• Publiées sous un pseudonyme en 1781 et rééditées à la veille de la Révolution, les Réflexions sur l'esclavage des nègres de Condorcet sont à ce jour le seul texte qu'un philosophe ait consacré de façon exclusive à l'esclavage.

    Ce livre de réflexion s'interroge sur les préjugés qui s'opposent à l'abolition de l'esclavage, et sur la meilleure méthode pour les combattre. Mais c'est aussi bien entendu un livre de dénonciation et de combat, au nom des lumières, pour lutter contre l'influence des intérêts esclavagistes dans l'opinion française, préparer cette dernière à l'abolition de l'esclavage des noirs et convaincre un législateur éclairé .

    Avec le recul, les limites de la pensée de Condorcet sont certes évidentes : il n'est lui-même pas exempt de préjugés à l'encontre des noirs esclaves, ne pense pas leur émancipation comme une entrée dans la citoyenneté, et ne se préoccupe pas sérieusement de leur éducation ou de leur situation économique. Pourtant, ces Réflexions sont bien un texte pionnier, sans doute le premier manifeste abolitionniste écrit en France.

    C'est aux hommes du XIXe siècle et pour une part aux esclaves eux-mêmes que reviendra le mérite de franchir le pas.

  • Dans Les Cinq mémoires sur l'instruction publique publiés en 1791, Condorcet pose les fondements de l'école républicaine : protéger les savoirs contre les pouvoirs, considérer l'excellence comme la forme la plus haute de l'égalité, voir en chaque enfant un sujet rationnel de droit, se garder d'assujettir l'instruction publique aux volontés particulières et à l'utilité immédiate, telles sont quelques-unes des thèses majeures proposées par Condorcet. Ce faisant, il soutient qu'instruire n'est ni informer ni conformer et que c'est peut-être trop en faire que d'instaurer une « éducation nationale ».

  • Avec ce petit opuscule de 1786 intitulé De l'influence de la révolution d'Amérique sur l'Europe rédigé par «un habitant obscur de l'ancien Hémisphère», et signé d'un pseudonyme, Condorcet publie son premier grand texte politique.
    Au moment où se déroule la révolution d'Amérique, de 1776 à 1787, l'auteur en vante les bienfaits, car à l'instar de la Constitution de Pennsylvanie, elle sacralise les droits naturels de l'homme. Condorcet y plaide pour l'abolition de l'esclavage, la liberté de la presse illimitée, la liberté de culte, la liberté du commerce et l'égalité naturelle.
    L'Europe doit s'inspirer de la Déclaration d'Indépendance et devenir ainsi le phare universel de la rationalité scientifique et politique. Rédigé à la veille de la Révolution et de la Déclaration des Droits de l'Homme, cet ouvrage modifie profondément l'idée de l'Europe. Celle-ci sera moins un modèle qu'un projet, celui de l'alliance de la Raison et des droits naturels et sacrés de l'Homme dans un monde laïcisé et débarrassé des «préjugés» grâce aux Lumières.



  • « Ceux qui s'occupent des affaires publiques, comme représentants du peuple, comme fonctionnaires, comme membres des sociétés populaires, s'apercevront, sans doute, qu'il n'était pas temps encore de se diviser pour leurs opinions sur les choses ou sur les hommes ; et tous ceux qui aiment leur patrie doivent agir de concert, puisqu'ils tendent au même but, l'établissement d'une république fondée sur les droits de l'homme, conservant aux citoyens l'égalité des droits politiques, au peuple la jouissance de sa souveraineté, à la nation une entière unité [...]
    Quels sont maintenant les moyens de faire marcher la nation française vers ce but unique, auquel tendent les citoyens les plus divisés par leurs opinions et leurs passions... »

    Condorcet



  • « Est-il une plus forte preuve du pouvoir de l'habitude, même sur les hommes éclairés, que de voir invoquer le principe de l'égalité des droits en faveur de trois ou quatre cents hommes qu'un préjugé absurde en avait privés, et l'oublier à l'égard de douze millions de femmes ? »

