• Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. I l y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit.
    S'inspirant librement de deux contes d'Andersen (« La Dryade » et « L'Ombre ») et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen.
    Comme toujours chez Robert Lepage, c'est par le voyage, le mouvement vers l'Autre, l'étranger, qu'un Québécois tente de découvrir ce qui le touche et l'anime.

  • D'un acteur qui peine à apprendre par coeur le célèbre poème Speak White de Michèle Lalonde, Robert Lepage tire le prétexte à une remontée dans la mémoire : la sienne, du temps de son enfance passée au 887 de l'avenue Murray à Québec, et celle du Québec à l'époque de la crise d'Octobre et de la Nuit de la poésie. Dans ce spectacle solo, Robert Lepage fait naître le théâtre au point de rencontre des souvenirs personnels et de la mémoire collective.

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