• Ce roman met en scène la banlieue qui est l'image même de la cohérence avec ses bungalows, ses pelouses rasées de près, ses arbres émondés, ses cabanons, ses plates-bandes bien ordonnées. Derrière leurs haies bien taillées, les occupants s'épient, s'envient, se lient, se trompent. Bercés par les slogans publicitaires, ils attendent le bonheur promis.

  • En 2013, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein, et une partie de notre monde s'est écroulé - en 2018, nous avons appris que le cancer avait métastasé dans les os, et nous avons décidé de vivre. La théorie de l'existence est un long poème narratif sur notre amour.

    Comment parler avec justesse d'une telle histoire ? Le livre est né d'une publication Instagram : une chanson est d'abord apparue, un poème récité sur quelques accords. C'est ce rythme et quelques dissonances qui ont permis aux paroles de s'écouler et au poème de prendre forme.

  • Tournant le dos à lAbitibi, laîné de la famille Hanse prend la route des États-Unis, en quête davenir et de fortune. On le retrouve dans la poussière grise de la Cité des Vents, au milieu de la foule des-laissés-pour compte, de la faune des clochards prophétiques, doù surgit Mara. Cest avec elle que Georges savancera dans lun des chapitres les plus forts de lhistoire des États-Unis.
    La Cité des Vents sancre harmonieusement au cycle entrepris avec « Lécrivain public », ce qui en soi ouvre sur un bonheur de lecture, cependant que Pierre Yergeau réussit à doter Georges dune voix propre. Dans la ville des gangsters, les idées crépitent. Des cabines téléphoniques semble sortir laugure des temps modernes. Le vent souffle du Michigan. Un vent dAmérique.

  • Natif de l'Abitibi, le narrateur du Père d'Usman a abandonné ses études à Montréal et se retrouve, en novembre 1980, au royaume de la Dame de Fer. Séduit par la grisaille de Londres, par sa lumière si différente de celle de l'Abitibi, il souhaite s'y installer. En quête d'un boulot, il rencontre Usman, qui communique avec ses mains ou en écrivant sur des bouts de papier. Après le travail, ils se retrouvent au Chaos, un bar punk dont la faune semble échappée d'un cirque. Dans cet univers marginal, la fiction s'affranchit du vrai et du faux, se colore, se contorsionne, devient singulière et énigmatique. Sur le terrain fertile de l'imaginaire, réminiscences et réel échangent des images.
    La prose de Pierre Yergeau, stylisée, minimaliste, voire elliptique quand elle devient poème, trouve son contrepoint dans sa richesse d'évocation. Comme si l'écriture ne donnait à lire qu'une infime part de l'histoire pour que l'image du père transparaisse en filigrane.

  • De Los Angeles à Montréal, en passant par Paris, Conséquences lyriques, est un roman savamment déconstruit, pour ne pas dire cubiste, et constitué de six groupes de personnages. L'histoire étant un assemblage de faits divers, et le lecteur est appelé à tisser les liens selon les indices soigneusement distillés par l'auteur. Pour son premier roman chez Québec Amérique, Pierre Yergeau se livre à un exercice de haute voltige qui questionne les mécanismes de la création et qui a l'américanité en trame de fond. Nous sommes toutefois en désaccord avec le narrateur du roman, qui stipule que « Un livre devrait se terminer par la mort de son auteur » ! Dans ce roman, vous êtes invités à suivre les péripéties d'un chasseur d'extraterrestres, d'une journaliste spécialisée dans les faits divers et dont le père ressemble à s'y méprendre à John Wayne, d'un policier, d'un ex-mannequin Calvin Klein amateur d'enterrements, d'une grosse dame de plus 300 livres et de son jeune fils, d'un scénariste québécois qui a des conversations avec un alligator qui aime les bonbons, et, en prime, de l'énigmatique Gomme, degré zéro du personnage. Même Céline Dion fait son apparition dans ce cortège pour le moins hétéroclite ! Et votre travail de lecteur consiste à déterminer qui sert d'inspiration à qui ? Bonne chance !

  • Pierre Yergeau aborde ici le second volet de son épopée abitibienne, ouverte avec «L'écrivain public». Cette fois, c'est l'univers de Michelle-Anne Hanse, la jeune soeur de Jérémie, qui nous est dévoilé. Après la mort de Tony, la grand-mère. la petite Mie sera prise en charge par monsieur Tsé-Tsé qui ouvre un restaurent à Val d'Or. Elle connaîtra l'amour et ses déceptions, portera des enfants, les élèvera et les regardera partir. Mais en elle gronde toujours une tempête...

  • Dans cette suite de textes narratifs les personnages s'entrecroisent, certains d'entre eux étant connus pour avoir figuré dans la part de l'oeuvre de romancier et nouvelliste que Pierre Yergeau consacre à la « ville-île » figée au milieu du Saint-Laurent. La ville est envahie par de gigantesques couleuvres qui ondoient par les rues, au grand plaisir de la population et des touristes accourus de partout pour contempler le phénomène.

  • Ce roman représente le troisième cycle abitibien de Pierre Yergeau, ouvert avec « L'écrivain public » et « La désertion ». On y retrouve le Grand Cirque offert cette fois par les yeux de Georges, l'aîné des trois enfants Hanse, le plus impétueux, celui qui grimpe aux arbres et voltige par-delà la rivière, celui qui semble promis à un destin glorieux selon son frère Jérémie, l'écrivain public.

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