamais exprimée. Elle se poursuit tout au long de la pièce dans l'impasse et la contradiction. Oreste sauveur, l'envoyé du dieu Delphes, est le seul gagnant. À la fin, la lumière sinistre d'une initiation parfaite irradie le sang d'un meurtre contre nature.

  • Othello

    William Shakespeare

    « Oh ! prenez garde, monseigneur, à la jalousie !
    C'est le monstre aux yeux verts qui produit l'aliment dont il se nourrit ! »

    Général de Venise, Othello est un homme heureux : il a épousé la belle et vertueuse Desdémona. Mais son bonheur est fragile... Jaloux, le perfide Iago tente de séduire Desdémona qui le repousse. Pour se venger, il persuade Othello qu'elle a pour amant l'honnête Cassio,
    distillant le mensonge à la façon d'un venin.
    Tragédie captivante, magistralement construite, Othello est sans doute l'une des plus belles expressions littéraires de la jalousie.

  • Au VIIe siècle av. J.-C., Rome et Albe s'affrontent. Un combat singulier doit décider du sort des deux camps : Trois Romains, les Horaces, combattront trois Albains, les Curiaces... Mais Horace, le héros de la pièce, est marié à Sabine, Albaine et soeur de Curiace, tandis que Camille, la soeur d'Horace, est fiancée à Curiace : situation éminemment tragique. 

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