• Personne n'a oublié Claire Martin, la romancière et mémorialiste célébrée de l'époque de « Doux-amer » et « Dans un
    gant de fer ». En publiant « Toute la vie », qui regroupe des nouvelles et des souvenirs, Claire Martin renoue avec les textes brefs, genre qui l'avait lancée, avec combien d'éclat, dans la carrière littéraire (« Avec ou sans amour »r, 1958, prix du Cercle du livre de France).
    Tout, la vigueur de la phrase, l'humour en coin, les demi-teintes avec lesquelles elle dessine personnages et situations, tout nous rappelle l'une des plus fortes personnalités de notre littérature. Surtout, des moments de sérénité, des instants de
    délicatesse, des bonheurs d'expression flottent au-dessus du texte. Une vie est ainsi donnée à traverser par le biais des
    lectures qu'une femme se remémore comme on pense aux amis les plus chers. Les mots, les phrases font les êtres, la
    lecture concourt à la vie, toute la vie.

  • Âgé d'à peine douze ans, Côme, fils ainé du baron Laversedu Rondeau,
    décide, suite à une dispute avec ses parents au sujet d'un plat
    d'escargots qu'il refusait de manger, de monter au sommet de l'yeuse
    de leur jardin. Il se jure de ne plus jamais redescendre. Dans les
    cimes, se déplaçant d'arbre en arbre, il apprend à se forger un
    caractère et de faire de nombreuses rencontres.

  • Le smartphone est désormais dans presque toutes les poches. Annonce-t-il de nouvelles reconfigurations des pratiques communicationnelles et informationnelles des plus jeunes ? Dans ce moment particulier d'accélération des évolutions techno-médiatiques et sociales, il importe de faire le point. Jusqu'ici, un certain consensus prévalait autour du potentiel émancipateur et capacitant de l'internet. Qu'en est-il dans la période actuelle marquée à la fois par l'emprise croissante des médias sociaux sur la vie des plus jeunes et par les inquiétudes que suscitent les industries de la relation et du contenu, surveillant et contrôlant les activités, y compris juvéniles ?

  • Cet ouvrage traite de la scolarisation collective à l'école élémentaire des élèves classés déficients intellectuels ou souffrant de troubles psychiques.
    Considérés comme suffisamment normaux pour rester dans l'école et suffisamment anormaux pour être écartés de la population scolaire ordinaire, ils sont ainsi les seuls élèves à occuper plusieurs places au sein de l'espace scolaire : d'une part en classe ordinaire où ils doivent satisfaire à des temps de scolarisation, et d'autre part en Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire, anciennement Clis) où ils sont accueillis le reste du temps.
    Que peuvent dire ces enfants de leur(s) place(s) dans l'école ?
    L'auteur a mené une recherche collaborative auprès d'eux et de leurs enseignants. Elle met en avant les questionnements qui découlent de cette situation liminale, conduisant in fine à une analyse critique de l'inclusion scolaire.

  • Cet ouvrage collectif a une double ambition, scientifique et formative. Il s'adresse aux étudiants, doctorants, chercheurs en sciences humaines et sociales qui, effectuant des recherches quantitatives, étudient l'importance de la question de la place du chercheur sur le terrain d'enquête et dans la production de connaissances. Il intéresse aussi les professionnels qui questionnent leur posture et leurs pratiques dans des contextes professionnels mis en tension par les effets de nouvelles formes de gestion.

  • Quelque part en 2015, chacun de notre côté, puis petit à petit, ensemble, nous, les signataires de cet ouvrage, avons commencé à sentir le besoin de convoquer quelque chose comme une tempête publique - pour défiger l'air du temps un peu. Nous souhaitions entendre tous ceux qui avaient envie de chercher avec nous comment se sortir de cette ankylose. Comment danser sur nos embâcles. Cela a donné la tournée «Faut qu'on se parle», lancée à l'automne 2016 et dont le succès a dépassé toutes nos attentes. Pas moins de 166 assemblées de cuisine, et 18 consultations publiques, qui ont réuni des milliers de Québécois.

    Qu'est-ce que vous nous avez donc tant raconté, pendant ces jours gris d'automne où nous avons sillonné les routes du Québec pour aller à votre rencontre dans vos cuisines, dans vos salons, dans ces salles communautaires que vous avez ouvertes tout grand pour nous? Vous nous avez confié de grandes, mais surtout de petites choses. Et le miracle tient à la prodigieuse simplicité de ce qui vous tient à coeur : continuer d'être, ensemble, ici. Juste ça. Mais tout ça. Voilà ce que raconte ce livre.

    En somme, vous nous avez dit ceci : ne renonçons ni à ce que nous avons été ni à ce que nous sommes, et surtout ne renonçons pas à nous battre pour ce que nous pouvons encore devenir. Ne renonçons à rien.

