• La chambre des dupes

    Camille Pascal

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Après L'Été des quatre rois, couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française, Camille Pascal plonge le lecteur, dans ce roman de la Cour de Louis XV, au coeur des intrigues amoureuses, des cabales d'étiquette et des complots politiques d'un monde qui vacille. Première sélection du Prix Goncourt 2020. Camille Pascal nous fait entrer de plain-pied dans le Versailles de Louis XV pour y surprendre ses amours passionnés avec la duchesse de Châteauroux. Subjugué par cette femme qui se refuse pour mieux le séduire, le jeune roi lui cède tout jusqu'à offrir à sa maîtresse une place qu'aucune favorite n'avait encore occupée sous son règne. Leur histoire d'amour ne serait qu'une sorte de perpétuel conte de fées si Louis XV, parti à la guerre, ne tombait gravement malade à Metz...
    La belle Marie-Anne - adorée du roi, jalousée par la Cour, crainte des ministres et haïe par le peuple - devra-t-elle plier brusquement le genou face à l'Église et se soumettre à la raison d'État ?
    Rentrée littéraire 2020

    1 autre édition :

  • Chaque famille a ses secrets. Certains méritent un meurtre.
    Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes.
    En effet, Harriet doit de l'argent, beaucoup d'argent, emprunté à un usurier sans scrupules, et cela risque fort de mettre sa vie en danger. Seul souci : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les a même jamais connus. La lettre a donc été adressée à la mauvaise personne.
    Mais Harriet qui gagne sa vie en tirant les cartes pour prédire l'avenir n'est plus à une affabulation près.
    Et ce coup du sort pourrait enfin tout résoudre sauf si le hasard en décide autrement...
    " Une prose évocatrice, des personnages dérangeants ainsi qu'une atmosphère effrayante et claustrophobe font tourner les pages de ce drame familial explosif. "
    Publishers Weekly

  • Édition enrichie d'Yves Bonnefoy comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. HAMLET Voici l'heure sinistre de la nuit, L'heure des tombes qui s'ouvrent, celle où l'enfer Souffle au-dehors sa peste sur le monde. Maintenant je pourrais boire le sang chaud Et faire ce travail funeste que le jour Frissonnerait de voir... Mais, paix ! D'abord ma mère. Oh, n'oublie pas, mon coeur, qui elle est. Que jamais Une âme de Néron ne hante ta vigueur! Sois féroce mais non dénaturé. Mes mots seuls la poignarderont ; c'est en cela Que mon âme et ma voix seront hypocrites ; Mon âme! aussi cinglantes soient mes paroles, Ne consens pas à les marquer du sceau des actes! (Acte III, scène II).

    5 Autres éditions :

  • Quotidiennement, des agitateurs prennent d'assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d'antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l'«islamo-gauchisme», qu'ils associent à l'antisémitisme.

    Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d'une étonnante complaisance lorsqu'ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l'abject.

  • Nommé curé d'un petit bourg rural, le jeune et séduisant Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation. Le beau sexe le préoccupe davantage que la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac, mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse avant l'arrivée de l'ecclésiastique. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une liaison torride, à l'insu de tous, évidemment. Leur destin bascule lorsque la nouvelle domestique du curé découvre cette relation coupable. Scandalisée, elle menace de révéler la vérité au mari trompé et à l'évêché. Mais elle meurt subitement. Une rumeur troublante concernant son décès amène les autorités à ouvrir une enquête. Les deux amants se croient à l'abri de tout soupçon. Ils ne savent pas que la servante a laissé derrière elle des indices qui les accablent...

