• En fouillant dans une boîte de livres à vendre dans un commerce caritatif, le narrateur du nouveau roman de François Blais tombe sur un manuscrit qui pique sa curiosité : un fragment d'un journal intime. En le feuilletant, il tombe sous le charme d'une écriture vive, d'un ton juste assez caustique et d'un humour légèrement noir. Soudainement convaincu que l'auteure, une certaine S***, a fait en sorte de laisser des traces écrites pour qu'un éventuel lecteur la retrouve, il se met à sa recherche.

  • À la fois biographie, enquête, témoignage et autobiographie, Un livre sur Mélanie Cabay est une réflexion sur la mémoire et la violence faite aux femmes. Avec humilité et tendresse, François Blais revient sur les années qui se sont écoulées depuis la disparition de Mélanie Cabay, le 22 juin 1994. La nostalgie est ici teintée de douleur, voire de culpabilité. Ces jeunes femmes qui disparaissent, ces Mélanie, Kristina, Karine ou Rosiana, François Blais les ramène à notre mémoire, leur redonne vie quelques instants, le temps de se dire qu'elles auraient pu être ses sœurs, ses copines, ses professeures.

  • Un jeune homme qui trouve un numéro de téléphone sur un mur de toilette de bar entreprend une correspondance électronique avec la jeune femme qui lui répond lorsqu'il compose le numéro. Le sujet peut semble banal, une histoire d'amour ratée. Par contre la forme est inventive, la narration étant parsemée de courriels, de fabliaux racontés comme outils de séduction, et des interventions d'un narrateur omniscient qui n'hésite pas à résumer l'action et à faire le point.

  • Le lac Adélard a toujours eu la réputation d'être hanté. Certains prétendent y avoir aperçu une étrange fillette portant une cage d'oiseau. D'autres y auraient vu une jeune femme couverte de sang. Élie ne sait pas trop s'il doit croire ces histoires. Ce qu'il sait, en revanche, c'est qu'une petite balade en quatre roues près du lac est un excellent prétexte pour inviter la belle Anna.

    Il est loin d'imaginer que cette expédition leur permettra de découvrir une partie de l'horrible histoire que cache cet endroit à la réputation inquiétante.

  • « Monsieur, vous êtes un sot ! » ne manque pas de s'exclamer le meilleur ami de monsieur B... à l'énoncé de ses lubies : connaître en toute certitude le nombre de mots composant son dernier roman ou retrouver la chute d'une blague parue dans un numéro abîmé de Placid et Muzo. La sottise n'est pas le seul trait remarquable de ce curieux personnage. Sa fatuité est telle qu'il est prêt à toutes les extrémités pour s'attirer les faveurs des puissants de ce monde, notamment le magnat de la presse du Grand Shawinigan. Quant à son pouvoir de séduction, aucune femme sensée ne saurait y résister. Irrévérence, manipulation des codes, univers décalé, on reconnaît bien dans Cataonie la griffe de François Blais. L'absurdité des situations dans lesquelles il plonge son personnage est proprement hilarante.

  • Au centre commercial Les Rivières, deux jours avant l'Halloween, Clémentine Lacombe, élève de deuxième année de la classe de madame Marie-France, est kidnappée. Invisible, le narrateur hante les pensées des témoins, parents, clients et employés, inaptes à empêcher cet enlèvement. Caché dans l'angle mort de l'histoire, le prédateur sexuel semble insaisissable.

    Un romancier respecté - que personne ne lit - rend compte des phénomènes étranges dont il a été témoin lors d'une résidence d'écriture en rase campagne mauricienne. Illusions d'optique, hallucinations, manifestations paranormales ? Tiraillé, il raisonne, suit son instinct, résiste et cherche des explications. La peur s'insinue, irrationnelle et morbide. Il lutte, hanté par une inimaginable complicité de meurtre.

    Fidèles aux canons du fantastique et de l'horreur, les histoires de François Blais ne sacrifient pas pour autant le point de vue lucide sur des faits de société troublants. Se pourrait-il que la folle du logis ait plus de flair que l'enquêteur le plus perspicace ?

    Les Rivières et Les montagnes : deux fantasmes d'écrivain et le pari ouvert de la fiction que, tôt ou tard, le criminel va se peinturer dans un coin.

  • Pavel et Molie vivent la nuit, le premier en raison de son emploi, la seconde parce quelle est plutôt asociale. Ils habitent tous deux Grand-Mère, ont fait partie de la même cohorte de finissants du secondaire, ils louent les mêmes films dhorreur au même club vidéo et lisent le même exemplaire dun roman de George Eliot, mais ne se croisent jamais. Les âmes surs, en effet, tombent rarement lune sur lautre au coin de la rue. Dailleurs, qui croit à lâme sur de nos jours ?

  • Tess et Jude sont passés maîtres dans l'art du voyage virtuel. Un jour, l'idée de faire des Jack Kerouac d'eux-mêmes s'impose. Tess travaille au Subway, Jude est prestataire de l'aide sociale ; ils conviennent que rédiger le récit de leur expédition est l'unique moyen de la financer. Tess s'abreuve aux enseignements d'un gourou des lettres et tire les ficelles auprès d'un amoureux transi, auteur de romans abscons, afin d'obtenir une subvention du gouvernement. Le duo quittera-t-il enfin Grand-Mère à bord de sa Monte Carlo 2003 jaune pour sillonner les routes jusqu'à Bird-in-Hand, en Pennsylvanie ?