    Condorcet

  • Citation (extrait) :
    « Despotisme vient du mot , qui signifie maître. Il y a despotisme toutes les fois que les hommes ont des maîtres, c'est-à-dire sont soumis à la volonté arbitraire d'autres hommes. » (Condorcet)
    Ce court article nous offre une définition éclairée du despotisme et les moyens que nous pouvons engager pour protéger les peuples de la tyrannie.
    Mathématicien, philosophe et homme politique français, Condorcet combat la peine de mort, dénonce les injustices faites aux femmes et rejette l'esclavage en luttant en faveur de l'égalité des droits pour tous. Son destin sera tragique : Arrêté puis emprisonné pendant la Terreur, condamné à mort, il s'empoisonnera à Bourg-la-Reine le 29 mars 1794 pour échapper à l'échafaud.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • BnF collection ebooks - "D'Alembert n'a rien dans sa figure de remarquable, soit en bien, soit en mal. On prétend (car il ne peut en juger lui-même) que sa physionomie est pour l'ordinaire ironique et maligne. À la vérité, il est très frappé du ridicule, et peut-être a quelque talent pour le saisir. Ainsi, il ne serait pas étonnant que l'impression qu'il en reçoit se peignit souvent sur son visage. Sa conversation est très inégale, tantôt sérieuse, tantôt gaie."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Le Classcompilé n° 51 contient 13 oeuvres de Condorcet.
    Version 2.1 :
    On consultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres"

    CONTENU DE CE VOLUME :
    OEUVRES
    1774 : LETTRES SUR LE COMMERCE DES GRAINS
    1782 : DISCOURS PRONONCÉ DANS L'ACADÉMIE FRANÇAISE LE JEUDI 21 FÉVRIER 1782, À LA RÉCEPTION DE M. LE MARQUIS DE CONDORCET.*
    1784 : RÉFLEXIONS SUR L'ESCLAVAGE DES NÈGRES
    1789 : VIE DE VOLTAIRE
    1789 : DÉCLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN
    1789 : SUR LA FORMATION DES COMMUNAUTÉS DE CAMPAGNE
    1790 : SUR L'ADMISSION DES FEMMES AU DROIT DE CITÉ
    1791 : LETTRES D'UN JEUNE MÉCANICIEN AUX AUTEURS DU RÉPUBLICAIN
    1791 À 92 : CINQ MÉMOIRES SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE
    1793 : SUR LA NÉCESSITÉ DE FAIRE RATIFIER LA CONSTITUTION PAR LES CITOYENS, ET SUR LA FORMATION DES COMMUNAUTÉS DE CAMPAGNE
    1793 : SUR LE SENS DU MOT RÉVOLUTIONNAIRE
    1795 : ESQUISSE D'UN TABLEAU HISTORIQUE DES PROGRÈS DE L'ESPRIT HUMAIN
    IDÉES SUR LE DESPOTISME, À L'USAGE DE CEUX QUI PRONONCENT CE MOT SANS L'ENTENDRE
    VOIR AUSSI
    1841 : CONDORCET (ARAGO)
    Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

  • Dans l'effervescence prérévolutionnaire, Condorcet fit paraître Sentiments d'un républicain. Lui, homme aux talents multiples, tour à tour mathématicien, haut fonctionnaire, acteur primordial du débat politique pendant le ministère Turgot, philosophe et libelliste, livre avec Sentiments d'un républicain son point de vue sur les Etat-Généraux à venir. Noble, progressiste, féru des Lumières, bien que conservateur, lui qui craint que l'envie de réforme n'aille trop loin, exprime avec ce texte ses craintes, ses espoirs et ses attentes. Prophétique, érudit, lucide, ambitieux et convainquant en diable, Condorcet fait montre avec ce texte d'un sens politique hors-norme. À bien des égards, Sentiments d'un républicain est un texte révolutionnaire, c'est ce qui se fit de plus annonciateur de la Révolution que nombre des contemporains du génial marquis sentaient poindre.