    1 autre édition :

  • L'amour peut-il grandir là où la haine a été semée ?
    Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour la cueillette des oranges, symbole du passage à l'âge adulte. Mais il n'aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers.
    Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, douze ans, doit préparer sa bat-mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial hanté par les pogroms russes et les camps allemands, et se jette à corps perdu dans la natation.
    Londres, swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux. Comment réussir à imposer leur histoire? Parviendront-ils à faire fi du poids du passé et à surmonter les embûches qui les attendent ?
    " Actuel et captivant. La Maison aux orangers est un texte superbe. "
    Elif Shafak, auteur de La Bâtarde d'Istanbul

  • Trois mille ans se sont écoulés depuis que la Sphinx a posé cette énigme : "Quelle est la créature qui marche sur quatre pieds le matin, sur deux pieds à midi, et sur trois au coucher du soleil ?" OEdipe répondit que c'était l'homme, qui marche enfant à quatre pattes, se tient debout dans la force de l'âge et s'appuie sur un bâton en sa vieillesse. Une fois ce secret révélé et la Sphinx disparue en mer, OEdipe accéda au trône et épousa la veuve royale, Jocaste, sa propre mère. Mais quand il apprit la vérité sur ses origines, privé de toute possibilité de rachat, il se creva les yeux. Or, selon De Quincey, il existe une autre solution de l'énigme, une signification plus profonde, laquelle tient tout entière dans ce mot : OEdipe. L'auteur livre peut-être la clef de cet effroyable destin.

    Après une enfance difficile, Thomas De Quincey (1785-1859) a pu entamer de brillantes études à l'université d'Oxford. Mais il entre très vite dans une dépendance à l'opium, remède pour soigner de fréquentes névralgies, au point de devenir "un opiomane régulier et invétéré". Outre les Confessions d'un mangeur d'opium anglais, on lui doit de nombreux traités, études, articles, dont De l'Assassinat considéré comme un des beaux-arts. C'est Baudelaire qui a contribué à le rendre célèbre en France.

  • "Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré.

    Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il  à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent."

  • - 50%

    Mains de glace

    Patrice Guirao

    La police de Boston est sur les nerfs. Le corps nu du Dr Robert Bennett est retrouvé affreusement mutilé dans l'unité de médecine du campus. Ses deux mains ont disparu et son corps est gravé au cutter d'un « Notre père... ». Acte d'un déséquilibré, d'un sataniste ou atroce parricide ? À ce meurtre sordide, s'ajoutent des suicides inquiétants. Et que penser des menaces de mort envoyées au sénateur Milton et de ce corbeau qui annonce aux uns et aux autres que leurs enfants ne sont pas les leurs ? Merry, le capitaine de police est à cran, il compte sur ses meilleurs inspecteurs, Dan Mc Kee et Jade Disalvo. Deux limiers qui ont fait de leur devoir une priorité. Sans doute pour mieux éviter d'affronter leur vie et les démons qui les y attendent. La secte des Enfants des Planètes, elle, est toute prête à récupérer les âmes perdues.

    Patrice Guirao nous plonge dans un Boston glacial et angoissant, où le doute, les remords, la vengeance, l'avidité et la haine gangrènent les esprits, et martyrisent... certaines mains !

    Patrice Guirao est installé à Tahiti depuis 1968. Il est l'auteur de la Saga Al Dorsey - Crois-le !, Lyao-ly, Si tu nous regardes, Tu vois, parus aux éditions Au vent des îles et en poche aux éditions Pocket -, portée à l'écran par France Télévisions en 2017.

    Parallèlement à son travail sur le roman « Noir Azur » dont les intrigues se situent en Polynésie, il s'inscrit dans la grande famille des auteurs de thrillers avec des ouvrages comme À la lueur du sang et aujourd'hui #Mains de Glace.