  • Lui, c'est Mitia, elle : Arsène. Ils vivent de l'air du temps, qui serait moins cher en Mauricie qu'à Québec. Aussi fuient-ils au petit matin leur logement du quartier Saint-Roch en ayant pris soin de ne pas régler le loyer et d'avoir, la veille, fait la tournée des grands ducs. Là-bas, au bord du lac où ils croient avoir trouvé refuge et paix, Arsène découvre qu'un enfant mystérieusement disparu hanterait leur nouveau domicile, ce que réfute évidemment Mitia, congénitalement sceptique.
    Lire François Blais, c'est entrer dans un récit astucieux, plein de relances. C'est aussi se laisser emporter par une voix narrative débordante de vitalité, un peu narquoise par moments, grâce à ce qu'elle suggère de mauvaise foi et de malaise social derrière la désinvolture apparente des deux personnages centraux. On se sent totalement en Amérique, en littérature américaine.

  • Un narrateur anonyme entreprend la biographie d'une parfaite inconnue en espérant que, le jour où elle sera célèbre, quelqu'un se penchera sur ses modestes travaux. Ce projet n'est bien sûr qu'un prétexte pour permettre au jeune homme de se rapprocher de la jeune femme.

  • À onze ans, Philippe Châteauneuf, à linstar de ses vingt-quatre camarades de la classe de cinquième année de Valérie Gauthier, a déjà assimilé un certain nombre de vérités concernant la vie en société. Ainsi, le premier prix du concours de costume dHalloween est affaire de popularité davantage que doriginalité ; lamitié est un absolu qui ne peut saccommoder de la tiédeur ; le plaisir réside dans lattente plus que dans la résolution, trop souvent décevante. Coralie, Joé, Marie-Élyse, Charles, Nicolas, Marie-Pier, Catherine et les autres rêvent de devenir joueur de centre pour les Canadiens, actuaire, écrivaine, concepteur de jeux vidéo, archéologue, médecin... Que reste-t-il de ces aspirations vingt ans plus tard ?
    François Blais compose une mosaïque à partir de fragments de vie, des fenêtres donnant accès à un personnage et à son environnement, à trois étapes cruciales : à la fin de lenfance, à la fin de ladolescence et à lâge adulte. Microscosme de lhumanité, La classe de madame Valérie est le lieu de tous les désirs, de toutes les douleurs et de tous les espoirs.

  • Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets.

    On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel.

    D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.

  • La réputation de Drummondville n'est plus à faire. Située en plein coeur du Québec, cette municipalité de 75 000 âmes est l'un des moteurs économiques de la province et de l'est du Canada. Cap-aux-Diamants consacre ce numéro au bicentenaire de la fondation de cette ville afin de nous en faire découvrir l'histoire souvent méconnue. Créée en 1815 aux abords de la rivière Saint-François par le major-général anglais Frederick Georges Heriot afin de contrer l'invasion américaine par la voie navigable, Drummondville connut une belle et grande histoire, faite par des gens, des travailleurs et des entrepreneurs fiers de leur milieu et de leur identité.

  • La notion de complétude institutionnelle trouve son origine dans les travaux du sociologue canadien Raymond Breton (1964), qui en a fait un outil analytique pour l'étude des modes d'organisation au sein des populations immigrantes d'abord, et des minorités ethnoculturelles et linguistiques par la suite. Depuis les années 1990, la notion a été reprise par les chercheurs qui étudient les minorités francophones du Canada, alors qu'elle a été délaissée par ceux qui travaillent dans les domaines de l'immigration et des minorités ethnoculturelles. L'objectif de ce numéro thématique est de montrer comment la notion de complétude institutionnelle demeure d'actualité pour l'étude des minorités, non uniquement au Canada, mais également ailleurs dans le monde. Il comprend, de façon plus particulière, des articles portant sur les Sorabes en Allemagne, les Hakka à Hong Kong et à Taïwan, les bascophones en France et enfin sur les minorités francophones du Canada.

  • This book presents a collection of papers illustrating the variety of "experimental" methodologies used to study voting. Experimental methods include laboratory experiments in the tradition of political psychology, laboratory experiments with monetary incentives, in the economic tradition, survey experiments (varying survey, question wording, framing or content), as well as various kinds of field experimentation. Topics include the behavior of voters (in particular turnout, vote choice, and strategic voting), the behavior of parties and candidates, and the comparison of electoral rules.

  • En prenant le parti de l'expression et de la liberté créative, Les Impatients offre à des personnes qui ont vécu ou qui vivent des problèmes de santé mentale un lieu dans lequel tisser un rapport renouvelé à soi, aux autres et au monde, à travers l'art et la création. En ce lieu, souffrances, joies et découvertes peuvent se décliner ensemble, d'un même mouvement, et ouvrir ainsi sur de nouveaux possibles. Ce projet, entamé il y a plus d'un quart de siècle, s'est accompagné d'un souci de désenclaver l'art des Impatients. Leurs oeuvres, introduites dans des espaces muséaux, ont ainsi été mises en dialogue avec celles d'artistes reconnus, qu'ils soient invités à animer des ateliers ou à exposer avec des Impatients.
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    En interrogeant plus généralement les sources intimes de la créativité et en établissant des ponts avec d'autres acteurs de la scène sociale et culturelle dont la démarche s'inscrit dans un esprit semblable, Les Impatients contribue à jeter un regard différent sur la santé mentale, l'art et la créativité. C'est cette démarche, ce qui la porte et en fait la force ainsi que l'ouverture dont elle témoigne, qu'explorent les textes de cet ouvrage

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