  • « Je ne suis pas éloignée de croire que c'est pour en venir à écrire ce livre que je suis devenue écrivain », a dit Claire Martin à propos de ses mémoires. Avec une inexorable lucidité, tout empreinte pourtant d'humour et d'amour de la vie, elle y évoque son enfance et son adolescence dans une famille dominée par un père sadique et dans des pensionnats où la bêtise n'a d'égal que la cruauté. Récit d'une expérience personnelle, apparemment dépouillé de tout artifice, Dans un gant de fer, qui a suscité une vive controverse lors de sa parution, a une indéniable résonance collective, voire symbolique.
    Professeure de littérature québécoise à l'Université Carleton, Patricia Smart est l'auteure de Les femmes du Refus global (1998), Écrire dans la maison du père : l'émergence du féminin dans la tradition littéraire du Québec (1988, prix du Gouverneur général) et Hubert Aquin agent double (1983). Elle a publié une traduction anglaise de Écrire dans la maison du père (1991) et du Journal d'André Laurendeau (1991).

  • Une femme retourne sur les lieux de l'ancienne maison familiale, maintenant réduite à l'état de ruine. Elle trouve quelques menus objets domestiques, mais c'est un élément du pilastre de l'escalier qui lui rappelle le plus les années passées là en présence d'un père dominateur que les gens du voisinage soupçonnaient d'une action malveillante puisqu'on avait trouvé les restes d'une femme sur le terrain. Le souvenir des temps anciens que la femme confie à un jeune journaliste donne la coloration de cet ouvrage en trois nouvelles. La deuxième nouvelle raconte comment de faux billets mettent un quartier en émoi. Quant à la dernière, c'est l'histoire d'une femme plus ou moins excentrique qui part pour l'Amérique du Sud, dont elle rentre mère d'une fillette et enceinte. Elle meurt en couche, ce qui amène sa cousine à adopter ses enfants.

  • Un petit village reculé, des paroissiens en mal d'histoires, un médecin amoureux, un pasteur triste : le décor est posé pour un roman savoureux signé Claire Martin. Avec un style à la fois précis et fluide, elle pénètre au sein de cet univers clos et porte un regard tendre sur les questionnements de Thomas, pasteur malgré lui. Thomas envisage déjà sa vie comme une succession de sermons quand il fait la connaissance de Nellie. Indépendante, active, la jeune femme éclaire la grisaille dans laquelle est empêtré le jeune pasteur.

  • La quiétude d'une jeune femme est rompue par le retour de son mari disparu depuis plusieurs années. Lettres anonymes et appels téléphoniques se succèdent, jusqu'à l'incendie criminel : que cache donc cet homme recueilli par compassion ?

  • Cora a aimé Nicette comme on aime une grande amie, de ce sentiment pur et vrai, certaine d'être aimée en retour. Se serait-elle trompée toutes ces années ? La mort de Nicette et la découverte d'une boîte contenant toute sa correspondance jettent une lumière nouvelle sur le passé, ravivent des blessures qu'on croyait guéries et entraînent Cora dans une enquête bouleversante.

  • Il a suffi à Claire Martin de deux livres - «Avec ou sans amour» et «Doux-amer» - pour s'imposer, aussi bien en France qu'au Canada, comme l'une des meilleures analystes du coeur humain. C'est qu'il est peu d'écrivains qui sachent comme elle décrire les mille instants qui font un amour de sa naissance à son épanouissement ou à sa mort. Avec finesse, sur un ton d'aimable indulgence ou de tendre moquerie, elle trace des mouvements du coeur des tableaux subtils qui ont le charme "doux-amer" des amours enfuies. «Quand j'aurai payé ton visage» est sans doute le plus accompli de ces tableaux. C'est l'histoire d'un faux amour puis d'une vraie passion qui se moque des tabous et tente lucidement sa chance. C'est aussi la peinture d'un milieu et d'une société. C'est enfin un admirable portrait de femme - cette Catherine vive et ardente, qui anime tout le roman de son éclat et nous le rend infiniment précieux.

  • Le réflexion est lourde de sens, particulièrement lorsqu'elle est émise par une femme de lettres aussi respectée que Claire Martin. Souligné et récompensé à maintes reprises, son talent littéraire avait jusqu'à présent été mis au service de la fiction ; À tout propos permet enfin de mieux connaître et savourer l'esprit de cette grande dame. Fidèle à elle-même, Claire Martin aborde des sujets aussi divers que la mode et le temps qui passe, en faisant un détour du côté de la langue française et des bons mots de la marquise de Sévigné. Vif et enjoué, parfois moqueur mais toujours juste, le ton est à l'image de son auteure : irrésistible.

  • Ces essais interrogent la capacité des êtres humains à mettre au service de leur propre destruction leur potentiel de créativité.

    Des philosophes, scientifiques, artistes et écrivains tentent de répondre à cette question.

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