  • De nos jours, dans le Sud-Ouest. Malgré leurs caractères dissemblables, les jumelles Anne et Rose ont grandi en harmonie dans un foyer uni. Autant Anne est douce et rêveuse, autant Rose est audacieuse et vive. Elles ont vingt ans et sont étudiantes quand leurs parents meurent dans un accident de la route. Livrées à elles-mêmes, l'une et l'autre partent chacune de son côté mener sa vie. Rose se lance dans une quête effrénée de liberté et de plaisir tandis qu'Anne rencontre un compagnon et fonde une famille. En dépit des silences et des doutes, le lien entre les deux soeurs reste intact. Quand Anne comprend que Rose s'enfonce dans l'enfer de la drogue, elle entreprend de tout faire pour la sauver. Jusqu'à ce qu'elle découvre la raison de la dérive de Rose : un terrible secret, trop bien gardé... Auteur surdouée aux multiples facettes, traduite jusqu'en Russie, Marie-Bernadette Dupuy nous offre une nouvelle saga, haletante, pleine de péripéties et d'émotions, qui est aussi une extraordinaire leçon de vie et de courage.

    1 autre édition :

  • Mathilda Gillespie parlait trop, buvait trop et terrorisait son entourage. Elle était richissime, avare et fabulatrice. Sa fille se droguait, sa petite-fille la volait. Son testament, ignoré de tous, les déshéritait.
    On la retrouva noyée dans sa baignoire, enguirlandée d'asters et d'orties blanches, comme Ophélie, et affublée d'une muselière en fer rouillé, comme une sorcière médiévale.
    Ce suicide, ou plus vraisemblablement ce meurtre, était un sorte de chef-d'oeuvre, une énigme résultant d'une vie entière de mensonges, d'amours étranges, de haine et de violence. Seul le journal intime de Mathilda pourrait peut-être en livrer tous les secrets. Mais ce journal a disparu.

  • Caïn n'est pas une tragédie classique, mais un "mystère" métaphysique, aux tonalités baudelairiennes, où dominent les thèmes de la révolte, de la faute et de la culpabilité. Caïn est le rebelle total, le négateur de Dieu et de la nécessité même de la vie. Lucifer pour le séduire engage avec lui un grand dialogue sur les misères de la condition humaine, et l'entraîne dans un voyage fantastique à travers l'espace et le temps. Caïn finira par tuer son frère Abel, figure de la soumission à Dieu. Cette pièce tourmentée, éclaircie par quelques moments idylliques, fut encensée par Goethe et Shelley, et au XXe siècle par Tomasi di Lampedusa.

    Lord Byron (1788-1824) est la figure romantique par excellence. Sa vie sentimentale scandaleuse, son dandysme, son exil en Italie, ont un peu éclipsé son oeuvre même, aujourd'hui injustement méconnue en France.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

    1 autre édition :

  • Consciemment ou non, nous critiquons et nous jugeons constamment les autres. Nous n'arrêtons pas de les trouver vraiment trop

    bêtes, trop moches, trop gras... ! Et s'il était possible de nous servir des méchancetés que nous pensons d'eux (et de nousmêmes)

    pour en faire une ressource positive ?

     

    Ce guide donne des clés pour comprendre, des exercices pour vous entraîner, des témoignages et des histoires vécues pour utiliser vos coups de gueule afin de révéler le positif en vous. Grâce à ce livre, vous allez modifier votre regard sur vos relations aux autres et à vous-même, et apprendre à réconcilier les inconciliables : faire du beau avec du laid, de la paix avec de la haine, de la douceur avec de la douleur...


  • Toutes les astuces pour apprendre à donner et recevoir !

    Faire des rencontres agréables facilement, entretenir des relations saines avec son entourage, créer une bonne ambiance au travail... Tout cela ne va pas de soi. Mais, bonne nouvelle : cela s'apprend! Ce guide pratique vous aidera à maintenir des relations de qualité avec vos proches : grâce aux conseils, exemples et anecdotes dont regorge ce petit livre, vos rapports avec votre (futur) conjoint, vos amis, votre famille, votre patron et vos clients seront bientôt d'une fluidité absolue !