  • " Quand la loi a rendu tous les hommes égaux, la seule distinction qui les partage en plusieurs classes est celle qui naît de leur éducation. [...] le fils du riche ne sera point de la même classe que le fils du pauvre, si aucune institution publique ne les rapproche par l'instruction." la révolution, et l'abolition des inégalités, se révèlerait bien vite insuffisante si elle ne se prolongeait pas par une lutte contre l'ignorance, première condition pour jouir de la liberté.
    Soucieux des limites de la Constitution de 1791, Condorcet (1743-1794) publie cinq mémoires sur l'instruction publique dans un périodique créé avec quelques amis, La Bibliothèque de l'homme public. Son Premier Mémoire, qui établit les principes de gratuité, de laïcité et d'égalité devant l'accès au savoir, fait de Condorcet le père de l'école républicaine.

  • BnF collection ebooks - "L'Homme naît avec la faculté de recevoir des sensations, d'apercevoir et de distinguer, dans celles qu'il reçoit, les sensations simples dont elles sont composées, de les retenir, de les reconnaître, de les combiner,[...], de comparer entre elles ces combinaisons, de saisir ce qu'elles ont de commun et ce qui les distingue, d'attacher des signes à tous ces objets, pour les reconnaître mieux, et s'en faciliter de nouvelles combinaisons..."

  • Cette correspondance secrète livre un témoignage unique sur le combat des philosophes et sur la vie politique de cette période des années 1770-1778, où le changement de règne et l'avènement de Louis XVI modifie le rapport de forces entre le parti philosophique, splendidement illustré par le trio Voltaire-D'Alembert-Condorcet, et la monarchie d'Ancien Régime.

  • Extrait : "L'Homme naît avec la faculté de recevoir des sensations, d'apercevoir et de distinguer, dans celles qu'il reçoit, les sensations simples dont elles sont composées, de les retenir, de les reconnaître, de les combiner,[...], de comparer entre elles ces combinaisons, de saisir ce qu'elles ont de commun et ce qui les distingue, d'attacher des signes à tous ces objets, pour les reconnaître mieux, et s'en faciliter de nouvelles combinaisons..."

  • Extrait : "D'Alembert n'a rien dans sa figure de remarquable, soit en bien, soit en mal. On prétend (car il ne peut en juger lui-même) que sa physionomie est pour l'ordinaire ironique et maligne. À la vérité, il est très frappé du ridicule, et peut-être a quelque talent pour le saisir. Ainsi, il ne serait pas étonnant que l'impression qu'il en reçoit se peignit souvent sur son visage. Sa conversation est très inégale, tantôt sérieuse, tantôt gaie."
    À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN :
    Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants :
    o Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin.
    o Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

  • Livre 1 : Ce que les citoyens ont le droit d'attendre de leurs représentants
    « Ceux qui s'occupent des affaires publiques, comme représentants du peuple, comme fonctionnaires, comme membres des sociétés populaires, s'apercevront, sans doute, qu'il n'était pas temps encore de se diviser pour leurs opinions sur les choses ou sur les hommes ; et tous ceux qui aiment leur patrie doivent agir de concert, puisqu'ils tendent au même but, l'établissement d'une république fondée sur les droits de l'homme, conservant aux citoyens l'égalité des droits politiques, au peuple la jouissance de sa souveraineté, à la nation une entière unité [...] Quels sont maintenant les moyens de faire marcher la nation française vers ce but unique, auquel tendent les citoyens les plus divisés par leurs opinions et leurs passions... » Nicolas de Condorcet sera emprisonné en 1794, suite à son engagement citoyen et politique... On le retrouvera mort dans sa cellule deux jours après son incarcération.
    Livre 2 : L'essai sur les Privilèges
    L'Essai sur les privilèges est un pamphlet publié par l'abbé Sieyès en 1788, attaquant les privilèges des plus riches et qui nous rappelle en même temps que son abolition formera le but principale de la Révolution française de 1789 ; or, les privilèges des puissants et des plus riches, comme l'actualité peut régulièrement en témoigner et malgré les droits de l'homme et les principes républicains d'égalité et de fraternité, n'ont dans les faits ou dans la vie de tous les jours, plus de 200 ans après la prise de la Bastille, jamais été abolis...
    Édition relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

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