• Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2.000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier...
      Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d'Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
    Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

  • « Le but de l'ouvrage que vous tenez entre les mains est de dire que la littérature ne doit pas être édulcorée, nettoyée ou purifiée. Les meilleurs livres sont souvent salaces, répugnants, couverts de crachats, obscènes, ils exploitent ce qu'il y a de plus voyeur en nous, ils exposent ce que la société voudrait masquer, ils révèlent la face obscure de notre humanité, ils fabriquent du beau avec du pervers, ils explorent les limites, dépassent les bornes, enfreignent les interdits. Mais surtout : ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Un bon livre est celui qui ne donne pas de leçons. » Dans un hit-parade aussi joyeux que corrosif, Frédéric Beigbeder inscrit pour l'éternité cinquante livres dans un panthéon littéraire où se croisent et s'apprivoisent Philip Roth, Simone de Beauvoir, Isaac Bashevis Singer, Virginie Despentes, Octave Mirbeau, Simon Liberati, Thomas Mann, ou Colette (évidemment). Et bien d'autres encore... Au-delà d'un top-50 revisité, c'est un véritable manifeste pour la littérature dans sa forme la plus pure et impure que signe Frédéric Beigbeder ; un remède imparable à notre époque en gueule de bois.  

  • «  La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158  857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde - davantage si vous lisez lentement. L'humanité est décimée dans l'indifférence générale.
    Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c'est un processus naturel  ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j'ai franchi le cap du demi-siècle, j'y pense toutes les minutes.
    Ce livre raconte comment je m'y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir.  »
      F.  B.
    Contrairement aux apparences, ceci n'est pas un roman de science-fiction.

  • « Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heu-reux ? ».
    C'est une histoire d'amour très moderne et radicalement auto-biographique. Le héros - un jeune homme "branché" et noceur - se souvient de ses débuts dans la vie lorsque, plein d'illu-sions, il épousa Anne, la plus jolie fille de sa génération.
    Il se souvient qu'au début de leur amour, tout était bleu ; que la tendresse succéda à l'amour dès la deuxième année de leur mariage ; que l'infidélité fut la loi de leur couple dès la troi-sième année. Alors, il sait que la loi du monde pourrait ainsi se formuler : « l'amour dure trois ans... » Tout le roman, dont le symbole est l'horloge de Beaubourg - qui marche à reculons en décomptant les secondes qui nous séparent de l'an 2000... - est une variation drôle et émouvante sur ce thème. Il faut savoir que, pendant qu'il raconte l'échec programmé de son premier mariage, le héros vit avec Alice. Et, là encore, l'heure tourne...

  • « C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé. C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage. C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. » F.B.

  • « Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
    En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O'Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l'été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood.
    Ils ne se marièrent jamais et n'eurent aucun enfant. »F. B.

  • « Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a 34 ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel- bref c'est un homme comme les autres ».
    Ainsi l'auteur définit-il son livre, roman-journal et chronique des People : « Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomination d'antijournal. C'est un miroir déformant que je promène le long de mon nombril ».
    Mais Oscar Dufresne, le double célibataire de Frédéric Beigbeder, n'est pas seulement un Narcisse qui consigne ses observations. Dans ce roman éclaté en digressions drôlatiques et aphorismes brillants (« être célèbre, c'est être limité » ; « Quand on méprise quelqu'un qu'on a aimé, c'est soi-même qu'on injurie » ; « On croit que Casanova est un stakhanoviste alors qu'il est paresseux. On a beau changer de femme, on reste toujours le même homme, partisan du moindre effort »), Oscar épingle la société du spectacle (à commencer par lui-même), courtise les femmes à la hussarde mais tombe amoureux, console les célibataires qui lui ressemblent, croise et assassine les célébrités, voyage dans les boîtes de nuit du monde entier, d'Istanbul à Hambourg.
    Parce que le titre doit sa légitimité à Fitzgerald et le rire angoissé du roman beaucoup à Bridget Jones, dont Oscar est le pendant masculin, on peut espérer que L'Egoïste romantique puisse être en librairie à la fois un GRAND succès et une oeuvre littéraire originale, follement drôle.

  • « Ecrire, c'est parler en silence, et réciproquement : parler, c'est écrire à haute voix. J'ai interrogé les auteurs de ce livre comme un apprenti garagiste questionnerait un professionnel sur la meilleure manière de changer un joint de culasse. Je voulais déchiffrer leur méthode, comprendre les rouages de leur travail, voler leurs secrets de fabrication. C'est fou comme on se sent bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur terre. »
     F.B. 
    Liste de mes interlocuteurs, de 1999 à 2014, par ordre chronologique d'apparition sur le papier : Bernard Frank, Philippe Sollers, Jean-Jacques Schuhl, Guillaume Dustan, Antonio Tabucchi, Umberto Eco, Gabriel Matzneff, Chuck Palahniuk, Catherine Millet, Jay McInerney, Albert Cossery, Françoise Sagan, Simon Liberati, Tom Wolfe, Charles Bukowski, Alain Finkielkraut, Michel Houellebecq, Jean d'Ormesson, Bernard-Henri Lévy, Moi, Bret-Easton Ellis, Paul Nizon, Francis Scott Fitzgerald, James Salter.