  • - 44%

    C'est un roman âpre et poignant sur la relation tumultueuse entre le mythique saxophoniste de free jazz Abe Kaoru et l'écrivaine sulfureuse Suzuki Izumi.Ils ont vingt-quatre ans, s'aiment d'un amour d'écorchés vifs, ils se droguent pour endormir le malaise de vivre et rêvent d'une musique absolue, libre, qui pourrait d'un seul son détruire l'ordre du monde. De 1973 à 1978, jusqu'à ce que dans un dernier excès Abe Kaoru meure d'une overdose, ils vivent un amour-haine qui défie les codes et se mesure à la violence. Ce sont les années de la pop culture, qui traverse tout le livre, dans son versant sombre.Inspiré d'une histoire vraie.

    INABA Mayumi (1950-2014) écrit depuis l'adolescence. Elle a publié de la poésie, des nouvelles
    et des romans couronnés par de prestigieux prix littéraires : le prix Kawabata en 2008, le MEXT Award for the Arts
    l'année suivante, et surtout le grand prix Tanizaki pour La Péninsule aux 24 Saisons en 2011.
    Elle est connue pour son amour des chats et y a d'ailleurs consacré un livre de mémoires : 20 ans avec mon chat, Picquier 2014.

  • Un inquiétant bruit de bottes résonne à nouveau partout en Europe et en Amérique, marquant la fin d'une période de latence que d'aucuns ont interprétée comme une victoire contre le fascisme. Héritiers de la résistance contre Mussolini et Hitler pendant les années 1920 et 1930, les antifascistes, eux, n'ont jamais baissé la garde et ont bâti une longue tradition de lutte contre l'extrême droite que chacun d'entre nous gagnerait à mieux connaître aujourd'hui.

    Dans cette captivante enquête, Mark Bray donne un aperçu unique de l'intérieur de ce mouvement et écrit une histoire transnationale de l'antifascisme depuis la Seconde Guerre mondiale. Rédigé à partir d'entretiens menés avec des antifascistes du monde entier, L'antifascisme. Son présent, son passé et son avenir dresse la liste des tactiques adoptées par le mouvement et en analyse la philosophie. Il en résulte un éclairant portrait de cette résistance méconnue, souvent mythifiée, qui lutte sans relâche contre le péril brun.

  • Point de haine de l'économie là où on nous fait aimer l'argent, à tout prix. Point de haine de l'économie, mais une économie de la haine. Le programme: faire l'économie de la haine. Haïr sans qu'il n'y paraisse. Ainsi s'investit-on dans l'asservissement à l'argent. Sous les données, sous les calculs et sous la spéculation: des crimes, du sang, du vol et des morts, mais assourdis par ce savoir économique et ses prérogatives légales. Car l'argent fait écran: faut-il qu'on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d'une action monte en Bourse? Cette culture de l'argent nous autorise précisément à faire l'économie de ces questions, sur le mode de l'autocensure. Alain Deneault en tire un à un les fils, pour libérer notre conscience de ce filtre marchand qui codifie le social.

  • Si Marina Tsvetaeva (1892-1941) compte aujourd'hui parmi les grands poètes russes du XXe siècle, on ledoit au destin et au tempérament hors du commun de sa fille, Ariadna Efron (1912-1975), seule survivante d'une famille broyée par la Terreur stalinienne. Aprèsseize ans de Goulag, elle consacre les vingt dernièresannées de son existence à faire publier l'oeuvre de Marina. La « fille prodige » deviendra le premier éditeur de sa mère.

    Je t'aime affreusement est une lettre fictive qu'Ariadna aurait pu écrire, depuis le premier jour de sa libération, en 1955, jusqu'à sa mort, en 1975. Une lettre d'outre-tombe adressée à celle qui est mortedepuis longtemps pour lui dire ce qu'elle n'a jamaissu : les sentiments qu'elle, Alia, a éprouvés auprès d'une mère à la personnalité excentrique et exaltée,qui lui a transmis le meilleur et le pire, le goût de lalittérature et la condamnation à l'exil. Une lettre où elle laisserait enfin éclater sa colère, face à l'injustice, face au sacrifice d'une vie vouée à ce seul devoir : sauver de l'oubli la poésie de Marina Tsvetaeva. Pour y dire aussi l'impuissance, le pardon, et le mystère d'un père absent. Pour faire entendre la voix de cette fillette aux grands yeux bleus, qui a vécu à l'ombre de sa mère, à l'ombre de l'histoire.