  • « Au fond je suis persuadé que les chefs-d'oeuvres détestent être des chefs-d'oeuvre. » résume Frédéric Beigbeder. Voici une manière de bilan, sans prétention à être exhaustif, de la littérature au 20ème siècle. Pendant l'été 1999, 6 000 lecteurs ont choisi d'établir leur sélection des 50 livres du siècle, à l'aide d'une pré-sélection établie par la FNAC et le journal Le Monde. Le tout aboutit à cet inventaire commenté, avec la subjectivité qu'on imagine. Alliance de la démocratie et du choix subjectif, cette liste permet à notre trublion cultivé de « rafraîchir », de rajeunir, de discuter, de plaisanter, les oeuvres en question.
    De Nadja d'André Breton (n° 50) à L'Etranger d'Albert Camus (n°1 au top 50), en passant par Lolita de Nabokov ou Bonjour tristesse de Françoise Sagan, on lira ici un Panthéon drôlatique et irrespectueux. Le commentateur s'autorise tous les raccourcis, les parallèles avec les mouvements littéraires d'aujourd'hui, mais sans jamais de départir d'un véritable enthousiasme.

  • « Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107ème étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer. »

  • "On réédite mon introuvable premier roman ? Zut ! Il va donc cesser d'être culte ?" Frédéric Beigbeder, joint par téléphone.

  • Une nuit dans la vie d'un somnambule. Le héros, un jeune homme dans le vent, se rend à l'ouverture d'une boîte de nuit place de la Madeleine, à Paris. Il avait l'illusion d'une paisible chasse à la femme. Il y découvre la monstruosité d'une fête qui sera peut-être la dernière, des voisines liftées et mortes au désir, des jeunes filles à la respiration coupée par la cocaïne, un monde qui danse pour s'étourdir. On ne dira pas la fin, qui réserve une surprise et penche tout d'un coup du côté de Jacques Chardonne. Une fin sereine... "Huis clos étant déjà pris, j'ai choisi Vacances dans le coma", dit ironiquement l'auteur déjanté de ce roman de la nuit, qu'une longue expérience du night-clubbing alcoolisé a inspiré.

  • Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain.
    Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? « Une mongolienne de moins de cinquante ans. » Les nababs de la publicité ? « Ils mènent la troisième guerre mondiale. »
    De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel.
    En quelque sorte, un livre moral.
    Pour 99 francs, seulement.
    Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et L'amour dure trois ans (1997); et d'un recueil de nouvelles, Nouvelles sous ecstasy (Gallimard, 1999).

  • Frédéric Beigbeder n'a cessé de tourner en dérision le monde auquel il appartient. Aujourd'hui, la frivolité devient une forme de militantisme.
    De la « Fashion Week » à la finale de la Coupe du monde de football, du Festival de Cannes à une attaque à main armée au bar du Ritz, de l'enterrement de Jean d'Ormesson à une visite à Charlie Hebdo : cela fait trente ans que Beigbeder est sur tous les fronts. Et sur tous les sujets, des plus frivoles aux plus graves, il garde le même ton, unique mélange de sarcasme et de tendresse, d'humour noir et de nuits blanches. Ces 99 essais le révèlent au sommet de son art.
    Dans ces textes, rien n'est vain car tout est lesté d'une discrète gravité : de toutes ses dérives, l'auteur a fait une philosophie. Pourquoi 99 ? Parce que ce chiffre lui a porté chance autrefois. On y voit le monde s'écrouler et au milieu, un type qui ne pense qu'à s'en amuser. Ce qui, quand on n'a pas d'autre choix, reste la plus profonde chose à faire.

  • Au secours pardon raconte l'histoire d'un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s'apercevoir que la liberté n'existe pas. « C'est l'année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou. » A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Lena a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d'un ange démoniaque. On se damnerait pour la sauver ou se perdre avec elle. A Moscou, puis à Saint-Petersbourg, Octave fera les deux. Dans la cathédrale récemment reconstruite, il confesse ses turpitudes à un pope qui hoche la tête avec compassion. Lequel des deux sauvera l'autre ? Lequel des deux périra le premier ?

  • La littérature française est vivante. De jeunes auteurs s'y révèlent, avec une oeuvre dont les contours, l'univers, le style s'affirment.
    « Écrivains d'aujourd'hui » propose de les découvrir dans leur diversité, ou d'apprendre à les percevoir autrement. Réalisé par la rédaction de La Revue Littéraire, ce volume comprend : un grand entretien avec Frédéric Beigbeder sur son oeuvre en cours d'élaboration des notes de lecture sur chacun des livres publiés à ce jour, de Mémoires d'un jeune homme dérangé à Au Secours Pardon, en passant par 99 francs ou Windows on the World.

  • Dans les années 1980, une nouvelle drogue fit son apparition dans les milieux noctambules : le MDMA, dit ecstasy. Cette pilule de l'amour provoquait d'étranges effets : bouffées de chaleur, envie de danser toute la nuit sur de la techno, besoin de caresser des gens, grincements de dents, déshydratation accélérée, angoisse existentielle, tentatives de suicide, demandes en mariage. C'était une drogue dure avec une montée et une descente, comme dans les montagnes russes ou les nouvelles de certains écrivains américains. Voici dix nouvelles écrites sous influence...

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