    Formée à la philosophie et au théâtre, Estelle Gapp collabore depuis dix ans à l'émission Ça peut pas faire de mal de Guillaume Gallienne sur France Inter. En 2017, elle a produit, sur France Culture, un documentaire intitulé Ariadna Efron (1912- 1975), dans les labyrinthes de l'histoire. Je t'aime affreusement est son premier récit.

  • Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Ils l'ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres - ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et de sociologues, de rois, d'empereurs et même de présidents. De Platon à Nicolas Sarkozy, ce livre fournit toutes les pièces de ce procès ahurissant, fait le portrait d'une incroyable galerie de grotesques et de ridicules, et retrace à sa manière une autre histoire de la littérature occidentale depuis les origines, pleine de bruit et de fureur, de bêtise, d'hypocrisie et d'ignorance, avec ses querelles et ses combats, ses défaites et ses triomphes, ses stratèges, ses traîtres et ses héros. Avec la haine de la littérature se révèle la face cachée de l'histoire de la littérature - celle qui lui donne peut-être son sens véritable.

  • Un séminaire de deux années consacrées à l'exploration des paranoïas. Alors que les relations, sociales et/ou privées, sont marquées par des interprétations suspicieuses et malveillantes, que l'ère du soupçon semble dominer, Charles Melman a choisi de parler des paranoïas. Avant que ce type de relations ne paraisse faire partie de la norme et de l'usage, l'auteur s'attache à isoler, à illustrer, les diverses formes existantes de paranoïas dont certaines n'ont pas encore été reconnues.

  • L'éducation des enfants, l'accompagnement des parents, la prise en charge d'adolescents, le soin apporté aux personnes âgées mobilisent, comme toute relation humaine, de l'amour (donc de la haine), de l'affection (donc de la détestation), de l'empathie (donc de l'hostilité)... il est temps d'en parler ! Les sentiments, les affects, les émotions animent les premiers liens dans lesquels toute personne se construit, mais aussi tous ceux qui seront noués par la suite. Des aléas de ces premières relations - être mal aimé, trop aimé, insuffisamment aimé - va dépendre, pour une large part, le développement ultérieur du sujet. Puisque la relation est l'outil principal de l'action sociale, l'engagement du professionnel dans une rencontre affectée par les sentiments avec le sujet accompagné est nécessaire. À une époque où l'expertise savante tend à supplanter l'art de la rencontre, les coauteurs, chercheurs en sciences humaines et praticiens du travail social, montrent qu'il est indispensable de prendre en compte cette dimension centrale et d'assumer la responsabilité de cette charge à porter. 

  • De la destruction de l'objet à l'exaltation dans la haine, dix-sept psychanalystes explorent cette problématique en parcourant la riche clinique du bébé et de l'adolescent. 

    Confrontés à la destructivité des uns, à l'exaltation des autres, à l'association des deux chez de nombreux sujets, ils s'interrogent en effet, individuellement ou en groupe, sur leur capacité d'empathie ainsi que sur leurs contre-attitudes ou leurs contre-transferts. Comment « faire face » aux phobies d'impulsion en périnatalité ou à la destructivité et à la radicalité meurtrière de l'adolescent ? De Prométhée à Frankenstein en passant par Francis Bacon, la culture nous éclaire-t-elle ? La destructivité surgirait-elle lorsque l'exaltation devient trop forte ? Quelles formes prend la destructivité dans la rencontre psychanalytique ? Telles sont quelques-unes des questions que les auteurs abordent en mobilisant leur sublimation personnelle et culturelle.

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